[00:13:25.550] - Orateur 1
Y a d'autres marchés que les que les Etats-Unis dans votre portfolio, dans votre mire ?
[00:13:31.790] - Orateur 2
Ecoutez, oui, et ça, je dois dire EDC est un partenaire important pour nous, pour l'exportation. Ils nous ont mis en contact avec une chaîne du Mexique qui a 824 magasins. Alors ça fait déjà un an et demi qu'on est en contact avec eux. On devrait recevoir nos premières commandes au mois de janvier. C'est très intéressant.
[00:13:53.840] - Orateur 1
On se rend pas compte. Ici, les volumes à l'international sont quand même faramineux.
[00:13:59.840] - Orateur 2
Je vous donne un exemple Métro au Québec, c'est 195 magasins IGA, c'est 300. La chaîne avec laquelle on va travailler au Mexique, qui est un pays qui est quand même pas mal plus populeux, c'est 824, mais on est capable de le prendre, C'est 30 5 h de camion. Si, jusqu'à montrer, parce que l'entreprise vient de montrer dans le nord du Mexique, c'est comme de raison, on vend au camion plein, là c'est pas on n'envoie pas une palette, là, c'est quand on parle de ce nombre de magasins là, ils sont capables d'en prendre.
[00:14:33.770] - Orateur 1
C'est ça, Je veux dire, le gain peut être faramineux avec cette quantité de magasins là, mais il faut fournir.
[00:14:38.870] - Orateur 2
Exactement. C'est pour ça qu'on a misé un peu plus sur la capacité de production, parce que ça nous donne accès à des gros clients. Il n'y en a pas des tonnes qui peuvent faire ça. Donc, nous, on a pris cette voie là.
[00:14:51.650] - Orateur 1
Donc, vous vous êtes vraiment positionnés dans ce marché manufacturier là. Justement, parlant de capacité de production, parle nous un peu de votre nouvelle usine de la Chute ?
[00:15:02.030] - Orateur 2
Bon, alors, comme je vous ai dit, elle va uniquement fabriquer des produits qui sont à base de non laitiers, donc à base de lait de soja, les noix de coco, beaucoup de lait, d'avoine et des sorbets qui sont à base de fruits. L'usine de Montréal, elle, va rester comme usine laitière. Sauf que la capacité de l'usine, à cause de l'exportation qu'on peut faire à partir de Lachute, elle va avoir une capacité d'à peu près cinq fois plus grande que celle de Montréal.
[00:15:31.460] - Orateur 1
Pis ça a été un bâtiment fait de façon qui.
[00:15:34.760] - Orateur 2
Était déjà existant, qu'on a acquis. Ça fait un an et demi. Il a fallu la mettre l'immeuble à niveau. Le projet a pris un petit peu de retard, pas à cause de nous, mais à cause des équipements qu'on a, qu'on a acheté. C'est beaucoup des équipements européens et ils sont en retard un petit peu. Mais on devrait commencer la production, là, à partir du mois d'avril.
[00:15:55.760] - Orateur 1
Comment on navigue, justement, ces retards là avec nos différents partenaires d'affaires ? Tu sais, c'est quand même un défi, là, tu te dis Je vais livrer juin 2023 ou décembre 2023 ou non, excuse moi, c'est avril 2024.
[00:16:10.310] - Orateur 2
Alors on a été très ouverts et très clairs avec eux. Ils savent qu'on réaménage, qu'on met à niveau une nouvelle usine. Aussi, ces gens là, ils achètent des équipements. Les meilleurs équipements de crème glacée, c'est beaucoup. Les Allemands et les Italiens qui les fabriquent sont au courant des retards. On essaie de compenser. Là, actuellement, l'usine de Montréal, on fait les deux. Là, on est pas mal occupés à Montréal, on fait du laitier du Nord laitier avec des protocoles très sévères. Les clients ont été très, très compréhensifs parce qu'on les a tenus au courant de toute façon, parce que vous.
[00:16:43.010] - Orateur 1
Étiez transparents tout au long du processus.
[00:16:45.560] - Orateur 2
Oui, absolument.
[00:16:46.700] - Orateur 1
Donc ça, c'est le secret dans le fond, la communication rester transparent, clair, ouvert, oui.
