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Le commerce international, moteur de prospérité pour le Nord

Allocution prononée par : Jim Dinning
Président du Conseil d'administration
Alberta - 22 janvier 2010 

LA VERSION PRONONCÉE FAIT FOI

Mesdames et messieurs, revenir dans le Nord est pour moi un bonheur, d’autant plus que j’ai été invité par mon bon ami et ancien collègue, Walter Paszkowski.
 
En me préparant pour aujourd’hui, j’ai réalisé que Grande Prairie accueillera les Jeux d’hiver de l’Arctique dans quelque six semaines. C’est typique de Grande Prairie de se lancer dans un projet aussi ambitieux. Et il ne pourrait y avoir meilleur thème que celui choisi : Rêver – Réaliser – Inspirer.

Je me suis dit que ce thème s’appliquait aussi fort bien au développement du Nord de l’Alberta. Au développement du Canada, en fait.

Il y a ce rêve d’un Nord prospère, mais comment peut-on réaliser ce rêve pour inspirer le monde?

1. Vous avez le rêve.

C’est d’ailleurs là l’objet de Growing the North.

La récession a freiné tout le monde, mais un certain nombre de signes indiquent que la reprise est amorcée et que la balle est dans notre camp.

Quels sont ces signes?

Tout d’abord, on observe un regain de confiance chez les exportateurs canadiens. EDC a récemment mené un sondage auprès de quelque mille entreprises et près de la moitié ont dit s’attendre à ce que leur chiffre d’affaires s’améliore dans les 6 mois. C’est une hausse de presque 11 pour cent par rapport à l’an dernier.

Pour 2010, EDC prévoit que le pays enregistrera une croissance globale d’environ 2 pour cent et que ses exportations progresseront de 6 pour cent. Au chapitre de l’emploi, les choses devraient aussi s’améliorer. Par exemple, le secteur de la construction, un secteur durement touché, est en hausse de 30 000  depuis mars 2009.Selon EDC, le taux de chômage – qui était de 8,5 pour cent en décembre – a atteint un plateau. 

La hausse de l’emploi et des revenus aura un effet positif sur les dépenses de consommation.

Bien sûr, le risque n’est pas complètement écarté. Les marchés financiers mondiaux demeurent vulnérables et le taux de chômage aux États-Unis est toujours élevé. Les taux de défaillance sur les prêts pourraient atteindre leur apogée au premier semestre de cette année. Les institutions financières qui gèrent la tempête doivent donc attendre la suite des choses pour agir.

Il y a aussi la question de la relance économique. Combien de temps les gouvernements maintiendront-ils leurs plans de relance? Pour être efficaces, ces plans doivent être en place assez longtemps, mais pas trop, et aucun pays ne sait exactement combien de temps les maintenir.

La Chine, par exemple, a augmenté sa production de 16 pour cent l’automne dernier grâce à un programme gouvernemental de près de 600 milliards de dollars. La rumeur veut toutefois que le gouvernement chinois mette fin au programme, ce qui provoque un certain mécontentement du fait que ce serait trop tôt.

La plupart des experts croient cependant que les gouvernements vont maintenir leurs programmes de dépenses plus longtemps que nécessaire afin d’éviter une récession à double creux. Les spécialistes prévoient en outre que la croissance mondiale s’accentuera à mesure que l’année avancera.

Bref, nous pouvons faire redémarrer la croissance si nous nous préparons maintenant.

Et c’est en fait ce que nous faisons ici aujourd’hui.

2. Donc, pour reprendre le thème des Jeux de l’Arctique, comment passe-t-on de Rêver à Réaliser?

Premièrement, il faut définir la notion de réalisation dans une économie post-récession.

Au Canada, on pourra parler de réalisation et de pleine reprise lorsque notre commerce et nos investissements sur les marchés internationaux auront retrouvé leur vigueur.

