Dans les Prévisions à l’exportation, le lecteur découvre les forces dominantes qui influent sur l’économie mondiale et leurs répercussions pour les exportateurs canadiens, de même que les principaux risques et débouchés qui se présenteront au cours des deux prochaines années. Cette publication semestrielle interactive propose aussi une analyse des perspectives en fonction des divers secteurs et pays de destination.

Résumé des prévisions sectorielles

Le climat actuel est marqué par une escalade tarifaire entre les États-Unis et la Chine de même que par un net ralentissement du commerce international. Alors, comment se portent les exportations canadiennes?

En 2019, les Services économiques d’Exportation et développement Canada (EDC) s’attendent à une croissance relativement modérée de 3,6 % des exportations, soit un rythme deux fois moins soutenu qu’en 2018. Malgré tout, la tenue des exportations a été assez bonne, tout particulièrement au deuxième trimestre. Voilà pourquoi EDC a revu à la hausse ses prévisions de croissance de 3,3 % formulées au printemps dernier.

Le tableau sera différent l’an prochain puisque le ralentissement de l’économie mondiale et des tensions commerciales persistantes entraveront plus que prévu l’élan des exportations canadiennes. Dans ce contexte, EDC table sur une croissance des exportations moins vigoureuse de 2,6 % en 2020, alors qu’elle anticipait un taux de 3,4 % au printemps dernier.

Tableau précisant les variations par rapport aux prévisions du printemps 2019. Tableau des prévisions sectorielles pour les exportations de biens et de services

Plusieurs secteurs afficheront une performance à l’export éclatante cette année, notamment l’aéronautique, la machinerie industrielle et l’énergie – dont les gains seront néanmoins annulés par la faiblesse prolongée touchant les industries forestière et automobile.

Secteurs les plus dynamiques  

  • La filière aéronautique devrait à nouveau se hisser parmi les têtes de liste à la faveur d’exportations dépassant les 18 milliards de dollars. La croissance de la filière s’envolera de 14 % en 2019 avant de redescendre à 8 % en 2020, au moment où les livraisons devraient atteindre un sommet.
  • Le secteur de la machinerie et de l’équipement industriels est promis à une vive croissance à l’export de 8 %, cette année grâce à la fermeté de la demande provenant des investissements fixes, avant de se ralentir à 3 % en 2020.
  • Le secteur de l’énergie a vu ses exportations bondir de 17 % en 2018, mais cet élan se modérera à 7 % cette année et à 5 % en 2020. La capacité pipelinière insuffisante érodera les gains nominaux réalisés à la suite du raffermissement du cours du pétrole brut canadien.

Secteurs les moins performants

  • Dans le secteur automobile, les exportations continueront de manquer d’allant. Après la performance décevante de l’an dernier, le secteur gagnera à peine 1 % cette année avant de subir une forte contraction de 9 % en 2020. Une demande plus forte devrait dynamiser les ventes internationales de pièces d’auto et d’équipement pour poids lourds, mais on s’attend à une chute des exportations du sous-secteur des voitures et des véhicules légers à la suite de la relocalisation de capacités des équipementiers au Sud de la frontière.
  • L’industrie forestière verra sa croissance décliner d’environ 12 % cette année en raison de la diminution sensible des cours du bois d’œuvre et la baisse des mises en chantier d’habitations sur le marché américain. Les exportations de pâtes seront pénalisées par le tassement de la demande chinoise, mais leur croissance devrait repartir à la hausse et se chiffrer à 6 % en 2020, le resserrement de la demande entraînant une montée des cours.
  • Dans le segment des minerais et des métaux, la croissance des exportations pâtira de la faiblesse des cours et des volumes, tandis que les exportations d’or pourraient profiter d’une instabilité géopolitique accrue et d’une intensification de la production canadienne.  
  • Dans le secteur agricole, les exportations connaîtront sans doute la même croissance atone de l’an dernier, qui devrait être de 2 % supérieure cette année avant de grimper à 4 % en 2020.

Prévisions : biens et services

Les exportations de biens ont souffert de la détérioration de la conjoncture mondiale. Cependant, elles devraient enregistrer une hausse modeste de 3,3 % en 2019, avant de marquer le pas à 2,3 % en 2020. En revanche, les exportations de service ont mieux résisté et maintiennent le cap avec une croissance prévue de 5,1 % cette année et de 3,9 % en 2020.

