[00:13:13.850] - Orateur 1
Par contre, tout comme dans l'alimentation, la réglementation est assez complexe pour le contact avec les médicaments. Donc il y a certains, il y a certains enjeux. C'est pas tous nos produits qui peuvent être fabriqués de cette façon là, mais ça c'est du travail qu'on fait à un autre niveau, plus je dirais politique et scientifique pour pouvoir faire changer les normes qui sont assez rigides sur ces éléments là. Donc vous travaillez quand même sur plusieurs fronts pour faire changer les choses. C'est pas juste de faire notre petite affaire dans notre coin, mais effectivement, il faut réussir à convaincre les gouvernements, l'industrie, les clients, les consommateurs. Donc il y a quand même souvent les gens ne pensent pas à ça, mais il y a quand même tout un changement de paradigme, là. Mais quand on l'a dans le cœur, c'est un travail de longue haleine. T'as touché tantôt à un point, tu disais que bon, une pharmacie sur trois utilise vos produits au Canada, t'as touché rapidement aux États-Unis. Je pense que tu n'es pas sur ce marché là en ce moment, mais c'est quelque chose que tu explores.
[00:14:18.800] - Orateur 1
Mais c'est sûr qu'encore une fois, quand on est un corps et qu'on veut être cohérent avec nos empreinte environnementale, il faut réfléchir aussi à nos cibles de développement. L'objectif est de faire le plus grand impact possible, donc nécessairement d'être capable d'aller chercher des groupes de pharmacie qui sont capables vraiment d'implanter nos solutions rapidement et surtout d'être capable de ne pas envoyer. Tout à l'heure, je disais on vend un contenant, donc nous on livre de l'air parce que tant qu'il n'y a pas de médicament qui est mis dedans par le pharmacien, on s'entend qu'il n'y a pas beaucoup de valeur à mon produit en tant que tel. Ce qui fait que de le livrer en Colombie-Britannique ou de le livrer en Californie, ça ne fait aucun sens environnemental. Donc, nous étant. Sur la Rive-Sud de Montréal. Notre usine est basée sur la Rive-Sud. Elle tourne 24 h sur 24 et on a des grands, des grands et beaux projets d'agrandissement. Donc l'idée était de regarder à ce que cet agrandissement là puisse nous permettre d'aller chercher de la clientèle vers le nord est américain.
[00:15:35.140] - Orateur 1
Parce que sur un plan environnemental, ça fait beaucoup plus de sens de livrer à une pharmacie qui est juste de l'autre côté des lignes plutôt que d'essayer de continuer du développement dans le reste du Canada. C'est intéressant. Quoi que de mes deux ma mes analyses, parfois en train, ça peut être quand même. Il faut être très calculé au niveau de sa logistique, mais en train c'est des fois on a des très très belles surprises. Donc je comprends que la croissance va venir peut être de vendre vos produits à l'extérieur du pays. Donc commencer peut être par une région. Comment on se prépare à l'exportation vu que là il n'y a pas de fiole vendue. Déjà aux États-Unis, il y a beaucoup de gens, je pense, qui nous écoutent, qui disent Ok, moi aussi je veux exporter aux États-Unis. Est ce que c'est une région que je dois choisir ? Comment on se prépare ? Est ce qu'il faut que j'appelle des acteurs ? Comment ? Comment on fait ? C'est quoi ? C'est quoi le processus pour toi ?
[00:16:34.570] - Orateur 1
En fait, une chose, le processus, c'est de se monter une stratégie qui est cohérente, puis de rester sur cette stratégie là. Nous, ce qu'on s'est rendu compte avec deux ans de démarches aux États-Unis, c'est qu'il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de bruit. Il y a beaucoup de gens qui sont capables de faire miroiter des opportunités, mais l'éléphant américain est énorme et on ne peut le manger qu'une bouchée à la fois. S'il y a quelque chose qui m'a été recommandé et je le recommande aussi, c'est véritablement de se dire trouver une façon de tester le marché. Il faut absolument couper l'éléphant en petits morceaux et être capable d'avoir des cibles qui sont raisonnables, mais des cibles aussi, qu'il faut que ce soit le partenaire idéal. Il faut que ce soit le partenaire qui, en termes de valeurs, soit parfaitement aligné avec nous et que si ça fonctionne pas, on n'est pas complètement brûlé. Et c'est aussi beaucoup, beaucoup de s'assurer que ces partenaires là, on va pouvoir faire un scale up tranquille parce qu'il y a des partenaires aux États-Unis qui sont gigantesques et où l'escalade peuvent devenir rapidement très dangereux.
