En 2020, nous avons sensiblement devancé l’atteinte de l’un de nos principaux objectifs de 2023 : la réduction de l’exposition de notre portefeuille de prêts aux secteurs à haute intensité carbone. Nous comptons poursuivre sur cette lancée en 2021. Dans le cadre de notre action climatique, nous nous donnons de nouvelles cibles.

À l’orée de 2020, le Groupe du commerce durable et de la facilitation des affaires d’EDC s’était fixé des objectifs ambitieux : déployer les grands axes du nouveau Cadre de gestion des risques environnementaux et sociaux, poursuivre le développement du programme d’évaluation des crimes financiers et consolider les principes sociaux, environnementaux et de gouvernance (ESG) au sein de la Société. Naturellement, ces plans ont été bousculés en début d’année, mais moins que nous ne l’appréhendions.

Alors qu’EDC mobilisait un soutien financier à l’intention, des entreprises canadiennes, il est devenu évident que la Société devait faire évoluer sa vision de la composante ESG et du rôle des principes d’ESG dans la transition vers une économie plus durable, où les entreprises font preuve d’une résiliente accrue, et dans la reconstruction en mieux d’une économie ravagée par les chocs de la pandémie.

EDC a donc mis les bouchées doubles et consacré ses énergies à épauler les entreprises canadiennes éprouvées. Soulignons ici que les employés d’EDC se sont attelés à mettre sur pied de tout nouveaux programmes de financement pratiquement du jour au lendemain. Se refusant à s’éloigner des objectifs de la Société en matière responsabilité et de durabilité, ils ont cherché à consolider nos assises et à les utiliser comme tremplin. Nous sommes pleinement conscients que l’éthique et les principes de ESG sont essentiels à la résilience et aux stratégies qui aideront les exportateurs canadiens à prospérer. À l’instar d’autres acteurs, nous avons tiré de nombreuses leçons de la pandémie, dont l’importance de se doter de pratiques d’ESG bien établies, trait qui définit les entreprises hautement performantes.

Tout au long de 2020, nous avons mené à bien l’instauration de nouvelles politiques régies par notre Cadre de gestion des risques environnementaux et sociaux. Nous avons notamment précisé nos objectifs relatifs à la Politique sur les changements climatiques et mis en œuvre les recommandations du Groupe de travail sur l’information financière relative aux changements climatiques (GIFCC); de surcroît, nous avons mis au point des approches sur les thèmes de l’influence et la réparation liées à la Politique sur les droits de la personne.

En 2020, nous avons sensiblement devancé l’atteinte de l’un de nos principaux objectifs de 2023 : la réduction de l’exposition de notre portefeuille de prêts aux secteurs à haute intensité carbone. Nous comptons poursuivre sur cette lancée en 2021. Dans le cadre de notre action climatique, nous nous donnons de nouvelles cibles. Ce faisant, nous continuerons de réduire notre exposition aux secteurs à haute intensité carbone tout en accentuant notre appui aux entreprises de technologies propres et aux secteurs concourant à la décarbonisation de l’économie. Nous accompagnerons aussi les entreprises désireuses d’améliorer leur bilan carbone.

Nous continuerons à évaluer notre portefeuille de financement et à prendre les décisions qui s’imposent pour la limitation du carbone. Cette vision s’est concrétisée grâce au travail auprès de nos clients du secteur pétrogazier. Nous les avons encouragés à rendre publics leurs pratiques de gouvernance, leur stratégie, leur approche de gestion des risques, leurs indicateurs et leurs cibles en matière de changements climatiques, selon les recommandations du GIFCC. Cette initiative a sans contredit démontré que les entreprises étaient déjà nombreuses à vouloir réduire leurs risques liés au climat, d’autant plus que les solutions et le soutien d’EDC dans le secteur ont été bien reçus.

Vaste et diversifié, notre portefeuille comprend aussi bien des entreprises de secteurs à forte intensité de carbone que des entreprises à l’avant-garde du secteur des technologies propres. Au vu de nos engagements relatifs au climat, nous comprenons l’intérêt que suscite auprès de la population notre soutien au secteur canadien du pétrole et du gaz naturel, qui représente un pan important de l’économie nationale et de la transition vers un avenir à faible intensité carbone.

