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Faire des affaires en Inde : débouchés pour les exportateurs canadiens
Précisions au sujet de l’auteur
Susan Redding
Rédactrice senior en commerce international
Dans cet article :
- Pourquoi l’Inde est un marché de choix pour les exportateurs canadiens en ce moment
- Aperçu des relations commerciales Canada-Inde
- Principaux secteurs et débouchés d’exportation
- La structure de marché et les dynamiques régionales en Inde
- Ce que les exportateurs devraient surveiller en Inde
- Conseils pratiques pour réussir sur le marché indien
- EDC peut vous aider
L’Inde modernise son économie de 4 000 milliards de dollars. Cette transition offre aux exportateurs canadiens des débouchés dans les industries numériques, l’intelligence artificielle (IA), la fabrication de pointe, les technologies propres, l’énergie et les infrastructures. Pour réussir sur ce marché, il faut adopter une approche à long terme, former des partenariats locaux solides, bien choisir la ou les régions cibles et se préparer à établir des prix concurrentiels, à affronter la complexité réglementaire et à composer avec les infrastructures lacunaires. Exportation et développement Canada (EDC) peut aider les entreprises à évaluer le marché, à gérer les risques, à accéder à du financement et à tisser des liens à l’échelle locale.
L’économie de 4 000 milliards de dollars américains en croissance de l’Inde, sa classe moyenne également en croissance et sa population de 1,5 milliard d’habitants (la plus élevée au monde) font de ce pays un marché attrayant pour les exportateurs canadiens qui cherchent à diversifier leurs activités.
Constituant déjà la troisième économie de l’Asie-Pacifique, l’Inde poursuit une stratégie pluridécennale visant à passer d’une économie à revenu moyen-inférieur à une économie à revenu élevé d’ici 2047, année du 100e anniversaire de l’indépendance du pays.
Alors qu’elle se tourne vers les industries de l’avenir, l’Inde investit massivement dans sa transformation numérique, la fabrication de pointe, l’intelligence artificielle, les infrastructures, l’énergie verte et le perfectionnement de sa main-d’œuvre.
Cette conjoncture est d’une importance capitale pour la trajectoire économique de l’Inde, de même que pour les perspectives de commerce et d’investissement du Canada en Asie-Pacifique. Alors que les exportations de produits de base dominent nos échanges aujourd’hui, la modernisation de l’Inde engendre de la demande pour des technologies, des services et de l’expertise qui correspondent aux forces du Canada.
« L’Inde n’est plus comme il y a 10 ou 15 ans. Elle met en place les chaînes de valeur et les industries qui alimenteront sa prochaine phase de croissance », affirme Neil Krell, représentant en chef d’EDC pour l’Asie du Sud.
« L’Inde est idéalement positionnée pour profiter de la tendance mondiale à se tourner vers des chaînes d’approvisionnement mondiales résilientes et diversifiées. Des investissements ambitieux dans la fabrication de pointe, la transition énergétique et les infrastructures numériques destinées à l’IA présentent des occasions pour les entreprises canadiennes qui proposent des solutions éprouvées d’intégrer de nouvelles chaînes de valeur dès le départ », poursuit-il.
« Le fait que cette transformation en soit aux premières étapes – comparativement à bien des marchés développés – génère des occasions à saisir pour nos entreprises », de conclure M. Krell.
De récents développements dans nos relations bilatérales ont positionné le Canada afin qu’il puisse soutenir la prochaine phase de croissance de l’Inde axée sur les technologies :
- Les gouvernements canadien et indien se sont engagés à renforcer le commerce et les investissements bilatéraux et à accroître les débouchés commerciaux pour les entreprises des deux pays.
- La visite du premier ministre Mark Carney en Inde en mars 2026 a mené à cinq accords et initiatives ambitieux dans les secteurs de l’énergie et des minéraux critiques, des technologies et de l’IA, des talents et de la culture ainsi que de la défense.
- En mai 2026, le ministre indien du Commerce et de l’Industrie, Piyush Goyal, a mené la mission commerciale la plus importante jamais organisée au Canada. Il a également réaffirmé l’engagement de l’Inde à renforcer le commerce et les investissements bilatéraux avec le Canada.
« Les deux gouvernements envoient un signal clair qu’ils veulent faire progresser un partenariat économique plus ambitieux qui tire parti des forces complémentaires et des priorités communes. Ces efforts aident à dégager la piste pour que le commerce et l’investissement s’accélèrent », explique M. Krell.