[00:16:52.280] - Orateur 2
Puis nous, ce qu'on leur dit, on veut que ça soit pratiquement un privilège pour une entreprise de travailler avec nous. C'est un peu péteux de dire ça, là, mais nous, ce qu'on veut, on cherche des entreprises qui ont qui ont des marchés bien particuliers. Ils ne vont pas nécessairement se battre avec les gros, les grosses compagnies qui ont des produits qui leur ressemblent, qui ont, qui sont dans une niche, qui ont un fort potentiel de croissance et qui peuvent se développer. Alors pour nous, c'est intéressant d'avoir des clients qui vont grandir parce qu'ils vont nous faire grandir en même temps. Donc, vous.
[00:17:24.330] - Orateur 1
Cherchez vraiment des partenaires d'affaires sur du long terme ?
[00:17:27.780] - Orateur 2
Absolument. Alors nous, des clients qui un an ou deux, on va passer à d'autres choses. Nous autres, on veut avoir des clients le plus longtemps possible, comme nos entreprises à la base. Bilboquet. Il y a des clients et des clients qu'on a depuis 25 ans. Alors ça, c'est l'idéal. Je peux vous dire que plus on travaille ensemble, plus on se connaît, plus c'est facile et plus on échange d'informations, plus on peut s'appuyer. Ça devient très intéressant puisque j'aime beaucoup ce que j'aime beaucoup. Là, je fais un aparté parce que là, on a un nouveau client de Californie qui débarquait cette semaine et qui ne connaissait pas le Québec. Alors ça, là, moi j'ai une fierté totale et c'est surprenant de réaliser à quel point certains coins des États-Unis, ils n'ont aucune idée de notre existence. Moi, quand je leur entends dire It's so french here, ben oui, on parle français.
[00:18:22.740] - Orateur 1
On a quand même perdu, mais on est quand même pas mal de francophones ici. Est ce que justement c'est bon à quel point toute cette aventure entrepreneuriale là est basée sur le relationnel ? J'entends que c'est une très, très grande valeur pour vous. Est ce que c'est le nerf de la guerre de développer les relations pour pouvoir être pérenne dans le temps ?
[00:18:43.320] - Orateur 2
C'est le nerf, C'est le nerf de la guerre. Parce qu'à ce moment là, on peut tous dire. Et on peut toujours avoir confiance que notre partenaire peut nous faire grandir encore plus. Alors je vais vous dire, les relations qu'on a actuellement, c'est toujours un petit peu inquiétant. Ils vont aller voir ailleurs, mais c'est ça qui arrive là. On est tellement à un autre niveau qu'ils ne vont pas voir ailleurs. Ils ont dit On a un projet pour faire des bonbons. Ben écoute, on va la regarder, ça vaut la peine. On va le faire alors très ouverts. Et jusqu'à maintenant, ça nous a très bien servi.
[00:19:17.690] - Orateur 1
Puis est ce que c'est un défi à l'interne, justement, tout ce développement là, la croissance, le développement des affaires, de mettre beaucoup d'énergie, là. Est ce que, malheureusement, ça nous empêche de conserver notre énergie sur la maintenance ou comment on fait pour jongler entre les deux ?
[00:19:34.100] - Orateur 2
On est rendu une entreprise d'une certaine taille, ça veut dire qu'on commence à avoir des gens. Moi j'aimerais vous dire, je travaille beaucoup de la maison parce qu'avec les écrans aujourd'hui, puis l'Internet, c'est très facile, puis le running gag, si je viens au bureau, peut être une fois par semaine, je rencontre du Nouveau Monde à chaque semaine. On embauche actuellement, Vous êtes combien ?
[00:19:53.960] - Orateur 1
Tout.
[00:19:54.320] - Orateur 2
Mais là, je pense qu'on est autour de 85. Mais il y a un an, on était 60, puis il y a deux ans on était 35. Alors c'est pas des gros chiffres, mais il faut penser qu'on investit aussi beaucoup en automatisation, donc on va être capable de faire Puis l'usine de la chute, on devrait être à peu près 80 alors que les anciens occupants de cette usine là, ils étaient au dessus de 200. Mais là, on n'a pas le choix, il faut qu'on investisse en automatisation.
[00:20:22.790] - Orateur 1
Donc ça va faire de votre appartement, On va peser sur un bouton, puis un beau. Il y a un beau bâton de crème glacée qui va sortir à la chute, qui va être transporté.