[00:17:53.590] - Orateur 1
Dans notre situation, on vend aux pharmacies les quatre plus grandes chaînes de pharmacie CVS, Walgreens, Right, Ed et Walmart aux États-Unis. N'importe lequel de ces quatre joueurs là représente à lui seul deux fois le marché canadien. Incroyable. Il faut être prêt, Il faut être prêt. Dans notre industrie, le ticket d'entrée est très, très très élevé parce qu'une ligne de production, c'est des investissements de 1,5 million à chaque fois pour une petite ligne. Donc, si tu veux aller chercher gros joueur, là, ça peut devenir rapidement dangereux financièrement parlant. Oui, c'est ça qui est lié avec le financier. Mais justement, tu parlais tantôt de bruit, on parle les grands défis, c'est la compétition, c'est justement la grandeur du marché, c'est prouver son concept. C'est quoi ? C'est quoi les grands défis auxquels tu fais face ? Nous. Le grand défi a été de comprendre la structure du marché de la pharmacie. À la base, on avait, on avait fait des études et on voyait que ça ressemblait au marché canadien.
[00:19:10.570] - Orateur 1
Donc il y a des groupes de pharmacie qui sont des des grosses corpo qui prennent les grosses décisions au siège social et qui impose tout ça dans leur pharmacie. Puis il y a quelques joueurs qui sont aussi des petits groupes un peu plus coop ou coopératif, ou des indépendants, et on voyait que peu importe le type de pharmacie, c'était comme au Canada, ça passe par des grands distributeurs, des magasins de ce monde, des ressources naturelles, Ça passe par ces distributeurs là. On s'est dit c'est le même modèle qu'au Canada, on va sélectionner nos groupes, on va se faire viser nos cibles, puis on va trouver le distributeur pour pouvoir faire la distribution de nos produits. Le gros, gros, gros enjeu, c'est la réglementation qui est différente entre chaque État, la rémunération et le jeu politique qui existe pour gérer la rémunération des pharmaciens, etc. C'est pour nous, ça a été la découverte du cauchemar qu'un groupe de 200 pharmacies qui va s'étaler sur cinq états différents dans le nord est. Mais il y a cinq réalités financières et des modèles d'affaires réglementaires qui sont complètement différents.
[00:20:36.350] - Orateur 1
C'est énorme d'être capable de bien comprendre comment est ce que ce travail là, avec les assureurs, avec les programmes d'assurance du gouvernement, Obamacare, et cetera, et cetera. Oh my god, On sait. Mais est ce que c'est ça ? Est ce qu'il y a quelqu'un qui vous a aidé ou vous avez sondé brique par brique ? Comment ? Comment ça s'est passé, ce processus d'apprentissage là ? Nous, on a commencé en travaillant avec des gens qui sont derrière EDC, etc. Donc, les gens du gouvernement canadien qui peuvent être capables de bien aider à faire le premier nettoyage, vraiment. Mais à un moment donné, il y a justement quelqu'un de chez innocente. Donc, en lien avec le gouvernement qui nous avait dit il va falloir que tu commences à marcher sur la route pour pouvoir voir où sont tes embranchements, parce que là il dit on voit rien, là, ça devient excessivement complexe. Rapidement, il commence à marcher, puis à aller tasser un peu le brouillard. Ça, ça voulait dire quoi concrètement ?
[00:21:43.970] - Orateur 1
Ça voulait dire aller rencontrer les distributeurs, les pharmaciens, aller sur le terrain ? Est ce que ça a été, ça a été de trouver une association. Nous, c'était le NCS, le National Chain Drugstore Association et ça a été de rentrer dans cette association là et d'aller dans tous les événements et les Trade show de cette association là. Pour pouvoir commencer à comprendre politiquement comment est ce qu'on pourrait tirer notre épingle du jeu. Et ça a été une année et demie pour nettoyer justement un peu le brouillard, pour pouvoir se dégager des chemins un peu plus clairs pour déterminer que nos cibles étaient les bonnes à avoir la possibilité d'aller rencontrer nos cibles, rencontrer les groupes de pharmaciens avec lesquels on voulait travailler, que eux mêmes puissent nous aider au niveau des distributeurs, etc. Pour pouvoir faire connaître notre produit et monter monter une chaîne de distribution qui serait fonctionnelle. Et tout ça appuyé, appuyé, avec par exemple le gouvernement canadien et nos centres d'essais. Est ce qu'il y a d'autres services ? Qui t'a aidé ? C'est sûr que le pendant sur le gouvernement québécois aussi.
