Ecopia.AI ose voir grand. Basée à Toronto, l’entreprise de technologie s’est fixé comme ambition de cartographier la planète entière – chaque route, rivière, bâtiment et stationnement.

« Nous voulons représenter le monde physique dans ses moindres détails, pour que les entreprises, les gouvernements et les citoyens puissent mieux comprendre leur environnement et interagir avec lui », explique Yuanming Shu, le fondateur d’Ecopia.

« Si Google Maps est la première génération des technologies de cartographie numérique, nous créons la deuxième. »

Cofondée en 2013 par Yuanming Shu et deux autres diplômés de l’Université de Waterloo, Jon Lipinski et Shu Tan, Ecopia utilise l’intelligence artificielle (IA) pour convertir des images de la Terre en haute résolution en cartes numériques en haute définition.

Jon Lipinski, le président d’Ecopia, assis à son bureau.


« Nous nous servons des données d’imagerie géospatiale les plus récentes pour alimenter nos systèmes d’IA sophistiqués, qui créent et tiennent à jour des cartes (en haute définition) très détaillées et précises couvrant des millions de kilomètres carrés », indique Jon Lipinski.

« Nous fournissons des cartes en haute définition à des utilisateurs de divers secteurs (assurances, secteur public, télécommunications, organisations non gouvernementales, entre autres) qui ont besoin de cartes très précises et à jour pour prendre d’importantes décisions concernant notamment l’évaluation du risque d’une couverture d’assurance habitation, la planification urbaine, la mise en place d’infrastructures de télécommunications ou la planification d’installations solaires. »

En cartographie traditionnelle, on envoie des gens sur le terrain pour mesurer les bâtiments et dresser la topographie, qui comprend le tracé des routes, des zones inondables et du relief. Il s’agit d’un processus extrêmement lent et laborieux. Auparavant, extraire des données à partir d’imagerie satellite pour créer des cartes sur mesure prenait donc beaucoup de temps et d’argent.

Mais Ecosia, elle, grâce à sa technologie de pointe, peut cartographier un continent entier en quelques mois à peine.

Démarré en 2016, le premier projet d’envergure de la jeune entreprise, réalisé en partenariat avec Maxar Technologies, consistait à cartographier 16 millions de bâtiments en Australie pour PSMA, un organisme fédéral. Six mois ont suffi pour le réaliser. Deux ans plus tard, Ecopia s’est associée à Maxar, un géant mondial de l’imagerie satellite, pour établir la première carte exhaustive en haute définition de tous les bâtiments des États-Unis – plus de 169 millions pour être exact, éparpillés sur une superficie de huit millions de kilomètres carrés.

« Une personne aurait pris 1000 ans pour dessiner cette carte des États-Unis à la main », explique Jon Lipinski. Ecopia n’a eu besoin que de six mois. »

Posé sur un bureau, un ordinateur portable affiche une carte rouge vif.


Les cartes d’Ecopia offrent des renseignements précieux pour la prise de décisions importantes en urbanisme, la construction de voies de transport, l’étude des industries et la prestation des services publics.

En 2019, les recettes d’Ecopia ont cru de pas moins de 6 186 %, ce qui l’a porté au 5e rang du palmarès des entreprises technologiques à la croissance la plus rapide au Canada.

Composée au départ de seulement trois employés, l’entreprise en compte maintenant 35 et conçoit des cartes de plus de 100 pays.

Selon Jon Lipinski, l’un des plus grands défis d’Ecopia a été de s’imposer au Canada – 90 % de son chiffre d’affaires provient de l’étranger – et de bâtir sa crédibilité sur le marché.

« Les gens ne croient pas que nous pouvons passer de la parole aux actes. »

L’entreprise torontoise a un nouveau projet dans sa mire : créer la toute première carte numérique de l’Afrique subsaharienne.

« Actuellement, il n’existe aucune carte de la sorte », explique Jon Lipinski. « Comment peut-on s’y retrouver sur un contient qui n’est pas cartographié? »

La carte jouera un rôle crucial dans la distribution des vaccins, la planification des projets d’infrastructure d’énergie renouvelable et du réseau électrique, et la lutte contre la déforestation.

« Notre but est de donner aux gouvernements, aux ONG et aux entreprises les moyens d’optimiser leur travail sur le terrain, affirme-t-il. Nous pouvons contribuer à faire avancer les choses. »

La solution d’EDC

« Quand nous avons obtenu le contrat en Australie, il nous fallait plus de fonds de roulement », se rappelle Jon Lipinski. C’est à ce moment qu’Ecopia s’est tournée vers Exportation et développement Canada.

Grâce au Programme de garanties d’exportations d’EDC, l’entreprise torontoise a pu obtenir un prêt de son institution financière et ainsi exporter sa technologie en Australie. « Le programme a été notre carte maîtresse », conclut-il.

Service d’EDC utilisé

Fonds de roulement

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