Dans le cadre de la Semaine de l’exportation dans les technologies propres 2018, Exportation et développement Canada (EDC) a le plaisir de décerner le titre d’« étoiles de l’exportation des technologies propres » à trois entreprises canadiennes qui se sont distinguées dans leur domaine, et d’en nommer deux autres dans la catégorie « Entreprises à surveiller ».  

Ces cinq entreprises, qui ont réussi à mener leurs produits au-delà des frontières du Canada grâce à leurs technologies et à leurs stratégies d’affaires, se démarquent par leurs solutions dynamiques aux défis des changements climatiques, de la gestion des eaux et des déchets et de l’alimentation d’une population en pleine expansion, ainsi que par leur contribution à l’économie canadienne.

« Le Canada jouit d’une excellente réputation en matière de conception de technologies propres innovantes. Les entreprises que nous récompensons aujourd’hui sont conscientes du potentiel qui existe en dehors de nos frontières, et des défis qui se dressent sur le parcours des entrepreneurs d’écotechnologies canadiens souhaitant en tirer parti », déclare Carl Burlock, premier vice-président et responsable mondial, Financement et Capital de croissance internationale à EDC. « En faisant connaître l’histoire de ces remarquables organisations, nous espérons inspirer d’autres exportateurs potentiels à entreprendre leur propre parcours. »

En tenant compte des engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris, la Banque mondiale estime que les débouchés du marché mondial des technologies propres pourraient représenter 23 billions de dollars d’ici à 2030.

EDC a une équipe spéciale qui se consacre à comprendre les besoins de l’industrie et à offrir des solutions adaptées pour appuyer la croissance des entreprises d’écotechnologies canadiennes sur les marchés étrangers. 

La société d’État est le premier fournisseur de solutions financières pour les entreprises du secteur des technologies propres au Canada. Depuis 2012, EDC y a facilité des transactions d’exportation totalisant plus de 5 milliards de dollars, et rien qu’au cours des trois premiers trimestres de 2018, elle a soutenu plus de 190 entreprises canadiennes d’écotechnologies. 

Les étoiles canadiennes 2018 de l’exportation des technologies propres

Farmers Edge

Ville : Winnipeg (Manitoba)

Chef de la direction : Wade Barnes

Farmers Edge est à l’avant-garde de ce que certains qualifient de « deuxième révolution agricole » : l’avènement d’une agriculture de précision fondée sur les données, grâce à laquelle les agriculteurs pourront continuer à nourrir la population mondiale en pleine croissance. Les agronomes manitobains Wade Barnes et Curtis McKinnon ont créé Farmers Edge quand ils ont constaté à quel point la productivité agricole pourrait être augmentée, et la consommation d’eau et de fertilisants réduite, si on mettait à profit la collecte et l’analyse de données, notamment sur la chimie des sols et la teneur en humidité. Aujourd’hui encore, les données sont au cœur des services de l’entreprise, mais proviennent d’un éventail de sources beaucoup plus étendu : imagerie satellite quotidienne, stations météorologiques dans les champs, échantillons de sol, gestion des éléments nutritifs, technologies d’application de précision des fertilisants et de l’eau, logiciel basé sur l’intelligence artificielle offrant aux producteurs une compréhension avancée et un contrôle direct de leurs terres et de leur rendement, etc.

 

Westport Fuel Systems

Ville : Vancouver (Colombie-Britannique)

Chef de la direction : Nancy Gougarty

La technologie de Westport Fuel Systems a le potentiel de jouer un rôle déterminant dans la lutte contre les changements climatiques et de générer suffisamment de ventes pour stimuler la création d’emplois dans le secteur des écotechnologies, en Colombie-Britannique et ailleurs. La création de Westport Fuel Systems remonte aux années 1970, lorsque le professeur de l’Université de la Colombie-Britannique Philip Hill s’est mis en tête de concevoir un meilleur moteur diesel, dans un contexte où la qualité de l’air commençait à devenir un enjeu de santé publique. Ses recherches ont finalement mené à la première technologie d’injection directe à haute pression, qui consiste à injecter une petite quantité de diesel dans un moteur à combustion interne. Le moteur peut ainsi reproduire le cycle de combustion du diesel en utilisant du gaz naturel à 90 %, ce qui diminue les émissions de gaz à effet de serre sans perte de puissance. Westport Fuel Systems a été lancée en 1995 pour commercialiser cette technologie. Grâce à ses travaux, l’entreprise a conclu en 2017 un partenariat pour mettre à profit des composants Westport HDPI 2.0™ améliorés et plus abordables afin de concevoir un camion lourd de pointe offrant une puissance comparable aux véhicules diesel, mais avec 20 % d’émissions de gaz à effets de serre en moins.