[00:20:32.510] - Orateur 2
C'est presque ça. Mais c'est pas comme le goûter comme de raison. C'est certain que quand je viens au bureau, j'ai la chance de pouvoir goûter un paquet de nouveaux produits. Et je peux vous dire, c'est très difficile parce que normalement tu peux goûter puis pas nécessairement avaler. Moi, j'ai beaucoup de difficulté avec ça. Quand je goûte, j'avale.
[00:20:50.720] - Orateur 1
J'aime, Ça fait que c'est pas un défi en même temps de jongler entre la croissance.
[00:20:54.920] - Orateur 2
Oui, c'est un défi, c'est un défi. Mais l'équipe s'est bâtie autour de ces défis là. Et comme je vous dis, ben on est plus nombreux, là, pour s'épauler. Donc c'est toujours des défis, mais c'est plus facile.
[00:21:10.190] - Orateur 1
En terme de ESG qui est un sujet vraiment de l'heure. Je comprends que l'usine a été reconstruite ou construite, pas continuellement, ça a été ça, mais.
[00:21:23.540] - Orateur 2
Mais je vais vous donner des exemples aussi simples. Alors, comme de raison, on travaille avec des clients pour qui c'est une priorité numéro un hôtel. On a un rapport de 60 pages à faire à chaque année sur qu'est ce qu'on a réussi, qu'est ce qu'on a réussi à faire cette année qui nous améliore. Il faut dire qu'on est quand même favorisés au Québec. Notre usine, là, elle marche. L'électricité, l'électricité, c'est de l'hydroélectricité. Mais ces gens là aussi, Nous, il n'y a pas longtemps, il y a deux ans, les pots bilboquet, c'était des petits pots en carton, mais on avait un couvercle en plastique. Alors ces gens là nous ont dit ben nous, on n'est pas à l'aise avec ça, on veut avoir des couvercles en carton, puis on veut avoir un petit film protecteur en papier. On n'avait pas l'équipement pour faire ça, puis on n'avait pas les équipements qui juste avec la marque Bilboquet qu'on aurait pu justifier. Mais. Mais comme ces gens là sont embarqués là dedans, ben on a réussi à faire l'investissement avec leur aide puis de nous s'adapter à cette nouvelle réalité là.
[00:22:25.910] - Orateur 2
Il n'y a plus de plastique ici, là.
[00:22:27.800] - Orateur 1
Zéro zéro. Oui, donc ça nous a vraiment permis, ces partenariats là, de faire de l'éco conception et de pouvoir financer des projets d'innovation.
[00:22:35.960] - Orateur 2
Absolument. Parce qu'ils ont ils ont du volume, donc ça nous aide.
[00:22:40.460] - Orateur 1
Ça fait un sens. Il y a un retour sur investissement, puis est ce qu'il y a différents piliers à l'interne, justement pour réduire votre empreinte environnementale, différents piliers stratégiques auxquels vous avez réfléchi, puis vous mettez de l'avant certaines actions ? Je sais pas que ce soit le transport par camion.
[00:22:55.760] - Orateur 2
Oui, mais ces gens, notre utilisation d'eau, vous savez que l'eau on l'utilise comme réfrigérant. On n'était pas il y a deux ou trois ans, on n'avait pas de système de récupération. L'eau est jamais en contact avec le produit, C'est de l'eau froide, c'est de l'eau qu'on refroidit qui passe dans les parois et qui qui donne une certaine texture à la crème glacée. Alors Mais là maintenant, on a. On a réduit notre consommation d'eau par 50 à cause de ça, parce qu'on réutilise notre eau.
[00:23:27.230] - Orateur 1
C'est ça, C'est pas un circuit fermé. Oui, c'est ça, C'est un circuit fermé.
[00:23:30.620] - Orateur 2
Oui, des choses comme ça au niveau de l'emballage, les congélateurs, comme je disais à Lachute, ça va être des congélateurs au CO2. Ça, c'est ce qu'il y a de plus écologique comme versus quoi ?
[00:23:41.870] - Orateur 1
Habituellement.
[00:23:42.800] - Orateur 2
C'est beaucoup de l'ammoniac, Alors là, on n'aura pas ça. Donc on est on est très à. Ah ça, pour nos clients, ils le sont aussi. Pis eux autres ont des suggestions souvent dans ce sens là. Donc encore une fois, on travaille ça en équipe.
[00:23:59.530] - Orateur 1
Puis je pense aussi, même au delà de ces initiatives là. d'Eau, d'emballage, de congélation, de CO2. Il y a aussi tout ce qui est la composition du produit. C'est sûr qu'on fait l'analyse de cycle de vie de crème glacée à base de lait d'avoine, le soja versus laitier, tout ça. Il y a aussi, j'imagine, un gain au niveau de la réduction.