[00:22:59.290] - Orateur 1
Et là, avec ECU International, ils ont aidé aussi à faire à faire du travail. Mais sinon c'est pas mal ça. On a bien sûr discuté avec des gens du marché, des gens qui avaient une très, très grande expertise et qui ont été en mesure justement de nous aider à clarifier certaines choses. Mais on est encore aujourd'hui convaincus de pouvoir avancer un morceau à la fois tout seul, directement d'ici, au Québec, pour exporter vers le reste, vers le nord est américain. Puis cette vente là, elle est prévue pour quand ? C'est pour la fin de 24 ? Parce que nous, on va être patiente. Mon Dieu, il faut être patient parce que dans le processus, nous, il y a eu aussi le développement d'un nouveau produit pour compléter une gamme, puis s'assurer que les pharmacies sont capables d'adopter des gammes complètes. Donc, nous, il y a un lancement de nouveaux produits qui s'en vient très rapidement chez Colophane et qui va nous aider à pouvoir faire nos projets pilotes puis envisager justement les premières ventes.
[00:24:05.830] - Orateur 1
Mais j'aurais tendance à dire c'est un cycle qui est quand même très lent, même au Canada aussi, et les gens sont attachés à contrat. T'as pas le choix que de suivre une certaine, un certain calendrier. J'entends aussi qu'il y a eu, justement grâce à de la rétroaction du marché là bas, une adaptation même pour le marché local, le développement de nouveaux produits, puis peut être justement d'étoffer un peu la gamme pour répondre à un marché X. C'est quand même intéressant, ça. On m'a déjà dit Jean Bélanger. Le premier temps, il me disait exporter de la valeur importe aussi de la valeur. Donc tout ça, c'est quand même précieux comme comme courbe d'apprentissage. Mais on voit définitivement que c'est le parcours de la combattante quand même, avec les différentes régions, là, différentes réglementations et toute une structure qui est à défricher finalement, brique par brique, à quoi ressemblent les cinq, dix prochaines années ? C'est quoi vos ambitions de croissance ? On a grandi très, très, très très vite. Très rapidement.
[00:25:17.590] - Orateur 1
On planifie que dans les trois prochaines années, on va encore doubler. On a eu un projet de construction pour, juste en terme physique, Doubler notre usine dans la prochaine année, c'est vraiment de continuer à croître. On est déjà le plus gros manufacturier canadien dans les produits d'emballage, de médicaments de prescription parce que Parce que les autres sont aux États-Unis justement. Et donc nous, c'est de maintenir ce leadership là, de continuer à développer des nouveaux produits, s'assurer justement qu'on répond bien à tous les besoins de de la pharmacie de demain. Je disais au tout début les pharmaciens sont quand même les gens de première ligne dans notre système de santé. Leur rôle continue à évoluer, ce qu'ils vivent au jour le jour dans leur pratique et très très différent de ce que c'était il y a une dizaine d'années. Donc nous, on veut être là pour ça, pour soutenir, amener de l'efficacité environnementale que sur le flot de travail dans les équipes de pharmacie et donc doubler de façon significative dans dans les deux prochaines, 2 à 3 prochaines années.
[00:26:31.330] - Orateur 1
Dans cinq ans, je te dirais que ce sera fort probablement avec un des très très gros joueurs aux États-Unis qu'on va être capable d'aller vraiment faire une différence majeure. Et l'important, c'est encore et toujours de s'assurer qu'on accompagne les pharmaciens adéquatement dans ce virage là. Nous, on a toujours dit On ne vend pas une fiole de médicament ou un pilulier, on vend une opportunité pour les pharmaciens de se positionner comme des acteurs de changement, prennent soin de la santé des patients. Mais il y a autre chose en arrière de la santé des. La santé de la planète, l'impact qu'ils sont capables d'avoir, puis véritablement s'assurer que quand ils remettent un médicament, ils savent que c'est dans le meilleur emballage qu'il peut y avoir pour ce médicament là pour nous. C'est cet impact là qui est important pour nous, c'est de continuer à aller faire cette différence là, puis à réduire la quantité de plastique et de ressource qui est utilisée, là, dans le processus au complet, vraiment intéressant. Puis, justement, à travers toutes ces embûches là, j'ai une question vraiment personnelle pour toi, qu'est ce qui te garde motivé ?