Prévisions : marchés développés et émergents

Les marchés développés sont la principale destination des exportations canadiennes. En 2019, les marchés émergents et développés devraient afficher des taux de croissance semblables. Cependant, une tendance plus durable vers la diversification devrait à nouveau se dessiner, les exportations vers les économies émergentes devant progresser deux fois plus rapidement que celle vers les économies développées. 

Tableau des prévisions à l’exportation pour les marchés émergents et développés

Aperçu des prévisions provinciales

Même si les prévisions à l’exportation à l’échelle nationale font état d’une croissance relativement modeste en 2019 et 2020, les prévisions provinciales présentent un portrait beaucoup plus contrasté.  Compte tenu des combinaisons entre les principaux partenaires commerciaux et les secteurs de spécialisation dans la sphère de l’exportation, les facteurs améliorant la tenue des exportations dans des provinces données pourraient brider leur élan dans d’autres. Voici l’aperçu des prévisions d’EDC pour chaque province canadienne.

La province de Terre-Neuve-et-Labrador devrait voir la croissance de ses exportations grimper dans les deux chiffres en raison de l’accroissement de la production à la plateforme marine Hebron, et la reprise d’une production maximale aux complexes Hibernia et White Rose. En outre, l’augmentation de la production dans plusieurs mines et la nouvelle production de Tacora embelliront les prévisions de la province.

La Nouvelle-Écosse profite de prévisions à l’exportation très positives grâce à la dynamique du commerce mondial. Les exportations de la filière provinciale du homard connaîtront une embellie, car la province profitera d’un accès amélioré aux marchés mondiaux à la suite de l’entrée en vigueur de l’Accord économique et commercial global (AECG) et de l’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP) et sera favorisée par les nouveaux droits de douane chinois ciblant les exportations de ses concurrents américains.

La province de l’Île-du-Prince-Édouard bénéficiera seulement en partie de la demande mondiale envers les produits de la mer puisque ses prises de homard sont inférieures à celle d’autres régions. L’incendie au printemps dernier de l’usine de transformation de homard de Cape Bald Packers Downeast au Nouveau-Brunswick a nui aux exportations. La croissance en lien avec l’expansion des installations de StandardAero à Summerside à la fin 2018 et d’autres installations de transformation imprimeront un élan respectable.

Les prévisions d’EDC pour le Nouveau-Brunswick  ont été bonifiées par rapport à celles du printemps 2019. On s’attendait à ce que l’élan des exportations se comprime un peu après une explosion à la raffinerie d’Irving en octobre 2018. Cependant, la réalisation des travaux de réparation et le rebond de la production ne devraient pas avoir d’incidence négative. On assisterait à une intensification de la production à la mine de zinc de Caribou (après sa fermeture) et le démarrage de la production au complexe de Restigouche.

La tenue des exportations du Québec s’est considérablement améliorée depuis nos dernières prévisions, en partie grâce à l’élimination des droits de douane américains sur les produits des secteurs canadiens de l’acier et de l’aluminium en mai dernier. La belle province profitera d’autres évolutions positives comme la production accrue des aéronefs A220 d’Airbus, l’entrée en service des nouveaux projets d’Hydro-Québec et l’expansion de complexes miniers.

En Ontario, l’annonce de la fermeture d’usines automobiles de premier plan, notamment celles de General Motors à Oshawa à la fin 2019, et les répercussions générales de la grève des travailleurs de GM aux États-Unis se répercuteront sur le sous-secteur des pièces automobiles et assombriront les perspectives des exportations ontariennes pour 2020.

Au Manitoba, la réduction des activités et la fermeture de plusieurs mines entre 2018 et 2020 devraient freiner progressivement  la croissance à l’export de la province. Plusieurs investissements dans le secteur agricole réalisé par J.R. Simplot, McCain Foods, Maple Leaf Foods et Roquette durant l’horizon prévisionnel seront à l’origine de l’impulsion des exportations au Manitoba.

En Saskatchewan, les facteurs géopolitiques pesant sur le secteur agricole, tout comme la fermeture de mines d’uranium et de potasse, devraient entraîner une détente des exportations de la Saskatchewan en 2019.

En Alberta, dans un contexte de restrictions continues touchant la production, le raffermissement des cours des produits énergétiques embellira les perspectives des exportations nominales de la province en 2019. L’entrée en service attendu de la canalisation 3 de l’oléoduc d’Enbridge vers la fin de 2020 devrait éperonner la croissance l’an prochain.

Les perspectives pour la Colombie-Britannique se sont sensiblement assombries depuis le printemps dernier en raison de la faible activité du secteur forestier et le nombre grandissant de scieries ayant réduit leur production ou fermé leurs portes.

Tableau des prévisions provinciales

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