[00:24:21.580] - Orateur 2
L'industrie laitière, ça ne va pas changer, c'est toujours là, mais juste l'utilisation de l'eau pour sortir un litre de lait. C'est colossal la quantité d'eau qui est nécessaire comparé au soya comparé à l'avoine. Pis là j'inclus pas la noix de coco parce que la noix de coco, ça vient de Thaïlande, il y a du transport. Bon, on travaille avec la noix de coco pour certains clients, mais on travaille beaucoup avec l'avoine pis l'avoine.
[00:24:50.560] - Orateur 1
Est ce que les Canadiens et Canadiennes ?
[00:24:52.900] - Orateur 2
Absolument.
[00:24:53.800] - Orateur 1
Mais des fois, c'est ça, des fois c'est contre intuitif. Parce que bon, de ce que j'ai compris, avec le temps, un transport maritime qui vient de loin va être moins polluant que de chipper des amandes de Montréal en Californie, en camion. Donc des fois, il y a quand même des des résultats contre intuitif. C'est dur. Il faut vraiment faire des analyses de cycle de vie poussées pour avoir une vraie empreinte, une vraie mesure.
[00:25:16.450] - Orateur 2
Alors on est dans ce dans ce mode mental là.
[00:25:21.100] - Orateur 1
C'est vraiment intéressant et je trouve ça intéressant que vos partenaires vous aident à aller encore plus loin dans votre innovation. C'est vraiment un partenaire. Un partenariat gagnant gagnant ?
[00:25:35.320] - Orateur 2
Absolument. Et puis moi, j'ai une grande fierté aussi. On commence à travailler. Je donne aux clés comme comme exemple quand on a décidé de se lancer dans les bars. C'est pas compliqué, c'était pendant la pandémie alors ils étaient pas au courant qu'on avait acheté une machine pour faire des balles, alors on avait l'avantage d'avoir les adresses de toute la haute direction. Alors on a fait des barres à base d'avoine trempées dans du chocolat sans produits laitiers et on leur a envoyé ça chez eux, une boîte de douze. Je peux vous dire alors ça a été envoyé avec de la glace sèche le jeudi, le lundi matin et le téléphone sonnait. Puis, six mois après ont commencé à produire.
[00:26:19.960] - Orateur 1
Vous les avez eues par les papilles ?
[00:26:21.640] - Orateur 2
Absolument. Donc c'est intéressant. Quand on a une taille comme la nôtre, on peut être très proactifs. Et ça, ils ont beaucoup aimé cette approche là. Et alors ils ont quand même de leur côté, il y avait certaines exigences. Je vous donne ça comme exemple, mais le chocolat, ça va venir de telle compagnie à Chicago. Alors, on a commencé à travailler avec eux comme ça, puis pour se rendre compte, regarde ce produit là, ça pourrait être fait chez Barry Calbo à Saint-Hyacinthe, là, tu sais. Alors, on les a convaincus de faire Saint-Hyacinthe, C'est 45, 50 minutes de Montréal. Ok. Alors que la Compagnie de Chicago, c'était des heures et des heures de camion, là. Donc, on a un rôle à jouer de ce côté là aussi, Puis, comme de raison. Mais l'argument Écoutez, là, vous nous demandez d'avoir du transport à n'en plus finir, nous autres, là, c'est à côté de chez nous. Ils ont compris ça, ils ont fait les tests et maintenant on utilise du chocolat de Bell Calbo.
[00:27:14.590] - Orateur 2
Alors on essaie, là, dès qu'on peut, de pouvoir embarquer notre monde dans notre écosystème.
[00:27:23.210] - Orateur 1
Donc il n'y a jamais une journée où on accepte le statu quo. On est constamment à la recherche de façons de travailler qui sont innovantes, qui sont gagnantes gagnantes pour nos entreprises et nos partenaires d'affaires.
[00:27:35.150] - Orateur 2
La beauté qu'on a dans un secteur comme la crème glacée, c'est un petit plaisir de la vie. Les gens adorent nos produits, se retrouvent dans les supermarchés, se retrouvent dans des crèmerie l'été, des bars laitiers. Maintenant tu peux en manger à l'année. Ce qui existe maintenant, qui n'existait pas avant, c'est qu'au Québec, on a l'hiver. Alors, il y a cinq ou six ans. Comme de raison, les affaires pendant l'hiver étaient un petit peu plus difficiles. Mais là, maintenant, comme on fait des marques privées pour des compagnies américaines, je peux vous dire qu'en Californie, en Floride, au Texas, il fait beau, il fait.
