L’« im-pitou-ayable » monde des accessoires canins

Ce sont les problèmes de liquidités de son entreprise de rénovation résidentielle qui ont poussé Marianne Bertrand à s’intéresser au monde canin – et à créer une nouvelle entreprise pour les chiens.

L’histoire se passe à l’hiver 1994. Pendant des semaines, les Torontois ont dû endurer des températures de -30 degrés Celsius.

Mme Bertrand épluchait les finances de son entreprise de rénovation résidentielle pour trouver une solution aux problèmes de liquidités qu’elle prévoyait rencontrer trois semaines plus tard. « Je m’inquiétais alors pour mes trois chiens – des bassets – à cause de la température glaciale. »

Marianne Bertrand avec les chiens Muttluks

 

« Une amie à moi avait donné, à la blague, des bottes comme cadeau de Noël à l’un de mes chiens. J’avais trouvé ça bien drôle sur le coup, mais, au bout du compte, ça a inspiré ce qui allait devenir mon entreprise principale. Le chien qui portait les bottes lors de notre promenade suivante était très content, tandis que les deux autres étaient transis et misérables. »

Déterminée à protéger les pattes de ses chiens contre le froid mordant, la glace et le sel de voirie, Mme Bertrand a voulu acheter deux autres paires de bottes, mais a constaté que les stocks étaient épuisés. C’est à ce moment qu’elle a décidé de mettre à profit sa passion de longue date pour la couture et de concevoir ses propres bottes pour chiens.

« Un jour, je marchais sur la rue Queen et une commerçante m’a interpellée parce qu’un de ses clients se demandait où je m’étais procuré les bottes que portaient mes chiens », raconte la fondatrice de Muttluks, une collection de bottes pour chiens confortables pour toutes les saisons. « Des gens venaient même cogner à ma porte, et j’en ai conclu que ça n’était que la partie visible de l’iceberg. »

Le premier modèle de bottes créé par l’entreprise – les Muttluks doublées de molleton – est encore fabriqué au Canada, et la collection comporte maintenant plusieurs autres modèles, dont certains sont faits de matériaux élastiques et ont des sangles de serrage et des semelles flexibles. Parmi les créations de Mme Bertrand, on compte les bottes Snow Mushers pour l’hiver, les Mud Monsters pour l’été et les Hott Doggers, qui peuvent être portées à l’intérieur comme à l’extérieur.

Muttluks manteaux pour chiens

 

Fruit du hasard, 1994 est aussi l’année du Chien dans le zodiaque chinois. Le chien est un symbole de loyauté, et en avoir un à la maison serait un gage de bonne fortune. Cela s’est révélé vrai pour Mme Bertrand, puisqu’elle a commencé à fabriquer des bottes pour chiens dans son salon.

« Parfois, la vie vous prend par surprise, ajoute Mme Bertrand en riant. Si j’avais eu 500 $ de plus ou un peu de temps pour réfléchir, je ne l’aurais pas fait. Les quelque 600 $ que j’ai dépensés en matériaux m’ont rapporté 2 600 $. Mon premier client était le magasin Pet Valu sur la rue Queen Est, à Toronto. J’ai travaillé d’arrache-pied pendant trois semaines – tous les jours jusqu’à deux heures du matin. »

La solution d’EDC

Aujourd’hui, Mme Bertrand vend des bottes, des manteaux, des onguents (pour les pattes) et des bas pour chiens sur quatre continents, à des clients des États-Unis, du Japon, du Royaume-Uni et de l’Australie. Elle a déménagé ses opérations de son salon vers un entrepôt de 11 000 pieds carrés. Elle a lancé son usine en 1997 et participé à une mission commerciale de femmes Canada–États-Unis en compagnie d’Exportation et développement Canada (EDC), où elle a découvert l’importance de collaborer avec cette dernière.

Muttluks bas pour chiens

 

« EDC m’a vraiment ouvert les yeux sur le monde et m’a montré ce qu’il était possible d’accomplir, ainsi que les avantages et les risques associés à l’exportation », explique Mme Bertrand.

Elle indique avoir dû emprunter beaucoup d’argent au fil des ans pour sa petite entreprise, et EDC a toujours été là pour garantir une marge de crédit auprès de sa banque – un élément essentiel à la survie de son entreprise.

« EDC m’a vraiment ouvert les yeux sur le monde et m’a montré ce qu’il était possible d’accomplir, ainsi que les avantages et les risques associés à l’exportation. »

Marianne Bertrand  —  propriétaire Muttluks

« L’aide d’EDC a vraiment changé la donne pour nous, reconnaît la femme d’affaires avisée. Le fait qu’EDC garantisse nos prêts dans le cadre de son Programme de garanties d’exportations a donné à la banque l’assurance nécessaire pour travailler avec nous. Nous avons aussi recours à l’Assurance crédit de portefeuille, qui couvre nos comptes clients. EDC a ainsi convaincu notre banque de se risquer à soutenir une entreprise de bottes pour chiens. Le travail qu’accomplit EDC pour aider les entreprises canadiennes à perdurer est incroyable. »

Comme elle se plaît à le dire, c’est une collaboration qui « a du chien ».

Plans pour le futur

L’entreprise a connu des hauts et des bas. Mme Bertrand a tardé à établir une présence sur Internet et, au début, elle ne comprenait pas l’importance des médias sociaux. Elle a également vécu des problèmes de santé qui ont ralenti ses activités. L’entreprise a récemment rebâti sa structure organisationnelle en s’appuyant sur le modèle Good to Great (De la performance à l’excellence) du gourou de la gestion, Jim Collins, qui explique pourquoi certaines entreprises se lancent, et d’autres non. Dans son livre, il recommande de créer une culture de discipline combinée à une éthique entrepreneuriale tout en adoptant les nouvelles technologies. Mme Bertrand a engagé un gestionnaire de bureau et des ventes – son titre officiel est « golden retriever des ventes », tandis qu’elle est la « sherpaw » – dans le cadre de la phase de redressement et de croissance de l’entreprise.

« J’ai constaté que je savais très bien imposer la discipline quand j’étais présente, explique-t-elle, mais que l’entreprise n’avait pas de culture de discipline. Une entreprise ne peut pas reposer sur une seule personne. Il fallait que la discipline règne même quand je ne suis pas là. Depuis, j’ai travaillé fort pour instaurer une culture de discipline. Nous avons maintenant une équipe fantastique. »

L’avenir s’annonce radieux pour l’entreprise : elle cherche à percer de nouveaux marchés étrangers tout en pénétrant encore davantage le marché canadien. « Nous avons connu une solide croissance au Canada », se réjouit Mme Bertrand, qui souhaite faire de même sur de nouveaux marchés d’exportation. Elle a suivi le Programme d’accélération du commerce international d’EDC et le Programme direction croissance de la Banque de développement du Canada. Elle prévoit utiliser les connaissances qu’elle a acquises pour améliorer l’efficacité de son entreprise et accroître son rayonnement international. De plus, l’entreprise prévoit lancer de cinq à dix nouveaux produits au cours des prochaines années.

Service d’EDC utilisé

Fonds de roulement

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