Les exportations énergétiques promises à un rebond en 2017, selon Exportation et développement Canada

Malgré une industrie des ressources naturelles toujours pénalisée par la détente des cours et une demande apathique, la croissance à l’export dans les deux chiffres dans les secteurs des biens de consommation, de l’automobile et de l’aéronautique portera le dynamisme global des exportations canadiennes à 2 % cette année, selon les nouvelles prévisions à l’exportation publiées par Exportation et développement Canada (EDC).

« L’évolution des exportations canadiennes en 2016 est tout naturellement liée à la conjoncture économique mondiale : en dépit des difficultés dans les industries des produits de base, on constate à nouveau un certain dynamisme du côté du logement, du mobilier pour la maison et du transport », a déclaré Peter Hall, économiste en chef d’EDC. « Voilà les secteurs à l’exportation qui afficheront la plus belle performance cette année, et qui seront tout particulièrement propulsés par la fermeté de la demande aux États-Unis. L’économie américaine accélère la cadence et diffuse son dynamisme au reste du monde – ce qui est la principale cause de l’envolée des exportations dans les catégories du transport et des biens de consommation. »

En revanche, les exportateurs de ressources continueront de pâtir cette année, le repli des cours du pétrole brut et du gaz naturel faisant chuter les exportations énergétiques de 14 %. Toutefois, ce marché se stabilisera cette année et orchestra une remontée partielle en 2017.

Dans sa livraison semestrielle des Prévisions à l’exportation, EDC attribue les gains récoltés cette année dans les secteurs hors ressources à la vivacité de la demande américaine qui est alimentée par l’intensification de l’activité dans le logement, la consommation et l’investissement commercial. Parallèlement, le raffermissement de la demande mondiale à l’endroit du segment des nouveaux avions et des services connexes améliorera aussi la performance à l’export du Canada. De plus, un huard moins gaillard conférera un avantage aux exportateurs vendant aux États-Unis et à certains autres marchés étrangers, ce qui viendra bonifier la croissance générale à l’export du Canada.

« Les chiffres actuels des exportations canadiennes sont impressionnants, mais il existe des menaces à cette progression. Les turbulences secouant les places boursières et les devises, ainsi que l’accentuation des risques sur les marchés obligataires et des produits de base se répercutent sur certaines économies – et pour la plupart des analystes, il s’agit là d’une preuve de la contraction du dynamisme mondial », a expliqué M. Hall.

« En fait, ces turbulences semblent, en grande partie, être le fruit de la croissance, et la nécessité de retirer les liquidités excédentaires avant qu’elles fassent grimper l’inflation. Si la tourmente sur les marchés financiers est vraiment attribuable au retour de la croissance, cela signifie que les exportateurs canadiens peuvent saisir de multiples débouchés. La poursuite de la croissance de l’économie américaine n’en constitue sans doute que le début. »

D’après M. Hall, la présence d’une croissance stable aux États-Unis au cours des prochaines années éperonnera la demande en biens de consommations fabriqués au Canada, et notamment des biens pour les habitations comme le mobilier et les biens ménagers durables. Les industries à créneau comme le matériel médical dégageront aussi une croissance à l’export puisque le consommateur américain vieillissant alimente la hausse des dépenses en santé.

Plusieurs facteurs participeront à un raffermissement de la demande adressée à la filière aéronautique canadienne, y compris le repli des cours mondiaux du carburéacteur et l’augmentation des marges des compagnies aériennes. Ce faisant, la plupart de ces compagnies seront en mesure de renouveler ou d’augmenter leur flotte. On notera aussi un renforcement de la demande liée à la formation et à la sensibilisation des équipages. Ce contexte favorisera une embellie des exportations canadiennes de simulateurs de vol, comme ceux fabriqués par CAE.

Surtout sous l’impulsion d’une demande américaine sans précédent adressée au segment des véhicules d’un huard moins vigoureux, EDC escompte un bond de 10 % des exportations automobiles cette année. EDC table aussi sur une progression du volume des expéditions, car la production a repris de plus belle aux usines de montage de Windsor et d’Oakville après une pause de l’activité à des fins de modernisation et de réoutillage.

« Malgré les titres à la une, des marchés mondiaux autres que les États-Unis sont porteurs pour les exportateurs canadiens, en particulier les marchés asiatiques comme la Chine et l’Inde », soutient M. Hall. « Dans ces deux pays, la croissance dépassera cette année la barre des 6 %, ce qui est une hausse remarquable vu la taille de leur économie. Malgré tout, les exportateurs désireux de se rendre sur ces marchés doivent non seulement faire les recherches qui s’imposent et cerner les secteurs présentant des occasions, mais aussi bien saisir les risques contre lesquels ils doivent se prémunir. Heureusement, à ce chapitre, les ressources abondent. »

Selon EDC, l’Inde se présente comme une destination particulièrement attractive pour les exportateurs canadiens. L’économie indienne poursuit sur sa lancée grâce à la hausse des dépenses de consommation stimulée par le faible coût des carburants, une politique monétaire bien gérée et un contexte d’investissement favorable. La Chine demeure aussi un marché de choix pour les exportations canadiennes, même si l’économie chinoise a ralenti la cadence par rapport à son rythme frénétique des dernières années. En outre, EDC escompte un retour de la croissance à l’export dans les régions de l’Afrique, du Moyen-Orient, de l’Europe émergente et de l’Asie centrale.

Autre évolution positive : selon EDC, les industries canadiennes de l’énergie et des ressources devraient reprendre le chemin de la croissance à compter de l’an prochain.

« Les difficultés confrontant les exportateurs canadiens des industries de l’énergie et des ressources se prolongent au-delà de l’intervalle établi par la plupart des prévisionnistes en raison du maintien de faibles cours énergétiques et d’une croissance moins robuste dans d’autres régions du monde. Or, le vent devrait à commencer à tourner en 2017 » a indiqué M. Hall.

« Les secteurs à l’export où la croissance fléchira cette année – notamment l’énergie, les engrais ainsi que les produits chimiques et les plastiques – devraient s’orienter à la hausse l’an prochain, et les exportations énergétiques devraient avancer de près de 20 % sous l’effet de la remontée partielle des cours et les gains de volume de brut. »

D’après EDC, les provinces abritant une économie diversifiée et un secteur manufacturier robuste réaliseront une belle performance cette année. Ainsi, l’essor des exportations de l’Ontario devrait gagner de 7 % et celui de la belle province de 5 %. Toutefois, les provinces fortement tributaires des exportations énergétiques, notamment l’Alberta et Terre-Neuve-et-Labrador, assisteront à nouveau à des reculs qui atteindront respectivement 10 % et 11 %. Dans ces deux provinces, les exportations seront sensiblement plus vigoureuses en 2017, à la faveur de l’augmentation des cours énergétiques et du volume des exportations.

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