Car il faut savoir qu’au Canada, les exportations, les importations et les investissements à l’étranger représentent plus de 60 pour cent du PIB, un pourcentage plus élevé que celui de la plupart des autres pays. Avant la crise économique, cette statistique avoisinait les 75 pour cent.

De 2008 à 2009, nos exportations ont reculé de près de 25 %; nous avons donc une forte pente à remonter.
 
La situation s’améliore malgré tout; depuis l’été dernier, le volume mensuel d’exportations canadiennes progresse à un rythme modéré mais constant.

Pendant la récession, nous nous sommes hissés parmi les 10 économies les plus concurrentielles du monde, selon un classement du Forum économique mondial. Nous avons gravi quatre échelons entre 2007 et 2009, passant de la treizième à la neuvième position. Nous avons devancé le Royaume-Uni, la Corée, Hong Kong et les Pays-Bas. Seule Singapour, maintenant au troisième rang, a progressé autant.

Ce classement s’appuie sur un indice composé évaluant des critères tels que les infrastructures, l’éducation, la technologie, l’innovation et l’efficience du marché.

Le Canada a par ailleurs conservé son statut de pays ayant le système bancaire le plus sûr du monde. C’est la deuxième année de suite que le Canada mérite ce titre. Tout cela est excellent. Mais pourrons-nous occuper ces mêmes positions une fois la reprise installée?

Et vous, pourrez-vous réaliser votre rêve de croissance pour le Nord? Mon premier conseil : faites preuve de bon sens. Les entreprises, grandes et petites, doivent se rendre là où sont les clients. Et dans l’économie mondiale d’aujourd’hui, les clients sont en Amérique latine, en Chine, en Inde et dans d’autres marchés d’Asie. Tous ces marchés sont actuellement en tête de la reprise mondiale. D’ailleurs, les investisseurs s’entendent facilement pour dire que la prochaine décennie sera celle des économies émergentes.

Il n’y a rien de neuf dans cette tendance; seulement, elle est maintenant plus marquée. Si l’on regarde les quinze années de prospérité commerciale qui ont précédé la récession de 2008, on remarque que les entreprises canadiennes les plus florissantes avaient augmenté leurs investissements à l’étranger. Elles avaient diversifié leurs marchés pour profiter des faibles coûts et de la forte croissance des économies émergentes. 

Le changement s’est fait de façon subtile. Il y a dix ans, en 2000, environ 87 pour cent des exportations canadiennes étaient destinées aux États-Unis. En 2008, le chiffre était descendu à 78 pour cent. La descente s’était amorcée avant même que l’économie américaine s’effondre. Bien sûr, nous sommes toujours très liés au marché américain – nous le serons toujours –, mais les Canadiens doivent diversifier leurs marchés et les bénéfices possibles.

EDC s’avère un bon baromètre de ce type de changement. En 2008, avant que la récession frappe, notre organisation avait facilité la somme record de 22 milliards de dollars en exportations et en investissements canadiens dans les marchés émergents. C’était presque un tiers de plus que l’année précédente.
 
Ces tendances sont favorables. Cependant, au cours de cette même période, le Canada a affiché un taux de pénétration commerciale plus faible que celui des autres pays du G8. Pour une nation qui dépend du commerce extérieur comme c’est le cas du Canada, c’est là un problème.

Par ailleurs, l’investissement direct canadien à l’étranger sur les marchés émergents est trop faible. Il ne faut pas oublier que c’est sur ces marchés que se produira une bonne partie de la croissance mondiale de la prochaine décennie. À preuve, l’an dernier, la croissance a chuté dans tous les marchés industrialisés, mais la Chine, elle, a réussi à progresser d’environ 8 pour cent et l’Inde, de près de 6 pour cent. Et ces pourcentages seront encore plus élevés cette année.

J’aimerais aborder rapidement d’autres exemples de ce qui dessine pour le commerce international. En Chine toujours, la production industrielle continue d’augmenter et les investissements dans les actifs ont fait un prodigieux bond de 33 pour cent l’automne dernier.
 