L’Accord de partenariat économique global (APEG) entre le Canada et l’Inde, qui devrait être signé en 2026, pourrait élargir l’accès au marché et aider les entreprises canadiennes à rivaliser avec des pays comme l’Australie, qui bénéficie déjà d’un accord commercial avec l’Inde. L’Union européenne (UE) a également conclu les négociations avec l’Inde sur un accord qui est en attente de signature et de ratification officielles.
La croissance économique rapide de l’Inde et sa démographie favorable contribuent à l’attrait du marché pour nos exportateurs. L’âge médian en Inde est de 29 ans : 42 % de la population a moins de 25 ans. La classe moyenne en plein essor du pays devrait atteindre 50 % de la population d’ici 2030.
Au cours des dix dernières années, l’Inde a été l’une des grandes économies à la croissance la plus rapide au monde, se développant de 6 % par année en moyenne et dépassant la Chine, selon Nadeem Rizwan, économiste principal et analyste des risques pays à EDC.
« Nous nous attendons à ce que cette croissance se maintienne au cours des cinq prochaines années, étant soutenue par la demande intérieure, les investissements et la modernisation économique qui se poursuit », ajoute-t-il.
L’Inde n’est plus comme il y a 10 ou 15 ans. Elle met en place les chaînes de valeur et les industries qui alimenteront sa prochaine phase de croissance.
Le Canada et l’Inde ont tissé une relation commerciale solide ainsi que de profonds liens interpersonnels, et ce, grâce à l’importante diaspora indienne au Canada. Des centaines d’entreprises canadiennes mènent des activités en Inde dans des secteurs tels les technologies propres, l’agroalimentaire, les infrastructures, les services bancaires, les assurances, la fabrication de pointe et l’économie numérique.
Le commerce bilatéral entre le Canada et l’Inde peut se développer davantage. En 2025, l’Inde n’était que le 11e marché du Canada pour les marchandises, les exportations totales de produits dégringolant à 3,9 milliards de dollars comparativement à 5,3 milliards de dollars en 2024. Les exportations canadiennes de services vers l’Inde ont totalisé 15,1 milliards de dollars en 2025. Toutefois, les changements de politiques en matière de permis d’études accordés aux étudiants étrangers devraient réduire le nombre d’inscriptions d’étudiants indiens – une source importante des exportations de services canadiens.
L’investissement canadien est un autre pilier essentiel des relations bilatérales qui soutient l’intégration à la chaîne de valeur et améliore la capacité concurrentielle. En 2024, l’investissement canadien direct et indirect total en Inde a dépassé les 110 milliards de dollars, en grande partie grâce aux investisseurs institutionnels et aux fonds de pension canadiens qui investissent massivement dans les énergies renouvelables, le transport et les infrastructures de télécommunications ainsi que l’immobilier commercial en Inde.
Les exportateurs canadiens font également des investissements importants en Inde en y établissant des installations de ventes, de service et de fabrication locales.
Nos deux pays ont l’objectif commun de doubler les échanges bilatéraux d’ici 2030. Pour ce faire, une croissance annuelle de 14 % à 15 % serait nécessaire, ce qui représente une hausse bien supérieure des tendances historiques, selon M. Rizwan. « Pour cela, il faudra combiner l’expansion de secteurs établis et la création de nouveaux moteurs de croissance au sein d’industries à plus forte valeur. »
Les produits de base dominent actuellement les exportations canadiennes en Inde, mais de nouveaux débouchés émergent dans des secteurs qui correspondent à l’expertise canadienne.
« L’idée n’est pas de remplacer le commerce des produits de base, mais plutôt d’intégrer les ressources, les technologies et les services canadiens au sein des chaînes de valeur indienne. Ces domaines s’arriment parfaitement aux priorités bilatérales en énergie verte, en minéraux critiques, en fabrication de pointe et en technologies numériques », explique M. Rizwan.
L’Inde offre une combinaison unique d’avantages : une croissance économique soutenue, un marché de taille exceptionnelle et une transformation structurelle rapide. Dans la foulée de la modernisation de l’économie indienne, EDC entrevoit d’excellents débouchés dans plusieurs domaines clés où les capacités canadiennes répondent aux besoins du marché.
Les industries numériques, l’IA et les TIC
L’Inde dispose du deuxième plus grand réseau Internet au monde. Son économie numérique compte pour 12 % (environ 400 milliards de dollars) du produit intérieur brut (PIB) et elle devrait atteindre 20 % d’ici 2030.
