Quelle période emballante pour accepter un nouveau poste! 

Cela est particulièrement vrai quand il s’agit d’exercer ces nouvelles fonctions à Exportation et développement Canada (EDC), après l’incroyable année qu’a connue l’entreprise.

Au début de 2018, j’occupais un poste différent : celui de première vice-présidente, Développement des affaires. En principe, mon mandat était de superviser l’orientation de la force de vente d’EDC, ici au pays et aux quatre coins du globe. Je voyais néanmoins mon rôle différemment, et trouvais primordial de cultiver et d’enrichir notre relation avec des milliers d’entreprises canadiennes que nous avions le privilège de compter parmi nos clients – des exportateurs en quête d’occasions de percer et de réussir sur les marchés mondiaux.

Je trouvais gratifiant d’assumer ce rôle au sein d’une organisation dont j’étais fière. Et j’avoue que je ne pouvais espérer mieux.

Pourtant, c’est ce qui s’est produit.

Le 5 février 2019, le gouvernement du Canada a annoncé qu’il me nommait au poste de président et chef de la direction d’EDC.

J’étais honorée et emballée par la nouvelle de ma nomination, d’autant que je connaissais les immenses progrès accomplis par cette organisation grâce à la vision et au leadership de mon prédécesseur, Benoit Daignault. Quatre ans plus tôt, il avait amorcé une transformation en vue de réinventer EDC et d’accroître son impact. Il avait alors établi des objectifs clairs : faire en sorte qu’EDC compte plus pour un plus grand nombre d’entreprises canadiennes, gagne en pertinence sur le marché et procure plus de valeur au Canada.

En 2018, EDC a prouvé qu’elle est prête à endosser ce nouveau rôle et à décupler son aide aux exportateurs.

Notre nouvelle capacité à interagir avec plus d’entreprises canadiennes en est la preuve la plus éloquente. 

« Il y a un peu plus de deux ans, nous nous sommes donné l’objectif de pratiquement quadrupler d’ici la fin 2020 le nombre total d’entreprises auxquelles nous apportons de la valeur. Aujourd’hui, à mi-parcours, nous avons presque doublé le nombre de clients acquis grâce aux efforts concertés des quelque 1 500 employés d’EDC, qui font montre d’un dévouement exemplaire. »

Notre succès ne se résume pas à ce bilan positif. Il est révélateur de quelque chose d’encore plus remarquable. Nous faisons bien plus qu’acquérir des clients : nous livrons plus de valeur à davantage d’exportateurs canadiens par des moyens nouveaux et prometteurs.

Je pense ici à la manière dont nous rendons accessibles les connaissances et l’expertise acquises depuis 75 ans à plus d’entreprises – en particulier les micro et les petites entreprises – dans le cadre de webinaires, d’événements et d’activités de jumelage à l’international. Grâce à ces plateformes et d’autres méthodes, et dans le cadre de notre collaboration soutenue avec des partenaires commerciaux de premier plan comme le Service des délégués commerciaux et la Banque de développement du Canada, nous avons mis au point des solutions utiles aux entreprises en quête d’information et désireuses de profiter de mises en relation pour connaître un bon départ sur la scène de l’exportation. Et ce n’est là que le début!

Parallèlement, nous avons augmenté de façon notable nos capacités numériques. Il n’a jamais été aussi facile pour les entreprises d’accéder à nos connaissances, nos conseils en matière de commerce et nos produits d’assurance, à toute heure du jour et de la nuit, depuis notre plateforme numérique. Notre objectif demeure le même : offrir une expérience-client simple, pertinente et attentionnée. Il nous faudra sans aucun doute intensifier nos efforts pour rendre cette expérience-client plus harmonieuse, mais je me réjouis des progrès réalisés au quotidien sur ce front.

L’an dernier, d’autres partenaires ont uni leurs efforts à ceux d’EDC pour prêter main-forte à plus d’exportateurs. Par exemple, en 2018, EDC a piloté une solution développée de concert avec une banque commerciale canadienne. Ainsi, en partenariat avec la Banque Nationale, nous avons créé un outil financier pour ses clients exportateurs canadiens, l’idée étant d’aider la banque à leur consentir plus de fonds en tirant parti de l’appui d’EDC, sous la forme d’une garantie sur le prêt. Je suis ravie d’annoncer que d’autres partenariats du genre sont dans les cartes.