Même un pays comme la Russie – qui s’est avérée une grande déception en 2009 en raison de la baisse des produits de base – prend un virage. Son PIB a augmenté au dernier trimestre de 2009. Depuis 2000, la Russie a obtenu un rendement global tel que Goldman Sachs l’a nommé parmi les grands gagnants économiques de la décennie. La croissance moyenne du pays a avoisiné les 5 pour cent.
 
Où croyez-vous que se trouvent aujourd’hui les dix plus grandes multinationales? Selon Ernst & Young, les États-Unis en détiennent toujours quatre. Mais il y en a maintenant le même nombre en Chine. Il y en a une en Australie, et une autre se trouve dans l’un des marchés émergents de l’heure : le Brésil.

Vous vous demandez peut-être comment une région relativement petite comme la vôtre cadre dans ce grand portrait mondial.
 
Ça me fait penser à ce que m’a déjà raconté Jacques Lamarre, président retraité de l’une des firmes d’ingénierie et de construction les plus réputées du monde. Lorsqu’il est devenu président de SNC-Lavalin, peu de gens voyaient la société sur les marchés mondiaux. Dans leur esprit, même si la firme occupait le devant de la scène régionale, il lui fallait un partenaire solide à l’étranger pour réaliser des projets internationaux.
 
M. Lamarre m’a confié que ce dont il est le plus fier, c’est d’avoir instauré chez les gens de son équipe le sentiment profond qu’ils étaient les meilleurs au monde. Sa réussite crève les yeux; SNC-Lavallin dirige aujourd’hui certains des projets les plus prestigieux du monde. Même la récession n’a pas pu freiner sa croissance.

Regardez maintenant ce que vous, vous avez à offrir. Vous pouvez développer le tourisme. Vous avez des quantités massives de pétrole et de gaz naturel en plus de grandes richesses minérales, agricoles et forestières. Au-delà des ressources, vous avez de l’expérience dans la planification, la gestion, l’exploration, l’extraction et l’exploitation agricole dans des conditions géographiques et météorologiques loin d’être faciles.

Vous avez des gens intelligents et travailleurs. De plus, vos compétences et vos avantages concurrentiels sont transférables; vous pouvez les appliquer n’importe où dans le monde.

Vous avez la possibilité de promouvoir votre région et les débouchés qu’elle offre auprès de pays circumpolaires comme la Russie, les États-Unis et les pays scandinaves.

Vous ne faites que commencer à exploiter votre potentiel commercial alors que beaucoup d’autres régions du monde n’ont presque plus rien à exploiter.

Selon les prévisions d’exportation d’EDC, 2010 sera plus favorable pour les secteurs des mines et des hydrocarbures que pour tout autre secteur. Les taux de croissance pourraient même dépasser les 10 pour cent. Ce pourcentage peut paraître modeste si l’on compare aux années grasses, mais compte tenu des baisses dramatiques de 2009, c’est un taux respectable.

En ce qui concerne le commerce avec les marchés émergents, les options sont nombreuses et varient selon la taille de votre entreprise, son statut et ses ambitions. Vous pouvez exporter vos produits ou vos services directement, ou encore investir dans des installations ou des projets nouveaux ou déjà en place. Vous pouvez aussi créer des coentreprises, des ententes de distribution ou ouvrir un bureau de vente ou de service dans le marché que vous voulez percer.

Prenons, par exemple, la société de Grande Prairie Davco Solutions, avec laquelle EDC fait affaire. Cette société, qui conçoit et fabrique du matériel spécialisé pour les industries de la foresterie, des hydrocarbures, de la fabrication et du transport, vend maintenant son matériel en Russie.
Pour toute entreprise, l’objectif est de produire et de vendre ses produits ou ses services là où elle peut le faire de la façon la plus rentable et la plus productive qui soit. Nous appelons ça le « commerce d’intégration ». Évidemment, c’est l’un de ces cas où les choses sont plus faciles à dire qu’à faire.