Les initiatives gouvernementales telles que Digital India, le déploiement de la 5G et l’aménagement d’infrastructures reposant sur l’IA alimentent cette croissance et créent des débouchés pour le secteur des industries numériques du Canada, notamment :
- la cybersécurité
- les services infonuagiques
- les paiements numériques
- les technologies financières
- l’Internet des objets (IdO)
Selon les données de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), l’Inde figurait parmi les 10 principaux pays bénéficiaires d’investissements dans les centres de données dans le monde en 2025.
L’investissement de l’Inde dans l’IA et ses centres de données pourrait créer des débouchés pour les entreprises canadiennes dans l’ensemble de la chaîne de valeur.
« L’Inde en est encore aux premiers stades de l’établissement de sa capacité pour les centres de données d’IA. Les entreprises canadiennes dotées de capacités de pointe ont une longueur d’avance pour fournir les équipements et la technologie nécessaires au fonctionnement de ces centres de données, que ce soit des systèmes énergétiques, les services publics destinés aux installations, de l’équipement spécialisé, des logiciels, des applications d’IA ou de l’IA agentique », soutient M. Krell.
L’essor du commerce électronique en Inde a aussi créé des débouchés pour les entreprises qui offrent des solutions de connectivité du dernier kilomètre, de gestion des stocks et de technologies de livraison afin de soutenir les ventes en ligne.
Les produits et services ciblant la jeune population indienne, férue de technologie, peuvent également trouver un marché ici. Les portefeuilles numériques et l’interface de paiement unifiée (UPI), conçue au pays, ont démocratisé les services numériques partout en Inde.
Alors que la gestion locale des stocks et l’entreposage des marchandises demeurent importants, le passage aux paiements numériques et la prolifération des plateformes de commerce électronique offrent aux entreprises canadiennes de nouveaux canaux pour rejoindre les consommateurs indiens.
Fabrication de pointe
La volonté du Canada de diversifier ses marchés trouve un écho en Inde, où les investissements massifs dans le secteur de la fabrication de pointe ouvrent de nouveaux débouchés pour les entreprises canadiennes.
« Il s’agit d’un vaste domaine dans lequel les entreprises canadiennes possèdent une réelle expertise, qu’il s’agisse de solutions d’automatisation et d’essais ou d’IA utilisée à des fins industrielles », affirme M. Krell.
La stratégie industrielle de l’Inde dans ce grand secteur est axée sur :
- les produits électroniques;
- le matériel informatique;
- la pharmaceutique;
- les automobiles;
- les batteries;
- l’équipement solaire;
- les télécommunications;
- les semi-conducteurs.
Le régime d’incitation liée à la production du gouvernement indien couvre 14 secteurs ainsi que des corridors logistiques et des investissements dans les infrastructures. La participation canadienne pourrait être plus forte dans le traitement des minéraux critiques, les composantes utilisées pour l’énergie propre, l’automatisation industrielle, l’aéronautique et les sciences de la vie.
En 2025, la machinerie et les équipements mécaniques et électriques pesaient pour environ 10 % des exportations de marchandises du Canada vers l’Inde. Cela représentait moins de 1 % des importations totales de l’Inde dans ces catégories en provenance du monde entier. Bien que la présence actuelle du Canada dans le secteur soit faible, EDC voit un potentiel d’expansion considérable à mesure que la transformation numérique de l’Inde s’accélère.
Technologies propres et transition énergétique
L’Inde est un pays avide d’énergie qui cherche à obtenir 50 % de son électricité à partir de sources renouvelables d’ici 2030, pour atteindre la carboneutralité d’ici 2070. En 2024, environ 83 % des investissements dans le secteur de l’électricité ont été consacrés à l’énergie propre.
L’Inde et le Canada développent un important partenariat à long terme en matière d’énergie et de transition énergétique, créant des débouchés dans les domaines du gaz naturel liquéfié (GNL) et des énergies renouvelables, notamment le nucléaire, les technologies propres, le captage, l’utilisation et le stockage du carbone, l’hydrogène et les infrastructures électriques, alors que les deux pays s’emploient activement à assurer leur sécurité énergétique et leur croissance économique.