[00:27:42.430] - Orateur 1
Est ce que c'est cet impact là ? C'est à travers justement l'exportation. C'est beaucoup de défis, C'est ça la croissance, les changements d'habitudes, beaucoup de parties prenantes, l'écoconception, le design, on s'entend. J'imagine que tes journées ne sont pas de tout repos. Qu'est ce qui te garde motivé au jour le jour ? Bien, tu sais, c'est justement savoir l'impact qu'on est capable d'avoir, puis de voir justement comment est ce que notre entreprise est reconnue puis continue à faire des grandes choses sur le marché. Moi je me souviens, il y a un client une fois qui me disait m'avait qualifié en disant your disrupteur et c'est my God ! Mais c'est parfait, C'est le plus beau compliment qu'on peut me faire, c'est moi comme j'ai on me répondait en 2008 Ah, c'était comme ça la référence en 1974, c'est Oui mais attends, je n'étais pas né. Je peux pas croire que tu me force à travailler avec des critères aussi dépassés et qu'il y ait personne qui soit posé la question comment est ce qu'on peut faire ça mieux, différemment ?
[00:28:49.450] - Orateur 1
Puis souvent, dans les entreprises, ce que je disais à des entrepreneurs dans certaines conférences que je vais donner, c'est le développement durable, c'est de l'optimisation puissance 1000, C'est c'est qu'on va mesurer notre impact de façon claire, de façon à pouvoir le transformer dans un KPI précis qu'on est capable de suivre. Et c'est c'est une chasse au gaspillage. Je veux, je veux pas gaspiller des kilomètres, je veux pas gaspiller d'énergie, je veux pas gaspiller une ressource comme le plastique, Je ne veux pas gaspiller le temps de mes gens à faire du travail à non-valeur ajoutée. Donc c'est c'est ça, c'est si j'utilise 35 %, moins de plastique, 30, 39 % moins de carton que j'élimine tous les sacs de plastique dans toute mon usine. 55 % moins d'électricité, d'eau à la fabrication. Comment est ce que on ne peut pas voir à quel point est ce que c'est C'est payant ? C'est C'est super important de faire ce virage là quand on a une entreprise et de propager le mot finalement, de propager la bonne parole parce que c'est la seule façon qu'on a d'avoir des modèles d'affaires pérennes dans le temps, c'est c'est de penser au développement durable, puis de s'assurer que ce qu'on fait va être fait d'une meilleure façon, avec le moins d'impacts possible.
[00:30:22.960] - Orateur 1
Et moi, c'est ça qui me drive le matin quand je me lève, c'est de retrouver mes équipes et de m'assurer que justement, on est capable de se requestionner à chaque fois, de challenger la façon dont on fait les choses, de challenger nos clients, nos fournisseurs, pour s'assurer justement que ce qu'on met en place, puis la façon dont on transforme le marché, ça va être durable. Je pense que tu as touché un point important. Quand on se mesure, on s'améliore. On peut se donner des objectifs avec des indicateurs de performance. Toutes ces données là que tu m'as, que tu m'as dit, tout ça vient d'une mesure. Donc je pense que ça, c'est vraiment la base de l'optimisation et du développement durable. Donc tu es vraiment dans un esprit de création de valeur, de faire la différence. Est ce que c'est quelque chose que je demande à tous mes invités ? Est ce que tu as un dernier conseil pour les entrepreneurs canadiens, que ça soit pour justement le développement durable ou que ce soit pour la préparation à l'exportation ou peu importe le conseil que tu veux donner ?