Comment ce type de commerce peut-il s’appliquer à une PME?

Selon un sondage mené récemment par UPS, 45 pour cent des PME canadiennes sont tout à fait d’accord que le commerce international est bénéfique. Par contre, seulement 30 pour cent prévoient exporter ou le font déjà. Ces statistiques ne sont pas vraiment surprenantes; on ne fait pas toujours ce que l’on sait être bon pour nous.

Il est clair, cependant, que la volonté est là. Ce qu’il faut maintenant, c’est agir. Les PME sentent qu’elles ont intérêt à exporter, mais elles ont besoin de conseils et de soutien pour passer aux actes. Elles ont besoin d’information sur les marchés, de conseils juridiques et de prêts, tout comme elles ont besoin d’assurances pour se protéger contre les défauts de paiement.

À l’époque où l’on vit, les entreprises doivent aussi être en mesure d’offrir aux clients l’option « achetez maintenant, payez plus tard », et ce qu’elles vendent des meubles aux gens d’ici ou des gadgets à l’étranger. Si vous ne le faites pas, une compagnie d’un autre pays le fera.

Voici maintenant mon deuxième conseil : ne faites pas cavalier seul.

Je vais laisser les aspects juridiques et marketing aux spécialistes de ces domaines et m’inspirer de mon expérience à EDC pour vous expliquer les fondements du crédit à l’exportation et du financement du commerce extérieur.

L’accès au crédit constitue la clé du commerce. Nous avons tous été témoins de ce qui s’est produit lorsque les banques ont pratiquement cessé de prêter et que les taux de prêt ont explosé. Il a été dit que le financement à l’exportation et à l’importation a été la bouée de sauvetage de 90 pour cent du commerce international.

Pour bien des entreprises nationales et internationales, c’est EDC qui a été leur bouée de sauvetage, surtout pendant la récession.

Pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas EDC, notre organisation aide les entreprises canadiennes à prendre de l’expansion et à faire du commerce international depuis 65 ans. Comment? En facilitant des prêts et en offrant des outils d’assurance qui offrent de multiples avantages : augmentation du fonds de roulement, protection contre les défauts de paiement, garantie de contrats et cautionnement d’exécution, pour ne nommer que ces avantages.

En gros, EDC vous aide à augmenter votre crédit et à avoir l’esprit tranquille, ce qui vous permet de vous concentrer sur vos activités d’investissement et de développement à l’étranger.
 
Pendant la récession, le gouvernement canadien a élargi le mandat d’EDC afin qu’elle puisse offrir ses services sur le marché intérieur. Le gouvernement a aussi injecté des fonds supplémentaires pour soutenir EDC dans l’exécution de son mandat de base, qui consiste à favoriser le commerce et l’investissement extérieurs. EDC a rempli ce double mandat en partenariat avec les institutions financières du pays.

Ainsi, en 2009, EDC a conclu près de 5 000 ententes en partenariat avec des institutions financières du secteur privé, un nombre record dans l’histoire de l’organisation.

Grâce à cette collaboration, la crise du crédit et la récession n’ont pas frappé le Canada aussi durement que d’autres pays. Nous n’avons pas eu besoin de nouvel organisme ou de nouveaux procédés complexes. Le Canada s’en est tiré beaucoup mieux que les pays qui n’avaient pas d’infrastructure comparable à EDC.

À la fin de 2009, EDC comptait quelque 2 100 nouveaux clients. Au total, nous avons servi pendant l’année près de 8 500 clients. Malgré une économie peu attrayante pour les exportateurs, jamais nous n’avions eu autant de clients.

