Au cours de ma première année complète à titre de présidente du Conseil d’administration d’Exportation et développement Canada (EDC), j’ai eu l’occasion de voir le mandat de la Société – promouvoir et développer le commerce d’exportation du Canada – se concrétiser de nombreuses façons. J’ai aussi beaucoup appris sur le rôle primordial que joue la Société dans l’économie canadienne.

L’année 2018 a sans contredit été tumultueuse et éprouvante, avec en toile de fond une guerre commerciale entre puissances économiques, l’émergence du protectionnisme et la renégociation de l’ALENA. À plusieurs reprises, EDC a offert son soutien aux entreprises canadiennes. Certaines des interventions plus médiatisées d’EDC s’inscrivent dans des efforts concertés plus importants avec le gouvernement du Canada et divers partenaires commerciaux.

Le plus récent exemple date de la fin décembre. En réponse aux difficultés du secteur albertain du pétrole et du gaz naturel, EDC a accordé une capacité financière supplémentaire de 1 milliard de dollars aux entreprises touchées. Et plus tôt en 2018, elle est venue en aide aux entreprises visées par les droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium en mettant à leur disposition 900 millions de dollars dans le cadre d’un soutien public plus large. Dans les deux cas, les contributions d’EDC se joignaient à celles d’autres partenaires de l’écosystème commercial canadien et d’agences comme Affaires mondiales Canada (AMC), la Banque de développement du Canada (BDC) et Technologies du développement durable Canada (TDDC). En plus d’affirmer sa capacité à répondre aux besoins des entreprises canadiennes, EDC s’est montrée agile et flexible dans sa collaboration avec ses partenaires commerciaux et a su se poser en élément stabilisateur de l’économie canadienne.

Si la valeur d’EDC est particulièrement évidente dans les périodes difficiles, son rôle dans l’avancement du programme commercial canadien est pourtant bien plus vaste. En 2018, elle a été une fois de plus le premier bailleur de fonds pour les entreprises du secteur des technologies propres (0u écotechnologies) et a accordé un soutien de 2,1 milliards de dollars à celles qui innovent dans le domaine du développement durable. Reconnaissant à quel point les femmes sont sous-représentées dans la sphère du commerce, EDC a créé un nouveau poste afin de trouver des façons nouvelles et originales de changer la donne. La Société a également alloué une enveloppe de 250 millions de dollars pour appuyer les entreprises détenues ou dirigées par des femmes qui exportent ou prévoient le faire – une enveloppe d’ailleurs annoncée dans le budget fédéral de 2018. EDC a aussi collaboré avec plusieurs organismes aux vues similaires, comme le Service des délégués commerciaux (SDC), qui s’est doté du programme Femmes d’affaires en commerce international, et l’Organization of Women in International Trade, pour transmettre à encore plus de femmes les outils et les connaissances pour réussir à l’international.

À tout cela s’ajoute 

« Le nombre de clients servis dans la dernière année par EDC, qui a battu son record. Ce bassin de clientèle est principalement composé de petites entreprises et de microentreprises, qui jouent un rôle inestimable dans la croissance de l’économie canadienne. »

Avant 2018, EDC n’avait jamais aidé autant d’entreprises dans ses 75 années d’existence, mais cela ne l’a pas empêchée de prendre le temps et le recul nécessaires pour évaluer la manière dont elle exerce ses activités, surtout en ce qui concerne les questions environnementales et sociales.

La responsabilité sociale des entreprises (RSE) a été un aspect dominant des activités de la Société en 2018; il va donc de soi d’y donner une place prépondérante dans le tout premier rapport annuel intégré d’EDC. Ce nouveau type de rapport n’est d’aucune façon symbolique : il témoigne du lien indissociable entre les résultats financiers de la Société et sa performance en matière de RSE. Jadis considérée comme un atout parmi tant d’autres, distinct du bilan de l’entreprise, la RSE est aujourd’hui essentielle au maintien de notre performance organisationnelle.

En 2018, EDC a poursuivi la transformation de ses pratiques de RSE, notamment en faisant un examen public de ses politiques de gestion des risques environnementaux et sociaux. Les commentaires reçus dans le cadre de cet examen orienteront l’établissement des futures politiques d’EDC. Et fait à noter, nous sommes devenus le premier organisme de crédit à l’exportation au monde à annoncer son appui aux recommandations du groupe de travail sur les divulgations financières liées au climat (TCFD). Nos propres divulgations à ce sujet figurent au présent rapport.

La loi qui encadre les activités d’EDC, la Loi sur le développement des exportations, a aussi fait l’objet d’un examen en 2018. Entrepris tous les dix ans par le gouvernement du Canada, cet exercice permet d’entendre l’opinion des parties prenantes et des clients d’EDC tout en voyant comment nous avons évolué au cours de la dernière décennie et devrions évoluer au cours de la prochaine. Bref, cet examen n’aurait pas pu mieux tomber : le commerce international subissant des changements profonds et rapides, l’examen donne au Canada l’occasion de s’assurer qu’EDC possède la résilience et la souplesse nécessaires pour qu’elle puisse, dans dix ans, remplir son mandat et maximiser le succès international des entreprises canadiennes.

Je m’en voudrais de conclure sans saluer le travail accompli par EDC en 2018 pour mettre sur pied sa filiale en propriété exclusive FinDev Canada, la première institution de financement du développement du Canada à offrir des solutions de financement aux entrepreneurs dans les pays en développement. Cette initiative a nécessité beaucoup de travail et de coordination de la part d’EDC, et les débuts fructueux de FinDev attestent de l’ampleur des efforts qui ont été déployés.

Dans le même ordre d’idées, j’aimerais rappeler la portée considérable des activités du Conseil d’administration. Je suis choyée de côtoyer des administrateurs aussi remarquables qui sont profondément inspirés par le mandat d’EDC et convaincus de sa capacité à maximiser ses retombées pour les entreprises canadiennes. Cette année, nous avons fait place aux idées et à l’enthousiasme de six nouveaux membres – Pierre Boivin, Karna Gupta, Andrea Stairs Krishnappa, Karen MacWilliam, Pierre Matuszewski et Kari Yuers – qui ont déjà montré l’impressionnante valeur de leur contribution.

J’aimerais également remercier nos sept administrateurs sortants – Jacques Boivin, Jeff Burghardt, Herbert M. Clarke, Vikram Khurana, Jason Stefanson, Jeffrey Steiner et Benoit Daignault – pour leur incroyable travail et leur inlassable dévouement.

M. Daignault a été président et chef de la direction d’EDC pendant cinq ans, une présidence placée sous le signe de la transformation. Sa vision et son influence au sein de l’organisation se feront sentir longtemps après la fin de son mandat, en février 2019. Merci, Benoit, pour tout ce que tu as fait pour EDC et les exportateurs canadiens.

Benoit serait le premier à mettre ses réalisations au crédit des employés de la Société. Dans ce même esprit, j’aimerais les remercier à mon tour de leur ardeur au travail et de leur dévouement. Les exportateurs ont dû faire face à de multiples aléas en 2018, et EDC s’est montrée à la hauteur des circonstances.

« Les années à venir apporteront sans doute leur lot de défis imprévisibles. Toutefois, après avoir observé la Société et ses employés à l’oeuvre en 2018, j’ai la certitude que ces défis seront relevés avec brio. »

Les entreprises canadiennes que j’ai eu le privilège de rencontrer sont dynamiques et font montre de ténacité et de créativité. EDC est le partenaire idéal pour les aider à forger l’avenir qu’elles méritent.