Dans les Prévisions à l’exportation, le lecteur découvre les forces dominantes qui influent sur l’économie mondiale et leurs répercussions pour les exportateurs canadiens, de même que les principaux risques et débouchés qui se présenteront au cours des deux prochaines années. Cette publication semestrielle interactive propose aussi une analyse des perspectives en fonction des divers secteurs et pays de destination.

Résumé des prévisions sectorielles

Les exportations canadiennes de biens devraient résolument marquer le pas cette année, après leur belle tenue de l’an dernier, et afficher une croissance de 3 % en 2019 et en 2020. Cette année, la contribution substantielle des secteurs de l’aéronautique, de l’énergie et des engrais au tableau des exportations sera assombrie par un repli dans la foresterie et les métaux. L’essor du secteur des services, de 4 % cette année et l’an prochain, continuera d’embellir les perspectives des exportations canadiennes. Les marchés développés restent la principale destination des exportations canadiennes de biens, sur fond de poursuite de la diversification. En 2019, les exportations totales de biens vers les marchés émergents devraient progresser de 4 %, contre 3 % pour les marchés développés. Cependant, d’ici 2020, la croissance des exportations en direction des marchés émergents s’accélérera et représentera plus du double de celle des marchés développés.

Dans la fabrication, la filière aéronautique volera de nouveau la vedette. La valeur de ses exportations s’est chiffrée à près de 19 G CAD en 2018, et sa croissance devrait s’élever à 14 % en 2019 avant de descendre à 8 % en 2020. Pour leur part, les exportations de machinerie et d’équipement industriels gagneront 7 % cette année et 5 % en 2020 grâce à la fermeté de la demande du côté des investissements en capital fixe sur le marché américain. En revanche, les exportations automobiles resteront en demi-teinte. Après avoir ralenti la cadence l’an dernier, le secteur avancera d’à peine 1 % en 2019 avant de céder 7 % en 2020. Les ventes internationales de pièces d’auto et de matériel de transport lourd seront soutenues par la demande positive mais freinées par le recul des exportations de voitures particulières et de camions légers, qui est à mettre au compte de la décision d’équipementiers de relocaliser leurs installations au Sud de la frontière.

Après un bond de 17 % en 2018, les exportations énergétiques canadiennes dégageront une croissance plus modeste de 9 % cette année, car une capacité pipelinière insuffisante réduira les gains nominaux tirés de la montée du cours du Western Canadian Select (WCS). Les exportations de produits forestiers perdront 7 % cette année, car l’activité tonique des mises en chantier d’habitations aux États-Unis ne suffit pas à annuler la contraction des cours et la faible activité du segment des pâtes et papiers. Malgré tout, une reprise de 3 % est attendue en 2020. Des cours et des volumes faibles ou en baisse dans chaque sous-secteur brideront la croissance dans l’ensemble du segment des minerais et des métaux cette année. Néanmoins, la hausse des cours d’autres métaux compensera la mollesse persistante de l’or et du minerai de fer en 2020. Comme l’an dernier, les exportations de produits agroalimentaires inscriront une croissance moins vive, qui s’établira à 2 % cette année, avant d’engranger des gains de 6 % en 2020.

      Prévisions des exportations (croissance en %) 
Prévisions des exportations canadiennes de marchandises, par secteur G CAD en 2018 Part (en %) des exportations totales pour 2018 2018       2019 (p) 2020 (p)
Secteurs          
Total des exportations 657.5 100.0% 7% 3% 3%
Total – Secteur des services 120.5 18.30% 6% 4% 4%
Total – Secteur des biens 537 81.70% 7% 3% 3%
Technologies de pointe 19.7 3.00% 4.70% 3% 3%
Aéronautique 18.5 2.80% 8.20% 14% 8%
Agroalimentaire 66.1 10.00% 2.60% 2% 6%
Automobile 82.7 12.60% -1.70% 1% -7%
Produits chimiques et plastiques 46.6 7.10% 11.30% 3% 4%
Biens de consommation 21.6 3.30% 2.50% 5% 3%
Énergie 122.2 18.60% 16.90% 9% 6%
Engrais 7.8 1.20% 17.60% 8% 7%
Produits forestiers 36.6 5.60% 7.40% -7% 3%
Machinerie et équipement industriels 30.6 4.70% 7.30% 7% 5%
Minerais et métaux 78.9 12.00% 6.20% -4% 4%
Transactions particulières* 5.7 0.90% 5.00% 12% 8%
Pour mémoire          
Exportations de biens nominales (autos et énergie exclues) 332.1 50.50% 6.40% 1% 5%
Exportations de biens nominales (énergie exclue) 414.8 63.10% 4.70% 1% 2%

Sources : Statistique Canada, Services économiques d'EDC. Les données de 2018 sont réelles, celles de 2019 et de 2020 sont des prévisions.