[00:31:29.020] - Orateur 1
Le conseil que je vais te donner par rapport à l'exportation, c'est c'est de ne pas. Les États-Unis. C'est un magnifique marché. On est tous très attirés vers ce marché là. C'est c'est comme un gros sapin de Noël plein de lumière. Là, c'est bon. Il y a un aimant qui nous attire et ça fait du sens. Évidemment, on se le fait répéter tout le temps. C'est vraiment le premier marché sur lequel on devrait jeter notre notre dévolu. Par contre, ce que moi je donnerais comme conseil, assurez vous que votre stratégie. Importation US ne reposent pas sur de l'égo. On aime ça les belles grandes histoires de succès versaillais. Moi je vais rentrer aux US et c'est ça. Il y a beaucoup beaucoup d'égo quand on commence à envisager l'exportation etc. Quand on regarde ces beaux grands marchés et qu'on voit les chiffres s'enligner puis on fait wow quoi dix ? C'est simple, c'est fois dix. Le marché de la prescription de médicaments US, là, c'est épouvantable, c'est fois 32. C'est là où je dis il y a comme il y a, comme un peu l'appel de la sirène, là, c'est ça peut nous éloigner beaucoup.
[00:32:48.540] - Orateur 1
Alléchant, oui, ça peut nous éloigner de notre corps. Puis moi, une chose que je donne comme conseil, c'est de s'assurer de rester bien ancré sur nos valeurs et être sûr que ce n'est pas l'ego qui nous pousse à aller vers les États-Unis ou à aller trop vite vers les États-Unis. Comme je le disais tout à l'heure, c'est un éléphant qu'on doit défaire en petites bouchées, Puis ça se peut, à un moment donné, que les équipes et les petites indigestions, puis qu'on ait besoin de prendre un temps de pause, c'est ce qui nous arrive à nous. Pour ça que nous, on se dit non, finalement ça va être 20 min 24. Il faut prendre un petit temps de pause pour digérer parce que sinon ça, ça va pas rester. Les États-Unis sont une belle leçon d'humilité je pense pour toute entreprise, là il y en a peut être que c'est plus facile que d'autres, mais de mon expérience aussi, c'est quelque chose qui se prépare et qui ce qui se travaille littéralement au jour le jour.
[00:33:49.020] - Orateur 1
Si l'on veut être prêt pour les États-Unis, il faut aussi être prêt à reculer, en sortir. Est ce qu'il faut aussi avoir peut être un Ford ou Canadien, son marché principal ? Est ce qu'il faut qu'il soit très, très fort avant de s'embarquer dans une croissance de marché ? J'avais un mentor qui avait dit Construire un trésor de guerre, fondation, construire un trésor de guerre canadien. Parce que c'est sûr que tu vas, c'est lui qui va te soutenir, pas siphonner parce que les pirates vont arriver, puis ils vont te siphonner les pirates à l'autre bord de la frontière. C'est sûr que de partir aux États-Unis si on est dans une situation financière plus précaire, etc, qu'on n'a pas les reins solides, c'est comme de partir n'importe où, c'est à dire qu'on sort de notre zone de confort. Il y a nécessairement des changements de standards, de règles de marché, de relations de travail, etc qui fait qu'il y a plein d'imprévus. C'est sûr, c'est sûr. Ça, c'est une des choses.
[00:34:55.800] - Orateur 1
On ne peut pas tout prévoir, il faut être prêt à jumper pis à voir ce qui arrive. Pis c'est pour ça que je dis qu'il faut s'assurer aussi d'être capable de mettre un break puis de se retirer. C'est certaine chose qui s'enligne plus convenablement par rapport aux valeurs ou par rapport aux chiffres. Ça se peut aussi de très très très bon conseil. Sandrine, vraiment. Sandrine Milan, fondatrice, Présidente, directrice générale d'école aux femmes. Wow ! Merci pour cette super conversation. J'espère de tout mon cœur qu'il y a des propriétaires pharmaciens qui nous écoutent aujourd'hui et qui veulent prendre le virage vert. On sait où vous trouvez maintenant. On sait qu'il y a une solution, qu'elle existe, qu'elle est Québécoise, qu'elle est faite ici même sur la Rive-Sud du Québec, donc de Montréal. C'est vraiment super intéressant. Merci énormément pour le temps et les précieux conseils que tu m'as accordé que tu nous a accordé aujourd'hui. Merci beaucoup Marie-Josée, ça fait plaisir. Donc merci de nous avoir rejoint aujourd'hui sur l'impact de l'exportation balado.
[00:36:00.150] - Orateur 1
Si vous avez apprécié l'épisode d'aujourd'hui, on serait ravis que vous abandonniez, que vous notiez et que vous laissez un commentaire sur votre plateforme de streaming préféré. Je vous dis à la prochaine fois !