La route vers l’Inde est longue, mais heureusement, Nigel Selig est là pour guider les Canadiens qui souhaitent y mener des affaires.

Du 17 au 28 juin, le représentant en chef pour l’Inde d’Exportation et développement Canada (EDC) se rendra dans neuf villes du Canada pour parler des débouchés commerciaux en Inde.

« Je veux inciter les entreprises canadiennes à considérer sérieusement le marché indien et à tirer profit de l’expérience, des ressources et des contacts qu’EDC cumule depuis 15 ans », explique M. Selig, qui sera accompagné dans sa tournée par Simonil Bamji, directrice régionale associée d’EDC à Mumbai.

Quand ils décident de diversifier leurs activités, les Canadiens se tournent généralement vers les États-Unis. Pourtant, selon M. Selig, ils devraient aussi songer à l’Inde.

« Premièrement, c’est l’un des plus grands marchés de consommation au monde », fait observer ce père de deux enfants qui vit à Mumbai depuis deux ans.

« Le milieu des affaires indien présente l’avantage culturel de laisser une grande place à l’anglais. À Mumbai, Delhi, Bangalore ou Hyderabad, on peut discuter affaires comme on le ferait à Ottawa, Toronto ou New York. Voilà qui facilite les choses. »

M. Selig et Mme Bamji visiteront des bureaux régionaux d’EDC au Canada, dont ceux de Vancouver, Montréal et Halifax, afin d’expliquer aux entrepreneurs et aux exportateurs d’ici pourquoi ils devraient se tourner vers cette « terre de promesses » et de leur montrer toutes les possibilités de croissance qu’elle recèle.

« Quand je pense aux débouchés en Inde, c’est le mot “expansion” qui me vient à l'esprit : de la population en général (1,3 milliard d’habitants, et une classe moyenne en essor) et du potentiel s’offrant aux entreprises canadiennes dans les secteurs des tours de communications, des infrastructures et de l’électricité », ajoute M. Selig.

Personne portant un maquillage coloré


Mme Bamji, qui est née et a grandi à Mumbai et qui travaille à EDC depuis plus de 10 ans, profitera de la tournée pour parler des secteurs de croissance les plus prometteurs pour les Canadiens en Inde, comme ceux des infrastructures, des technologies de l’information et des communications, et de l’énergie renouvelable. Elle fera aussi une introduction aux différences culturelles qui ont une incidence sur la façon d’exercer des affaires dans ce pays.

« Il y a ce que j’appelle les “trois P” : présence, patience, prix », note-t-elle, en soulignant que le marché indien est axé sur les relations. Voici donc sa recette du succès à l’intention des exportateurs canadiens :

  • Présence : Il faut se trouver sur le terrain et rencontrer en personne les partenaires d’affaires et les clients potentiels.
  • Patience : Les liens de confiance se tissent au fil du temps. Il faut parfois patienter deux et même trois ans avant de signer un contrat avec une entreprise indienne.
  • Prix : Comme elle est proche de la Chine et du Japon, l’Inde a accès à des produits bon marché, mais les biens et services canadiens ont une valeur ajoutée : la qualité.

On peut conclure cette liste par un quatrième « P » : les partenariats. Les deux collègues sont catégoriques : les Canadiens doivent faire équipe avec des partenaires locaux pour réussir sur le marché indien.

« Je veux montrer clairement que nous entretenons des relations avec les meilleures entreprises en Inde, des entreprises qui ont un réel intérêt pour les biens et services canadiens », précise M. Selig. « C’est un marché à découvrir pour de nombreux Canadiens, d’autant plus que le bassin de consommateurs est très important. »

La récente réélection du premier ministre Narendra Modi est un autre plus pour les investisseurs et les exportateurs canadiens, car « elle laisse présager une continuité dans les politiques et un climat stable pour les cinq prochaines années, ce qui permettra une saine croissance économique et la poursuite des réformes visant à assouplir les politiques commerciales. L’Inde est aujourd’hui au 77e rang des pays du classement selon la facilité de faire des affaires – ce qui est inédit pour ce pays. »

Mais comme tous les nouveaux marchés, l’Inde comporte aussi des risques, notamment en matière d’éthique et de corruption. Pour mieux les comprendre et apprendre à les atténuer, venez entendre les stratégies de l’Équipe de l’intégrité commerciale d’EDC quand la tournée s’arrêtera à Toronto, Montréal, Halifax ou Vancouver.

Tournée d’EDC sur l’Inde

17 juin : Kitchener-Waterloo, Ontario
18 juin : Toronto, Ontario
19 juin : Montréal, Québec
20 juin : Québec, Québec
24 juin : Halifax (Nouvelle-Écosse) * Avec la participation spéciale de Mairead Lavery, présidente et chef de la direction d’EDC
25 juin : St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador
26 juin : Winnipeg, Manitoba
27 juin : Calgary, Alberta
28 juin : Vancouver, Colombie-Britannique