L’an dernier, nous avons renforcé la dimension humaine de nos interactions. En avril, nous avons ouvert un nouveau bureau à Sherbrooke, dans la belle province. Cette région au secteur industriel diversifié compte plus de 500 exportateurs et se trouve à moins d’une heure de voiture de la frontière américaine : la définition même d’une région porteuse d’un fort potentiel de croissance. Puis, en octobre, nous avons inauguré un superbe bureau dans la région de Kitchener-Waterloo dans le nouvel espace Catalyst137. Dans ce grand complexe propice à l’innovation, nous côtoyons des collaborateurs des secteurs privé et public qui aident les entreprises en démarrage à accélérer la mise en marché de leur produit. Si ce n’est pas déjà fait, je vous invite à le visiter sans tarder, car il sera un tremplin pour les étoiles de la prochaine génération. Le bureau d’EDC est au coeur même de cette effervescence.

Outre les nets progrès accomplis pour nous rapprocher d’un plus grand nombre d’entreprises canadiennes, nous avons rehaussé notre soutien à nos clients actuels. Dans le contexte incertain de la renégociation de l’ALENA, nous avons su répondre rapidement à leurs questions, apaiser leurs préoccupations et les aider à comprendre la conjoncture grâce à de l’information factuelle et à nos connaissances. Par ailleurs, en 2018, nous avons établi notre présence en sol américain, pour la première fois, en y ouvrant deux représentations permanentes – une à Chicago et l’autre à Atlanta – qui seront pleinement fonctionnelles en 2019.

En 2018, nous avons non seulement épaulé plus d’entreprises canadiennes, mais nous avons aussi livré de la valeur au Canada de bien d’autres façons. Par exemple, nous avons répondu à l’appel lorsque notre actionnaire, le gouvernement du Canada, a demandé notre aide pour mener à bien divers dossiers nationaux visant à stimuler les exportations, notamment l’investissement dans le projet mené par l’Arctic Gateway Group qui est d’une importance vitale pour assurer une liaison ferroviaire entre les communautés du Nord du Canada. 

« Qui plus est, nous avons facilité des transactions de près de 400 millions de dollars pour le compte d’entreprises détenues ou dirigées par des femmes – un soutien dépassant largement l’enveloppe de 250 millions de dollars , annoncée dans le budget fédéral 2018 à l’appui de la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat. Nous avons également mis en place un nouveau cadre et une nouvelle stratégie en matière de responsabilité sociale des entreprises (RSE), et adopté les recommandations du Groupe de travail sur les divulgations financières liées au climat. »

L’an dernier, nous nous sommes résolument investis à accroître la portée de notre action. À cet égard, je ne peux que saluer les efforts toujours aussi incroyables de nos employés, qui enrichissent les collectivités où est présente EDC – que ce soit à Ottawa, ailleurs au Canada et dans le monde – dans le cadre de partenariats conclus avec Centraide et CARE Canada de même que le nouveau rendez-vous très attendu du mois de juin : la Journée d’investissement dans la collectivité. Ces actions ne font pas les manchettes (et ne jouent pas sur nos chiffres), mais elles contribuent à faire d’EDC un endroit où il fait bon travailler. La preuve : nous avons, encore une fois, été reconnus comme l’un des 100 meilleurs employeurs du Canada.

Deux autres lancements importants ont eu lieu en 2018. FinDev Canada, la nouvelle filiale d’EDC, a été officiellement capitalisée en février et a conclu sa première transaction en mars. Ce moment de fierté a donné des ailes à la nouvelle Institution de financement du développement du Canada. D’autre part, EDC a dévoilé sa nouvelle marque et la promesse solennelle qui l’accompagne : « Nous assumons les risques pour que vous puissiez conquérir le monde ».

Cette promesse est audacieuse, mais je n’ai absolument aucun doute que nous la tiendrons.

Nous tous à EDC avons de quoi être fiers de nos réalisations, même si chacun est conscient qu’il reste encore beaucoup à faire. À titre de nouvelle présidente et chef de la direction d’EDC, et de première femme a exercé cette fonction de toute l’histoire de l’organisation, je suis tout autant honorée de la tâche qui m’est confiée et enthousiaste à la perspective de relever ce défi. Le chemin à parcourir promet d’être palpitant.

En 2019, l’organisme de crédit à l’exportation du Canada fêtera ses 75 ans. À mes yeux, il n’y a pas de meilleure façon pour Exportation et développement Canada de célébrer cet anniversaire que de rester fidèle à la promesse de sa marque et de poursuivre le travail qu’elle accomplit avec brio depuis si longtemps…

…c’est-à-dire d’aider le Canada à partir à la conquête du monde.