Les transactions particulières* désignent surtout les transactions de faible valeur, la valeur des réparations à l'équipement et les biens retournés au pays d'origine.

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Prévisions provinciales

Les facteurs influant sur la tenue des exportations de chaque secteur se traduisent par des prévisions de croissance très différentes dans chacune des provinces pour 2019 et 2020. Dans certaines provinces, l’interruption et le redémarrage des activités dans des installations de première importance expliqueront les perspectives très divergentes pendant l’horizon prévisionnel. 

Nos perspectives pour les exportations de Terre-Neuve-et-Labrador sont plus moroses que celles présentées dans nos prévisions de l’automne 2018 en raison du déversement d’hydrocarbures à la plateforme White Rose et de sa mise hors service en novembre 2018, qui se poursuit en 2019. Toutefois, la relance des activités plus tard cette année, conjuguée à l’accroissement de la production à la plateforme marine d’Hebron et à la reprise de l’extraction minière de métaux, portera la croissance à l’export à près de 10 % cette année.

L’élan des exportations du Nouveau-Brunswick devrait se comprimer légèrement du fait de l’explosion à la raffinerie d’Irving en octobre 2018. La réalisation des travaux de réparation limitera la production pendant une bonne partie de l’année. Le retour complet de la production est le principal facteur à l’origine d’une amélioration des perspectives en 2020.

La tenue des exportations de l’Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse sera bonifiée par l’expansion des installations de certains transporteurs. À l’Île-du-Prince-Édouard, l’agrandissement de l’usine de StandardAero à Summerside à la fin de 2018 imprimera une impulsion positive aux exportations en 2019. En Nouvelle-Écosse, le renforcement des capacités de production des pneus d’hiver par Michelin sera l’un des principaux moteurs de la croissance des exportations provinciales. Fait à noter, dans ces deux provinces, les exportations agroalimentaires et des produits de la mer seront favorisés en 2020 par l’entrée en vigueur de l’Accord économique et commercial global (AECG) et l’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP), de même que l’accroissement des capacités de fret aérien à l’aéroport d’Halifax.

Au Québec, l’accélération de la cadence de production des appareils A220 d’Airbus et une production aurifère accrue contribueront à l’envolée modeste des exportations. Le tableau sera néanmoins assombri par le maintien des droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium du Canada qui plombera les perspectives, la belle province étant un important producteur de ces deux matières premières.

Les perspectives de l’Ontario sont nettement assombries par l’incertitude entourant la ratification de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) et la décision de deux constructeurs automobiles de réduire leur production dans la province.

La fin progressive des activités et la fermeture de plusieurs mines au Manitoba de 2018 à 2020 entraveront peu à peu l’essor des exportations provinciales. Malgré tout, la croissance sera éperonnée par les investissements dans l’agroalimentaire, notamment par l’agrandissement de l’usine de transformation de pomme de terre de J.R. Simplot et les nouvelles installations de transformation de pois de 400 millions de dollars de la société Roquette. 

Le raffermissement des cours des produits énergétiques en 2019, faisant suite aux décisions prises en matière de politiques et aux attentes liées à l'entrée en service de la canalisation 3 d’Enbridge, viendra embellir les perspectives pour les exportations de l’Alberta et de la Saskatchewan. 

En Colombie-Britannique, l’augmentation de la production aux mines de cuivre Highland et Mount Milligan stabilisera la progression des exportations provinciales en 2019.

      Prévisions des exportations (croissance en %)
Provinces G CAD en 2018 Part (en %) des exportations totales de biens pour 2018 2018 2019 (p) 2020 (p)
Total des exportations de biens 537 100% 7.20% 3% 3%
Alberta 116.6 22% 15.60% 6% 8%
Colombie-Britannique 46.4 9% 7.20% 2% 1%
Manitoba 15.4 3% 11.20% 3% 2%
Nouveau-Brunswick 12.6 2% -2.00% -1% 11%
Terre-Neuve-et-Labrador 13 2% 28.00% 9% 16%
Nouvelle-Écosse 5.7 1% 7.00% 3% 6%
Ontario 202.1 38% 1.40% 2% 0%
Île-du-Prince-Édouard 1.4 0% 5.00% 7% 7%
Québec 90.1 17% 8.30% 3% 2%
Saskatchewan 31.1 6% 10.30% 4% 1%
Territoires-du-Nord-Ouest 2.6 0% 5.60% 0% 2%

Sources : Statistique Canada, Services économiques d'EDC. Les données de 2018 sont réelles, celles de 2019 et de 2020 sont des prévisions.

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