2e objectif : Mettant l’accent sur la participation des PME aux chaînes d’approvisionnement
2e objectif : assurer un commerce continental plus inclusif et responsable en mettant l’accent sur la participation des PME aux chaînes d’approvisionnement. Le Mexique espère aussi que l’accord promouvra le respect des engagements nationaux et internationaux pris à l’égard de la main-d’œuvre, prévoira des mesures de lutte contre la corruption, accroîtra la coopération dans le domaine de l’environnement, améliorera les infrastructures frontalières et tiendra compte autant que possible des sexospécificités.
3e objectif : profiter des débouchés du XXIe siècle.
« Quand le premier accord a été négocié, le commerce électronique n’existait pas, a rappelé Pérez-Jácome Friscione. Nous avions des ordinateurs, mais ils étaient beaucoup moins performants que ceux d’aujourd’hui. L’occasion est belle pour aborder l’enjeu de l’économie numérique, mais aussi celui de l’énergie, un autre secteur qui a connu son lot de transformations. »
En effet, l’accord original ne contenait aucune disposition sur le secteur de l’énergie du Mexique, ce que le pays souhaite maintenant voir changer. Celui-ci veut également améliorer l’accès pour les fournisseurs de services (notamment financiers) et les investisseurs mexicains et promouvoir l’intégration des marchés de télécommunications.
Objectif no 4 : dissiper les incertitudes entourant le commerce et l’investissement en Amérique du Nord.
« Ce que nous visons, ce sont des mécanismes de règlement des différends modernes, efficaces, clairs et transparents. Nous sommes prêts à revoir les règles afin qu’elles soient justes pour tout le monde. Nous ferons l’apologie de la libre concurrence et nous nous emploierons à lever tout flou juridique planant sur la participation des fournisseurs mexicains aux processus d’approvisionnement des marchés publics nord-américains.
En somme, selon l’ambassadeur, le Mexique croit toujours que les trois pays pourront crier victoire au terme des négociations.
« Nous avons eu deux rondes de pourparlers – à Washington et à Mexico –, et ce n’est pas terminé. Nous nous attendons à ce que la situation se clarifie bientôt. Pour nous, tout se déroule comme prévu; nous demeurons confiants. »
Pérez-Jácome Friscione a aussi bon espoir que les négociations aboutiront à un nouvel accord avant la fin de l’année, comme le Mexique l’a demandé. Et, a-t-il affirmé, les Mexicains souscrivent sans réserve à l’ALENA.
« Depuis que nous avons entamé les discussions, de plus en plus de Mexicains voient les avantages de l’ALENA. La plupart y sont favorables. »
Sur le plan bilatéral, l’ambassadeur a souligné que le Canada et le Mexique entretiennent de bonnes relations commerciales. Il a fait observer que c’est du Mexique que le Canada importe le plus d’avocats, de mangues, de bière et de téquila, et que neuf avocats sur dix viennent de son pays. D’ailleurs, pour l’anecdote, lorsque le secrétaire à l’Agriculture José Calzada s’est rendu à Ottawa, il a demandé à la blague à son personnel de trouver d’où venait le dixième avocat.
Enfin, Pérez-Jácome Friscione a rappelé que les exportations du Mexique ne se limitent plus aux ressources pétrolières. Par exemple, le pays est devenu le premier exportateur mondial de téléviseurs à écran plat ainsi qu’un chef de file dans la conception et la production de pièces d’aéronefs, de jeux vidéo et de logiciels.