[00:28:13.400] - Orateur 1
Chaud en décembre, il n'y a pas de problème en décembre. Mais c'est ça aussi ça, l'exportation. Ça a diminué le risque dans le fond, ça a diversifié vos marchés. Diminuer la saisonnalité, le risque ?
[00:28:25.370] - Orateur 2
Absolument. Alors là, on regarde ce qu'on produit en janvier février. C'est pas tellement différent de ce qu'on produit en mai, juin, juillet, parce qu'il y a ces marchés là.
[00:28:34.550] - Orateur 1
Ça, c'est vraiment, vraiment très intéressant. Justement, j'ai une question par rapport à ça. Est ce que la pandémie, ça a affecté la consommation de de crème glacée, de justement petits plaisirs glacés en général ?
[00:28:45.950] - Orateur 2
On a eu une croissance spectaculaire. C'est aussi bête que ça.
[00:28:50.990] - Orateur 1
Donc les gens ont mangé plus de crème glacée, mettons en 2023 qu'en 2019.
[00:28:56.420] - Orateur 2
Absolument. Ce qui arrive, c'est que l'augmentation a été très, très forte en 20, 20, 20, 21, 20, 22. L'augmentation était là mais un peu moins forte 20 23 Mais ça augmente toujours. Mais on a eu un choc d'augmentation avec la pandémie. Pourquoi Les gens cherchaient des petits plaisirs, des petits plaisirs ? C'était la crème glacée.
[00:29:16.100] - Orateur 1
Puis après ça, il faut faire pas mal de gymnastique après pour palier ce petit plaisir là au niveau des intrants. Est ce que le coût des matières premières vous a affecté, puis le fait, est ce que vous avez dû augmenter vos prix, puis est ce que l'exportation, ça a été un peu comme un edge naturel vu qu'on reçoit notre argent en dollars américains pour la grosse chose ?
[00:29:37.700] - Orateur 2
C'est comme on a beaucoup investi dans notre capacité de production puis dans l'automatisation, on a réussi à avoir un processus qui nous coûte moins cher les matières premières. On est comme tout le monde. Sauf que je vous donne un exemple quand on achète des fruits puis qu'on a un gros client américain, ben les prix augmentent pas parce que le volume augmente, on est capable de commander beaucoup plus.
[00:30:03.740] - Orateur 1
Donc vous négociez avec. Oui, plus de volume, OK, on.
[00:30:06.920] - Orateur 2
Négocie ce qu'on appelle des trucs load au lieu de négocier pour des palettes. Donc on a réussi à maintenir nos prix, puis on a essayé, même avec les supermarchés, là, de les de les pousser à pas, de ne pas trop en profiter. Là, ils ont été quand même assez raisonnables, nous autres, nos prix, là, depuis trois ou quatre ans, ils ont pas vraiment augmenté.
[00:30:25.970] - Orateur 1
Ça c'est extrêmement rare dans le cas dans le milieu de l'alimentation. Puis justement, tu sais, je pose toujours ces questions là vers la fin, Est ce qu'il y a quelque chose dans ton parcours que t'aurais fait différemment, que tu peux donner un conseil ou tu as un conseil à donner aux gens qui veulent se lancer dans l'exportation ?
[00:30:45.050] - Orateur 2
Première des choses, pas hésiter. Moi j'ai été tout seul pendant des années au Bilboquet jusqu'en 2016. Me retrouver avec des partenaires, maintenant un partenaire. Ça a changé ma vie parce qu'on pouvait se répartir les tâches. Alors souvent, les entrepreneurs font tout, ils font toutes, tous les départements. C'est épuisant. Donc il ne faut pas avoir peur de. C'est certain. C'est toujours un risque, là, et de trouver le bon partenaire. Moi, j'ai trouvé le banc très heureux. On est une équipe très très forte, on a chacun nos spécialités. Alors ça, moi je suis très rassuré avec mon partenaire Bernard. Techniquement, il est dix fois plus fort que moi. Alors quand tu arrives avec des projets n'a jamais de problèmes. L'exportation, oui, ça peut être inquiétant, mais. Mais comme on a comme chouchoutées nos relations, c'est devenu très facile. Puis, honnêtement, on est capable de dire non. Il y a des gens qui nous ont contactés. Qui voulait travailler avec nous. Puis on n'a pas senti que c'était pour être un partenariat équitable, alors on n'a pas eu peur de dire non.
