Bien qu’un rapport soit rétrospectif par nature, celui de cette année porte aussi sur l’avenir d’EDC, parce que 2021 était non seulement la deuxième année de la pandémie, mais aussi la première année de la stratégie décennale d’EDC visant à faire du Canada un leader du commerce international.

L’an dernier, dans le rapport annuel intégré de 2020, j’ai écrit ceci : 

« Bien que nous ayons tourné la page sur 2020, nous ressentirons encore les turbulences de cette année sans précédent. La pandémie demeurera d’actualité en 2021, mais nous nourrissons l’espoir qu’elle ne monopolise pas toutes nos énergies. »

Malgré notre optimisme, le souvenir qui nous restera fort probablement de 2021 sera celui d’une année marquée par les effets sanitaires, sociaux, psychologiques et économiques de la pandémie de COVID-19.

Beaucoup d’entre nous ont sans doute eu l’impression que l’an dernier n’était que la suite des 12 premiers mois de la pandémie ou, autrement dit, comme le deuxième opus faisant suite à 2020, tout simplement.

Malgré la similitude des circonstances, le fait est que le monde entier, dont le Canada, est resté, à différents degrés et à des niveaux d’intensité variables, en état de crise pour une deuxième année consécutive. La perturbation de nos collectivités a persisté, les chaînes d’approvisionnement ont perdu pied, les entreprises se sont démenées et se sont adaptées… ou pas. L’année a certainement mis à l’épreuve notre résilience collective, et les Canadiens comme les employés d’EDC ont su relever ce défi encore et encore. C’est cette résilience qui est la source d’inspiration du rapport intégré de cette année.

EDC fait partie des sociétés qui ont retroussé leurs manches à nouveau en 2021 pour trouver des solutions aux circonstances toujours changeantes de la crise. Contrairement à l’année précédente, elle s’est moins affairée à protéger sa propre viabilité en tant que société d’État à vocation financière qu’à maintenir sa capacité à aider quelque 30 000 entreprises canadiennes.

Le Rapport annuel intégré montre entre autres que nous avons été à la hauteur de ces défis. EDC est fière d’avoir joué un rôle important, au cours des deux premières années de la pandémie, dans la réponse coordonnée du gouvernement du Canada à la crise et aux défis économiques. Notre travail entourant le Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC) et les milliards de dollars accordés en garanties de prêts dans le cadre du Programme de crédit aux entreprises (PCE) témoignent de nos efforts soutenus pour aider les entreprises canadiennes à traverser les difficultés économiques engendrées par la pandémie. De plus, l’un de nos principaux objectifs en tant qu’organisation axée sur l’inclusion, la diversité et l’équité est d’uniformiser les règles du jeu pour les entreprises en quête d’équité (peuples autochtones, communautés noires et racisées, personnes handicapées, femmes et communauté LGBTQ2+) afin que la relance économique soit plus équitablement ressentie.

Le rapport ne s’arrête pas là. En 2021, le monde a été témoin d’événements climatiques catastrophiques, mais aussi des efforts extraordinaires déployés par de nombreux partenaires – nationaux, internationaux, publics et privés – pour contrer le réchauffement climatique. Le renforcement de nos pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) était une grande priorité pour le Conseil d’administration d’EDC et figure au premier plan de notre stratégie d’entreprise sur dix ans. Au cours des dernières années, EDC a d’ailleurs pris des mesures importantes à cet égard et mené à bien plusieurs grandes initiatives ESG, et ce rapport en fait état. Que l’on évalue ce travail à l’aune des normes des institutions financières canadiennes ou des mesures prises par les organismes de crédit à l’exportation partenaires d’EDC, il est clair que nous avons considérablement fait progresser les efforts du pays pour atteindre la carboneutralité et contribué aux mesures internationales visant à limiter le réchauffement de la température mondiale à 1,5 degré Celsius d’ici 2050.

Pour en savoir plus sur la façon dont EDC fait des facteurs ESG une priorité, je vous invite à lire les réponses de Justine Hendricks, chef du développement durable.

Bien qu’un rapport soit rétrospectif par nature, celui de cette année porte aussi sur l’avenir d’EDC, parce que 2021 était non seulement la deuxième année de la pandémie, mais aussi la première année de la stratégie décennale d’EDC visant à faire du Canada un leader du commerce international. Mairead Lavery, présidente et chef de la direction d’EDC, entrera dans les détails quant à la progression de notre stratégie 2030 dans son message.

L’année qui débute est certes remplie de promesses, mais bon nombre des difficultés auxquelles nous avons été confrontées au cours des deux dernières années demeurent. Y a-t-il lieu d’envisager 2022 avec optimisme? La réponse est oui, et le rapport présente plusieurs raisons pour justifier cet optimisme. Par exemple, les réalisations d’EDC en 2021 sont le fruit de grandes collaborations avec ses partenaires, employés et clients. Ensemble, nous sommes indéniablement plus résilients.

Qu’il soit question d’une crise sanitaire mondiale, de la lutte contre les changements climatiques ou des défis que doit relever le Canada en matière d’exportation, EDC a démontré, une fois de plus, sa valeur pour les entreprises et l’économie du pays, une valeur qui grandira encore au cours des prochaines années.

 

Martine Irman
Présidente du Conseil d’administration d’EDC