Nous réduisons d’année en année l’enveloppe de soutien au secteur du pétrole et du gaz naturel. En 2020, les solutions de financement et d’assurance d’EDC dans ce secteur visaient des activités totalisant environ 8,1 milliards, contre 10,6 milliards en 2019 et 12,5 milliards en 2018. 

Parallèlement, EDC bonifie constamment le soutien offert au secteur bourgeonnant des technologies propres au Canada. Ainsi, en 2020, la Société a servi 27 % plus d’entreprises de ce secteur qu’en 2019, soit 288 entreprises ayant profité de solutions pour des activités totalisant 4,55 milliards de dollars, une augmentation de 80 % par rapport à l’année précédente. À titre indicatif, en 2015, EDC comptait 86 clients des technologies propres et a facilité des activités totalisant 917 millions de dollars. Bien que ces progrès soient de bon augure, il reste encore du chemin à parcourir. Notre objectif à long terme est de renforcer toujours plus notre soutien à ce secteur, qui fait partie de notre portefeuille de l’avenir.

Par ailleurs, nous avons poursuivi le travail relatif à notre Politique sur les droits de la personne et aux plans de mise en œuvre, les principes d’EDC en matière d’influence et de réparation ayant été approuvés (ceux-ci sont détaillés dans la déclaration sur les droits de la personne 2020). Élaborée avec le généreux concours des parties prenantes, notre approche de l’influence et de la réparation est un pilier de notre objectif général de doter les entreprises canadiennes d’approches de gestion des risques leur permettant de participer de façon concurrentielle à l’économie mondiale, à l’heure où les attentes en matière de conduite éthique des affaires sont de plus en plus élevées.

EDC a aussi procédé à l’examen et à la mise à jour de la Politique sur la transparence et la divulgation, à la lumière de sa nouvelle approche plus ouverte, claire et flexible ainsi que des besoins des parties prenantes. Comme le prévoit la Politique, ce rapport fait état du nombre de transactions de financement et d’entreprises rejetées en raison des risques environnementaux et sociaux. Il s’agit d’une donnée que les Canadiens intéressés, de leur propre aveu, trouvent importante; les représentants d’organisations de la société civile nous en ont également fait part lors de la toute première série de discussions formelles avec la haute direction d’EDC.

Enfin, la mise en place de notre stratégie liée à la composante ESG a été une autre grande réalisation qui s’inscrit dans la Stratégie d’entreprise 2030 d’EDC. Les objectifs de cette stratégie concourent à l’intégration des principes en la matière au sein de la Société, ce qui démontrera clairement comment la vision d’EDC évolue et comment son travail auprès des clients s’en trouve changé. S’étendant au-delà des politiques et processus actuels de la Société, cette stratégie se rapporte à l’élaboration de nouveaux produits et services durables, aux relations avec les clients et les parties prenantes et à la promotion de produits financiers responsables ayant un rôle clé à jouer dans la résilience de l’économie. Nous chercherons à proposer plus activement notre soutien aux clients pour le développement de cadres solides de gestion des risques environnementaux, sociaux et de gouvernance, et ce, afin de favoriser leur résilience, d’être à la hauteur des normes et d’encourager leur ascension en tant qu’exportateurs convoitant des marchés plus diversifiés et plus exigeants. S’appuyant sur des fondations solides, notre stratégie à ce chapitre vise à renforcer notre expertise, alors même que nous cherchons à devenir la référence et le chef de file auprès de nos partenaires et de nos clients.

Malgré les progrès notables réalisés en 2020, nous devons encore nous améliorer pour pouvoir offrir aux entreprises canadiennes toute l’aide dont elles ont besoin pour suivre l’incessante l’évolution des marchés étrangers. La Stratégie 2030 d’EDC vient placer les principes d’ESG au cœur de nos décisions d’affaires : ceux-ci non seulement orienteront la conduite des activités de la Société, mais ils feront également partie de notre proposition de valeur aux entreprises de tous les secteurs et segments de marché avec lesquelles nous travaillons. Nous croyons fermement qu’il s’agit là de la clé de la pérennité d’EDC, tout comme de celle de ses clients. Ce sera avec grand plaisir que je rendrai de nouveau compte de nos progrès.

La première vice-présidente, Commerce durable et Facilitation des affaires,
Justine Hendricks