Outre les services financiers, EDC offre une gamme de ressources sur l’économie, les marchés et les pays, ressources qui sont accessibles sur le Web ou par l’intermédiaire des représentants d’EDC au Canada et dans ses 14 bureaux à l’étranger, plus précisément dans les marchés qui enregistrent les plus fortes croissances. Nos représentants travaillent de près avec les délégués commerciaux du Canada et avec les institutions financières étrangères pour aider les entreprises canadiennes à faire des affaires avec les grandes sociétés de ce monde, en particulier dans les secteurs des mines, des hydrocarbures, des infrastructures et des technologies de l’information.

Si vous le permettez, j’aimerais vous donner un exemple concret de la manière dont EDC favorise l’activité canadienne en travaillant auprès d’entreprises étrangères. J’ai parlé plus tôt des dix plus grandes multinationales du monde. Parmi celles-ci figure la brésilienne Petrobras, une société pétrolière publique. EDC a consenti plusieurs prêts à cette société depuis 1994 afin de l’inciter à acheter des technologies, des biens et des services au Canada. 

En 2000, déjà une dizaine d’entreprises canadiennes faisait affaire avec le géant pétrolier. Aujourd’hui, Petrobras figure parmi les clients d’une bonne soixantaine d’entreprises d’ici. Au cours des trois dernières années, les achats de Petrobras au Canada ont totalisé en moyenne quelque 85 millions de dollars par an. 

D’ailleurs, beaucoup de sociétés de l’Alberta profitent de ces achats. En octobre dernier, EDC et Commerce international Canada ont dirigé une mission commerciale qui a réuni à Halifax et à Calgary des cadres de Petrobras ainsi que les principaux fournisseurs brésiliens de la pétrolière. Les organisateurs avaient prévu des séances de jumelage avec 225 entreprises canadiennes pour stimuler les activités conjointes.

L’une des entreprises participantes récolte déjà les fruits de cette initiative. En effet, la société de Red Deer Canalta Controls Ltd., qui fabrique des appareils industriels de réglage et de mesure, vient de recevoir une commande d’un des fournisseurs de Petrobras au Brésil.
 
3. Cela m’amène au troisième point du thème des Jeux d’hiver de l’Arctique : Inspirer. 

Si vous ne retirez qu’une chose de la rencontre d’aujourd’hui, j’espère que ce sera le goût d’exporter, d’accroître vos exportations ou vos investissements à l’étranger, ou encore d’encourager d’autres entreprises à exporter. Bref, j’espère vous avoir inspiré.

Au Canada, les régions du Nord forment le coin de pays qui connaît la croissance la plus rapide; à l’échelle mondiale, la réussite équivalente revient aux marchés émergents.

On peut aimer le Nord pour ses espaces vierges et sa relative tranquillité, mais il n’en reste pas moins que la région joue un véritable rôle dans l’économie du pays. Ainsi, faire prospérer le Nord, c’est aussi faire prospérer le Canada. Et pour assurer cette prospérité, il faut aider le Canada à renforcer sa position dans l’économie mondiale.
 
Le Canada est en train de remonter la pente, et il la monte plus rapidement que bien d’autres pays industrialisés. Nous sommes montés de quelques échelons dans l’échelle de la compétitivité. Nous avons un système financier classé parmi les meilleurs.

Et nous avons dans le Nord des ressources et des talents à peine exploités.

Il faut développer davantage cet esprit bâtisseur qui caractérise le Nord. La récente crise a forcé de nombreuses entreprises à cultiver ce trait de caractère. Comme les pionniers, ces entreprises ont survécu en explorant de nouveaux territoires et en trouvant de nouveaux partenaires. EDC est fière d’être l’un de ces partenaires, mais c’est à vous d’être les bâtisseurs.

Le succès engendre le succès. Lorsque vous regarderez les Jeux olympiques le mois prochain ou assisterez aux Jeux de l’Arctique ici même, vous verrez à quel point il est inspirant de voir nos héros locaux ou canadiens se démarquer sur la scène internationale. C’est la même chose en affaires…

Bâtir sa résilience en des temps incertains:

Pour tout savoir sur notre performance : indicateurs et faits saillants.

Rapport annuel 2011

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