En mars 2026, lors de la visite officielle du premier ministre Carney à New Delhi, le Canada et l’Inde ont signé un accord d’approvisionnement en uranium à long terme de 2,6 milliards de dollars. Celui-ci permet de remédier à un goulot d’étranglement critique pour l’Inde : elle possède des réserves d’uranium sur son territoire, mais celles-ci sont limitées en qualité et en quantité. L’accord devrait répondre aux objectifs à long terme de l’Inde en matière d’énergie nucléaire et assurer un approvisionnement stable et prévisible en combustible pour ses réacteurs à eau lourde pressurisée.
La croissance et les investissements incessants dans l’énergie éolienne et solaire ouvrent des portes aux entreprises du secteur des technologies propres au Canada. L’expansion stimule la demande pour des logiciels de gestion de l’énergie et de composants spécialisés utilisés dans les installations d’énergie renouvelable.
« Il existe d’autres possibilités pour les entreprises canadiennes qui offrent des solutions perfectionnées pour les réseaux énergétiques de demain, dit M. Krell. Parmi les créneaux porteurs figurent les réseaux intelligents, la modernisation des infrastructures de transport et la production directe d’énergie renouvelable à grande échelle. »
De solides programmes de développement durable poussent les grandes entreprises indiennes à faire des investissements qui améliorent leurs performances environnementales. Les entreprises canadiennes sont bien placées pour accélérer cette transition grâce à des solutions de décarbonation de pointe et à une gestion optimisée des ressources, particulièrement en matière d’efficacité de l’utilisation de l’eau.
Infrastructure et développement urbain
Selon les estimations de la Banque mondiale, l’Inde devra injecter plus de 800 milliards de dollars d’ici 2036 dans ses infrastructures urbaines. Ces investissements aideront le pays à se doter de villes intelligentes, de sources fiables d’électricité et de réseaux de transport efficaces.
« En l’espace de dix ans, les dépenses en capital du gouvernement indien ont bondi par un facteur de six, pour atteindre environ 3,1 % du PIB. Ces investissements continus dans les routes, les chemins de fer et les aéroports devraient créer des débouchés pour les exportateurs canadiens dans les domaines de l’ingénierie spécialisée, du transport, des solutions numériques et des services professionnels connexes », a déclaré M. Rizwan.
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Loin d’être un marché uniforme, l’Inde est une mosaïque d’économies régionales qui comptent chacune des millions de consommateurs. Les régions de l’Inde sont diverses, avec des pratiques commerciales, des spécialisations industrielles et des forces de marché distinctes.
En plus de travailler avec un partenaire local, comprendre cette dynamique et cibler la région la mieux adaptée à votre industrie peut aider à faciliter l’entrée sur le marché pour les entreprises canadiennes:
| Région | Industries Clés |
| Mumbai et l’État du Maharashtra | • Services financiers • Siège social d’entreprises nationales et internationales |
| Karnataka | • Fabrication de pointe |
| Gujarat | • Pétrole et gaz naturel, produits chimiques |
| Hyderabad et Bengaluru | • Technologie, IdO, impartition de processus opérationnels, impartition de processus du savoir |
| Panjab, Haryana et Madhya Pradesh | • Agriculture et agroalimentaire |
| Jharkhand, Bihar, Bengale occidental et Orissa (Inde de l’Est) | • Exploitation minière • Ressources naturelles |
| Pune et Chennai | • Automobile et services auxiliaires |
| Tamil Nadu | • Thé, café et autres cultures marchandes • Terres rares |
- La concurrence : L’Inde est un marché dynamique. Les exportateurs devraient être prêts à rivaliser avec les entreprises du pays et les acteurs internationaux établis d’Europe et d’Asie. « L’Inde est une économie en pleine évolution. Ainsi, les entreprises doivent être prêtes à “livrer” lorsqu’une occasion se présente », explique M. Krell.
- Une réglementation complexe et évolutive : Les barrières commerciales et un régime réglementaire qui peut changer sans préavis rendent le marché indien imprévisible. Les règles et les procédures manquent aussi parfois de clarté, ce qui fait planer une certaine confusion à propos des pratiques de dédouanement et d’obtention de permis. Bien que l’adoption récente de certaines initiatives pour simplifier les échanges commerciaux, comme la rationalisation de sa taxe sur les produits et services, améliore le cadre réglementaire, il reste de grands obstacles à surmonter.
- Les lacunes en matière d’infrastructures : Alors que l’Inde s’urbanise et accélère la construction de routes, d’aéroports, de ports et de réseaux électriques, des goulets d’étranglement subsistent. Mais il y a ici des possibilités pour les entreprises canadiennes de participer à la campagne de modernisation de l’Inde.