 

Hortau

Ville : Lévis (Québec)

Chef de la direction : Jocelyn Boudreau

Hortau a commencé à travailler sur l’amélioration des systèmes d’irrigation en 2002, à une époque où la sécheresse et la gestion des eaux étaient encore considérées comme des enjeux « régionaux » auxquels ne seraient jamais confrontés la plupart des exploitants agricoles. Seize ans plus tard, la gestion des eaux est devenue une préoccupation mondiale, et la technologie de gestion de l’irrigation connectée au Web proposée par Hortau apparaît comme la solution idéale. Au moyen d’un logiciel mobile, le système intelligent de gestion de l’irrigation breveté d’Hortau informe les exploitants en temps réel de l’état de leurs cultures, ce qui leur permet d’arroser ou d’ajuster leurs pratiques avant que des facteurs néfastes comme la sécheresse ou le manque d’aération ne nuisent à leurs récoltes. Le logiciel de l’entreprise recueille des données sur les sols en continu et fournit des renseignements qui aident les agriculteurs à anticiper le stress des cultures, à en optimiser la croissance et à faire des économies sur les principaux intrants agricoles que sont l’eau, l’énergie et les éléments fertilisants. En préservant les ressources en eau du milieu agricole, Hortau améliore la durabilité de l’approvisionnement alimentaire nord-américain et crée des emplois et des débouchés au Canada. 

Les « Entreprises à surveiller » en 2018 dans le secteur des écotechnologies

P&P Optica

Ville : Waterloo (Ontario)

Chef de la direction : Olga Pawluczyk

Le système d’imagerie intelligent de P&P Optica trie efficacement la viande et les autres denrées dans les chaînes de production sur la base de critères sanitaires et nutritionnels, ce qui améliore la qualité des aliments consommés par le public et réduit sensiblement le gaspillage. En d’autres termes, il nous aide à tirer le maximum d’une ressource limitée : la nourriture. La production alimentaire moderne repose encore sur le tri manuel qui privilégie l’apparence de la nourriture plutôt que ses vertus nutritionnelles. Cela contribue à la fois à faire baisser la qualité de l’approvisionnement et à envoyer au rebut certains des meilleurs produits agricoles. La technologie brevetée de P&P Optica combine l’imagerie hyperspectrale et l’intelligence artificielle pour analyser instantanément la composition chimique des aliments qui défilent sur la chaîne de production. Les transformateurs reçoivent des renseignements détaillés sur chaque aliment de la chaîne, qu’ils peuvent mettre à profit pour en faire le meilleur usage possible.

 

Pyrowave

Ville : Montréal (Québec)

Chef de la direction : Jocelyn Doucet

Dans un secteur où chaque innovation est dite « perturbatrice », la technologie de Pyrowave, qui permet enfin de recycler entièrement les plastiques, a suffisamment fait ses preuves pour être qualifiée de « solution ». Les déchets de plastique postconsommation suscitent peu d’intérêt sur le marché, et on estime que seulement 8 % de l’ensemble des plastiques sont recyclés, la plupart du temps sous la forme d’un mélange à usage limité. La technologie brevetée de Pyrowave utilise de petites unités de dépolymérisation catalytique par micro-ondes qui décomposent les plastiques pour restituer leurs constituants chimiques d’origine. Les déchets à faible valeur sont ainsi transformés en une matière première de grande valeur qui peut servir à produire de nouveaux plastiques aux propriétés identiques. Cette technologie est même capable de traiter les déchets de polystyrène postconsommation, connus pour être particulièrement difficiles à recycler.  

À propos d'EDC

Société d’État à vocation financière, Exportation et développement Canada (EDC) aide les entreprises canadiennes de toutes tailles à réussir à l’étranger. En tant qu’experts du risque international, nous leur offrons les outils dont elles ont besoin – savoir commercial, solutions de financement et d’assurance, placements en capitaux propres et réseaux de relations – pour conquérir le monde en toute confiance. Dans la conduite de ses affaires, EDC souscrit au principe de durabilité et de responsabilité des entreprises.

Pour savoir comment nous pouvons aider votre entreprise, appelez le 1-888-434-8508 ou rendez-vous au www.edc.ca.