Si notre mandat, en 2020, consistait essentiellement à aller au-devant des entreprises canadiennes pour leur fournir aussi rapidement et efficacement que possible l’aide dont elles avaient besoin, j’estime qu’EDC peut être fière des résultats obtenus. Nous avons su prendre des décisions avec diligence tout en faisant preuve de souplesse; et nous avons maintenu le cap tout en faisant converger nos efforts sur ce qui compte le plus : les besoins du client.

Il y a un an, je faisais ici le bilan de mes douze premiers mois en tant que présidente et chef de la direction d’Exportation et développement Canada.

J’étais enchantée par nos réussites de 2019 et encore plus de la perspective des progrès à venir. Avec raison : EDC avait servi un nombre sans précédent de clients, ouvert de nouveaux bureaux aux États-Unis, intensifié sa collaboration avec les grandes institutions financières canadiennes et consolidé son approche à l’égard des pratiques durables et des enjeux de premier plan touchant les droits de la personne, les changements climatiques et la transparence organisationnelle.

En 2019, j’écrivais : « […] nous avons fait état de notre capacité à accroître nos activités, et à le faire d’une manière différente. »

Un an plus tard, ces mots trouvent toujours une résonance actuelle. De fait, en 2020, EDC a encore su développer considérablement ses activités, et le faire d’une manière très différente.

Pour EDC comme pour toutes les entreprises, ici est ailleurs sur le globe, l’avènement de la pandémie a été synonyme de plus de défis, plus de risques et plus d’incertitude. Un forum réunissant des représentants de diverses industries, au début de la crise, nous a donné un aperçu de la dévastation à venir à l’échelle du pays. Car si certains secteurs pouvaient tenir le coup, voire prospérer, d’autres auraient été mis à mal ou forcés de fermer boutique.

Dès les premiers jours de la pandémie, le gouvernement fédéral a mis sur pied une Équipe Canada chargée d’orchestrer la réponse économique à cette crise. Dans la foulée, il a élargi le mandat d’EDC aux entreprises canadiennes non exportatrices afin que la Société puisse venir en aide à des milliers de sociétés en difficulté. Ce rapport annuel rend compte des nombreuses initiatives mises en œuvre par EDC et de leurs retombées en cette année à nulle autre pareille. Ainsi, la Société a joué un rôle de premier plan dans le lancement d’initiatives majeures comme le Programme de crédit aux entreprises (PCE) et le Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC). EDC a également su adapter ses activités et élargir son champ d’action pour offrir rapidement son aide à un nombre croissant d’entreprises canadiennes. Plus concrètement, elle a assumé des risques accrus dans le cadre de ses programmes d’assurance, bonifié son enveloppe de prêts directs et de garanties de prêt, de même que reporté le paiement de primes tout en accélérant le traitement des demandes d’indemnisation. Ces réalisations et le rôle d’EDC au sein de l’Équipe Canada en réponse à la crise de la COVID-19 sont décrits brièvement dans le présent rapport par Martine Irman dans le message de la présidente du Conseil d’administration.

Pour ma part, j’aimerais m’attarder un moment sur l’approche que nous avons privilégiée, et sur les décisions prises, tant par les membres de la direction que les employés, qui en définitive ont permis à EDC d’aider de manières inédites plus d’entreprises canadiennes à braver cette crise sans précédent.

D’entrée de jeu, l’Équipe de la haute direction et le Conseil d’administration ont convenu de faire de la santé et du bien-être des employés une priorité absolue. Pour répondre aux besoins des entreprises, EDC se devait de répondre d’abord à ceux de ses employés et leur famille. Ce principe, qui a guidé les nombreuses décisions prises aux premiers jours de la pandémie, demeure au cœur de celles d’aujourd’hui : protocoles de télétravail, augmentation de l’aide à cet effet, bonification des prestations favorisant la santé mentale et une vie active ainsi que soutien aux gestionnaires d’équipes virtuelles.

Nous avions aussi compris qu’en cette période de crise économique mondiale, « travailler au rythme du monde des affaires  » prenait un sens nouveau et bien concret puisque ce rythme a bel et bien changé. Or, pour suivre la cadence, il fallait dynamiser nos mécanismes décisionnels tout en injectant une dose de créativité dans nos solutions, de flexibilité dans notre travail, et d’efficacité dans nos processus.

Si notre mandat, en 2020, consistait essentiellement à aller au-devant des entreprises canadiennes pour leur fournir aussi rapidement et efficacement que possible l’aide dont elles avaient besoin, j’estime qu’EDC peut être fière des résultats obtenus. Nous avons su prendre des décisions avec diligence tout en faisant preuve de souplesse; et nous avons maintenu le cap tout en faisant converger nos efforts sur ce qui compte le plus : les besoins du client.

Ces retombées sont illustrées dans les pages de ce rapport.

Rien de tout cela n’aurait été possible sans l’empressement des employés d’EDC. Même si leur travail et leur vie personnelle se sont trouvés chamboulés par la pandémie, ils ont su se montrer à la hauteur avec un professionnalisme et une humanité extraordinaires.

Parlant d’humanité, je voudrais également souligner un autre incontournable sur la scène internationale en 2020 : le débat passionné inspiré du mouvement La vie des Noirs compte. Là encore, nos employés ont répondu à l’appel. Touchée par ces événements tragiques, EDC a entamé un examen minutieux de ses propres attitudes et approches quant à l’égalité en milieu de travail ainsi que du pouvoir et de la valeur de la diversité. 

Dans cette lancée, la Société a élaboré une stratégie en matière d’inclusion, de diversité et d’équité, à la base d’un rigoureux processus d’analyse, de réflexion et d’action que nous menons actuellement et qui nous aidera à poursuivre sur la voie d’un milieu de travail sécuritaire et accueillant auquel nous aspirons.

À plusieurs égards, notre réaction à cette réalité planétaire n’est pas étrangère à un autre élément important qui a marqué 2020 : l’écoute. Cette année, en effet, EDC a passé beaucoup de temps à écouter. Ses employés en télétravail, confrontés au défi de rester en santé et même d’assurer l’école à la maison. La société civile, qui travaillait d’arrache-pied pour ramener l’attention d’un monde distrait sur les changements climatiques et les droits de la personne. Ses partenaires des secteurs public et privé ainsi que ses clients, évidemment, alors que nous tâchions tous ensemble de reprendre pied dans cette marée de défis mondiaux sans précédent et de nous préparer à la reprise.

Au moment d’écrire ces lignes, le monde est toujours plongé dans une crise aux conséquences bien réelles. EDC a déjà aidé des milliers d’entreprises canadiennes de toutes les tailles et de tous les secteurs, et elle continuera de remplir fièrement sa mission tant que durera la crise. La Société demeure également ancrée dans ses valeurs et son mandat : aider les entreprises canadiennes à percer, croître et réussir à l’étranger tout en encourageant des échanges commerciaux et des investissements éthiques et responsables sur le plan social et environnemental.

Et si difficile que soit la conjoncture, l’espoir brille toujours à l’horizon. Au Canada comme ailleurs, les premiers vaccins sont administrés, tandis que des milliers d’entreprises d’un océan à l’autre se préparent à l’après-pandémie, soit le jour où les affaires reprendront dans une nouvelle normalité.    

EDC sera là pour appuyer les entreprises canadiennes jusqu’à ce jour tant espéré.

La présidente et chef de la direction,
Mairead Lavery