- Une culture des affaires différente : Les Indiens accordent une grande importance aux relations personnelles, au fil desquelles une certaine confiance mutuelle s’installe et qui diffèrent un peu de ce à quoi nous sommes habitués au Canada. C’est pourquoi il est essentiel de s’associer à des partenaires locaux, surtout au début de sa percée du marché indien. « Comme il s’agit d’un marché vaste et régional, il peut être difficile d’y trouver ses repères lorsqu’on est seul », indique M. Krell.
- La diversité : Étant un pays vaste et diversifié avec 28 états, huit districts fédéraux et 22 langues officielles, l’Inde est le point de rencontre d’une multitude de cultures. Bien que cette hétérogénéité offre d’énormes possibilités, elle peut également créer une certaine complexité.
- Les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) : Comme dans tous les marchés, le commerce en Inde est source de défis, mais aussi de débouchés sur le plan ESG. EDC encourage toutes les entreprises canadiennes à adopter la même approche que le gouvernement du Canada pour mener des affaires responsables à l’étranger.
Préparation, patience et partenariat efficace : le trio gagnant pour réussir en Inde :
- Faites preuve de patience. Une à trois années peuvent s’écouler entre votre exploration du marché et la signature de votre premier contrat. Les entreprises canadiennes doivent investir du temps et des ressources pour comprendre le marché et leur clientèle cible. Elles devraient se familiariser avec le droit du travail, la fiscalité et la protection de la propriété intellectuelle en Inde. « Prenez votre temps pour bien faire les choses et vous serez prêt lorsque l’occasion se présentera », dit M. Krell.
- Ayez une présence sur le marché et trouvez le bon partenaire local. Miser sur les rencontres en personne et s’associer à un distributeur de confiance ou à un partenaire de coentreprise peut vous permettre d’acquérir la portée, l’expertise locale et la crédibilité requises face à la concurrence en Inde. « Étant donné la nature complexe de ce milieu des affaires et le caractère qui lui est propre en ce qui a trait aux relations personnelles, travailler avec des partenaires indiens aidera les entreprises canadiennes à éliminer certains des principaux obstacles du marché. »
- EDC peut aider les exportateurs canadiens à établir des liens avec des partenaires potentiels et leur fournir des renseignements sur le marché local en se fondant sur ses relations avec des entreprises et des investisseurs indiens de premier plan.
- Fixez vos prix stratégiquement, démarquez-vous par la valeur : La concurrence est féroce en Inde et il sera ardu pour les entreprises canadiennes de l’emporter en misant uniquement sur le prix. En revanche, la réputation du Canada en matière de qualité peut ouvrir des portes dans les bons secteurs. « Bien que les entreprises et les consommateurs indiens soient sensibles aux prix, les clients recherchent en fin de compte de la valeur. Cela est particulièrement vrai dans les industries à forte valeur ajoutée, où une technologie innovante, conjuguée à une exécution rigoureuse et à un solide service après-vente, constitue la priorité des acheteurs lorsqu’ils évaluent de nouveaux fournisseurs », observe M. Krell.
Si l’Inde est dans votre mire pour stimuler vos exportations, EDC peut vous aider à évaluer les possibilités, à comprendre les risques et à vous préparer à entrer sur le marché indien. Grâce à son expertise sur les marchés internationaux et à sa présence bien établie en Inde, EDC peut soutenir les entreprises canadiennes en leur offrant des renseignements sur les marchés, des solutions de gestion des risques, un soutien au financement et des contacts qui peuvent les aider à entrer au pays en toute confiance.
EDC peut également vous aider à relever des défis pratiques en matière d’exportation – de la gestion des risques de paiement et de crédit au renforcement de votre fonds de roulement – lorsque vous saisissez de nouvelles possibilités. Et lorsque des connaissances sur le marché local ou des présentations sur le terrain sont nécessaires, le Service des délégués commerciaux (SDC) du Canada peut vous aider à mieux comprendre le milieu des affaires et à trouver des personnes-ressources.
Les solutions d’EDC pour les exportateurs comprennent :
- Une gamme complète de produits d’assurance crédit pour réduire vos risques lorsque vous faites affaire à l’étranger
- Du soutien à l’accès à des fonds de roulement
- Une expertise pour vous permettre d’en apprendre davantage sur les marchés internationaux
- L’accès à un réseau d’entreprises internationales qui ont besoin de vos produits et services
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