[00:31:52.350] - Orateur 2
On a autant travaillé avec des gens avec qui on a du plaisir, avec qui travailler.
[00:31:55.860] - Orateur 1
J'ai juste peut être une dernière question est ce que vous voulez démarcher proactivement ces clients là ou ils viennent vers vous ou est ce qu'ils vous ont vu ?
[00:32:05.610] - Orateur 2
Je vais vous donner un exemple. Pendant la pandémie, on cherchait de la business et j'ai écrit à une grosse compagnie américaine d'origine européenne parce que je retrouvais ces produits dans les mêmes tablettes que nous, dans les produits nichés. Mais ils étaient 3 $ de plus que nous. Fait que là, je regarde où c'était produit, c'était produit en Oregon. Je m'essaye. J'ai envoyé avec des photos une photo du comptoir. Nos produits à six, 99 ou 199, leurs produits à huit 99. Pis je leur ai dit écoutez, peut être que si vous pourriez produire plus proche, vous pourriez avoir des produits sur le marché à un meilleur prix. Ça a pris trois mois, mais ils nous ont rappelé et ils nous ont écouté. On peut se parler. Ça a commencé comme ça.
[00:32:52.350] - Orateur 1
Donc il ne faut pas nécessairement s'asseoir puis attendre que la pomme nous tombe dessus. Il faut être quand même proactifs, puis des fois avec des idées un peu créatives. Là, oui, je.
[00:33:00.870] - Orateur 2
Dois dire, j'ai écrit à d'autres compagnies qui ont jamais donné suite, mais il y en a deux qui qui me sont venues, dont une qui va être un client très important pour nous.
[00:33:11.160] - Orateur 1
Puis justement, est ce que le cycle entre la première approche.
[00:33:15.060] - Orateur 2
C'était entre un an et demi, deux ans ?
[00:33:16.860] - Orateur 1
Ok, c'est ça. Il faut être quand même relativement patient.
[00:33:19.290] - Orateur 2
Oui, absolument. Mais par contre, quand ça démarre, faut dire que quand tu as des clients, les clients qu'on a américains, il y en a des moyens, puis il y en a des gros. Là je vous parle d'un gros client, ils ont une structure qui est beaucoup plus lourde que la nôtre, c'est beaucoup plus long, beaucoup plus long. Et justement, cette compagnie là, elle nous a écrit hier parce qu'elle a un autre projet, mais elle, elle parle déjà de printemps 20, 25, 20, 24, On n'est même pas là encore. Puis elle est en 20 25, mais c'est parfait là maintenant, on a assez d'expérience pour. Parce que là ils nous demandent des tests pis de tout. C'est pas simple de travailler avec eux, mais quand c'est abouti pis que les commandes rentrent, t'as le sourire.
[00:34:00.840] - Orateur 1
Oui, on est contents du travail accompli là. Ben vraiment une conversation rafraîchissante, une conversation vraiment super intéressante je pense pour tout entrepreneur qui veut traverser la frontière. Je pense qu'on a récolté plusieurs bonbons glacés à prendre dans la sacoche de l'entrepreneur. Merci vraiment beaucoup Pierre pour cette belle conversation là.
[00:34:21.120] - Orateur 2
Si ça s'adresse à des Canadiens, on est favorisé au Canada. L'entrevue est en français. Il y a peut être plus de Québécois qui vont le voir. On a vraiment un avantage concurrentiel qui est indéniable. Il ne faut pas avoir peur de se le dire. On a une approche sur la vie, sur le plaisir, sur qui est spectaculaire, puis il faut s'en.
[00:34:43.500] - Orateur 1
Servir de tabler sur notre unicité, notre différence, notre sang latin peut être absolument basé sur le relationnel. Oui, tout à fait. Oui, je suis bien d'accord avec ça. Vraiment merci beaucoup. Merci Pierre, Merci, Merci de nous avoir rejoint aujourd'hui à l'émission L'impact de l'exportation Balado. Si vous avez apprécié l'épisode d'aujourd'hui, on serait ravis que vous abandonniez, que vous notiez et que vous laissez un commentaire sur votre plateforme de diffusion préférée. Alors je vous dis à dans deux semaines.