Drapeau américain battant fièrement dans le vent

1. L’Amérique d’abord 

Le cheval de bataille de l’administration Trump, « l’Amérique d’abord », prône ouvertement le retrait des États-Unis des institutions multilatérales, comme les Nations Unies et l’Organisation mondiale du commerce, et des accords commerciaux multilatéraux. C’est une position qui complique les choses pour le Canada et qui pourrait gâcher des occasions à l’étranger.

Globe de cristal déposé dans la paume d’un homme

2. Récession mondiale

Une récession mondiale est dans l’air, et le Canada n’est pas à l’abri d’un éventuel repli économique. Lors de la dernière récession, en 2008, certains pays ont adopté des mesures extraordinaires pour garder la tête hors de l’eau. Or, cette fois-ci, les gouvernements et les banques centrales ont moins de latitude pour relancer l’économie. Si la croissance économique ralentit, les dépenses se resserreront, ce qui pourrait freiner les entreprises canadiennes de plusieurs façons.

 

 

Clôture grillagée présentant d’un côté un paysage d’hiver et de l’autre un joli jardin

3. Protectionnisme mondial

Ces dernières années, le populisme a atteint un nouveau sommet lorsque le Royaume-Uni a choisi de quitter l’Union européenne et que les États-Unis ont élu Donald Trump. Quant à la montée du protectionnisme, elle s’est accompagnée d’une augmentation des tensions commerciales et diplomatiques, de turbulences financières et de répercussions négatives pour les chaînes d’approvisionnement mondiales. Les obstacles au commerce sont maintenant en tête des défis pour les exportateurs canadiens qui essaient d’accroître et de maintenir leurs activités à l’étranger.

Drapeau américain hissé devant une institution bancaire

4. Isolationnisme des États-Unis et vide géopolitique

En se repliant sur eux-mêmes et en se retirant des ententes diplomatiques avec plusieurs alliés de longue date, les États-Unis créent un vide politique que d’autres pays aspireront peut-être à combler. Cette dynamique peut nuire au Canada; par exemple, il ne profitera plus du soutien américain à certains égards, comme les changements climatiques et les droits de la personne.

 

 

Barils de pétrole dans un chantier

5. Surabondance de pétrole sur les marchés mondiaux

La saturation progressive des stocks de pétrole pourrait saper la stabilité économique de la Russie, de l’Arabie saoudite et d’autres pays producteurs dont l’économie repose entièrement sur l’or noir. Pour le Canada, cette surabondance ouvrira certaines portes et en fermera d’autres. Les entreprises du secteur de l’extraction du schiste bitumineux pourraient profiter d’un éventuel engouement international pour cette ressource.

Panorama de la ville chinoise de Shanghaï par une nuit maussade

6. Crise financière et du crédit en Chine

Le désir ardent d’une forte croissance économique constitue depuis longtemps l’un des principaux axes de la politique du gouvernement chinois. Forte de plusieurs décennies de succès en la matière, la Chine aspire maintenant à éliminer la pauvreté extrême et à doubler la taille de son économie d’ici 2020. Malgré cette volonté, les perspectives à court terme sont assombries par les tensions commerciales, et la Chine est encore étranglée par les dettes contractées durant la crise financière de 2009. Face à ce constat, le Fonds monétaire international s’est dit préoccupé par la trajectoire de l’économie chinoise, qui pourrait nuire aux entreprises canadiennes qui font des affaires sur ce marché.

 

 

Nuages sombres flottant à proximité de l’horloge Big Ben à Londres

7. Brexit désordonné

La sortie officielle de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, qui compte actuellement 28 pays, est prévue pour le 31 janvier 2020. Si aucune entente n’est conclue d’ici là, une grande incertitude politique, économique et commerciale pourrait s’ensuivre. Selon les estimations de la Banque d’Angleterre, le Royaume-Uni risque de voir son PIB diminuer d’environ 5 %, un coup plus grand encore que la Grande Récession. Pour les entreprises canadiennes établies en Grande-Bretagne, cela aurait pour effet d’augmenter les coûts financiers et administratifs des activités à l’intérieur de l’Union européenne.

Investisseurs jetant un regard inquiet sur un écran de la Bourse

8. Vague de défauts sur les marchés émergents

Vu les bas taux d’intérêt de nombreux pays, la plupart des banques centrales des marchés émergents et développés ont réduit leurs taux pour stimuler leur économie. Cette tendance à l’assouplissement monétaire risque de surendetter certains pays au point où ils ne pourraient plus honorer leurs obligations de paiement, surtout si les taux d’intérêt venaient à augmenter. Si le resserrement à l’échelle mondiale est de mauvais augure pour de nombreux États, les perspectives ne sont pas aussi sombres pour les exportateurs et les investisseurs canadiens.

 

 

Mur et clôture divisant une municipalité

9. Retour de la polarisation

La concurrence stratégique entre les États-Unis et la Chine fait la une de l’actualité. Si l’on se fie à l’escalade des tensions commerciales, ces deux géants de la sphère géopolitique cherchent à faire payer au maximum leur adversaire au lieu d’alimenter l’économie mondiale. Les missions de paix, les accords de libre-échange et la coopération internationale dans une foule de domaines sont relégués au second rang. La polarisation ne profite à personne à long terme et pourrait avoir des répercussions négatives majeures.

 

Soldats en uniforme de combat tenant une carabine

10. Guerre entre États

Depuis l’émergence des technologies de l’information, nos écrans sont inondés quotidiennement de mauvaises nouvelles et de conflits armés. De nombreuses régions stratégiques, comme le golfe Persique, la Russie et la Corée du Nord, sont le théâtre d’une reprise des tensions entre rivaux locaux. Sur le plan géopolitique, la décision des États-Unis de renoncer à son rôle de gardien de la paix mondiale donne le champ libre à ceux qui s’opposent au régime actuel.


 

 

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