La part des entités souveraines confrontées à un risque élevé de défaut, selon notre notation de probabilité de défaut souverain, est passée de 15 % à la fin 2019 à 26 % au début de 2024. Par ailleurs, notre notation de la limite commerciale par pays, qui intègre la probabilité de défaut souverain ainsi que l’évaluation des risques de violence politique, d’ingérence de l’État, de même que les risques de non-transfert et de non-convertibilité, brosse un portrait semblable pour le risque commercial. Pendant ce même intervalle, la proportion des marchés présentant des risques commerciaux élevés a grimpé, soit de 8 % à 19 %.
Dans une conjoncture de risques de plus en plus complexe à l’échelle du globe, les exportateurs canadiens sont appelés à prendre des décisions commerciales et d’investissement déterminantes pour tirer leur épingle du jeu. Pour en savoir plus à ce sujet, nous vous invitons à parcourir l’édition du 1er mai dernier de l’Analyse trimestrielle des risques pays.
Le contexte mondial actuel – où s’opèrent un repli (mouvementé) de l’inflation et un retour de la croissance – aidera à remédier à certains des malaises de nature financière, sociale et politique à l’origine de cette volatilité. Dans la plus récente parution de nos Perspectives économiques mondiales, nous prévoyons que l’économie mondiale sera résiliente en 2024, malgré une croissance plutôt timide, et que l’élan économique va s’accélérer à l’approche de 2025.
Au moment d’écrire ces lignes, la guerre ouverte au Moyen-Orient et la perspective du maintien prolongé des taux d’intérêt élevés aux États-Unis demeure un sujet de préoccupation.
À ce stade-ci, nous sommes d’avis que les principaux acteurs du conflit ne sont pas prêts à se livrer une guerre tous azimuts dans la région. D’autre part, nous continuons de tabler sur une réduction des taux d’intérêt aux États-Unis, laquelle surviendrait un peu plus tard que prévu initialement. Une robuste croissance et une baisse des taux d’intérêt sont des ingrédients essentiels de l’élixir qui aidera à remédier au pessimisme dominant le marché.
Conclusion?
L’économie mondiale devrait continuer d’afficher une remarquable résilience en dépit de la myriade de risques qui compliquent l’activité des entreprises. La forte incertitude ayant un effet dissuasif sur la concurrence, il est plus facile pour les entreprises qui effectuent des contrôles préalables et s’intéressent à l’analyse des scénarios de trouver les débouchés offrant de la valeur.
Les exportateurs canadiens ne font pas cavalier seul. Ils peuvent compter sur les Services économiques d’EDC pour leur fournir des données de qualité sur les risques et les occasions sur les marchés mondiaux. Ces données aident nos exportateurs à proposer cette valeur ajoutée.
Nous vous invitons à découvrir le tout nouveau Carrefour des Services économiques, qui réunit sous un même toit nos recherches, analyses et rapports les plus actuels. Ces ressources vous seront utiles pour vous implanter sur de nouveaux marchés, faire croître vos activités à l’international et assumer des risques avec plus de confiance.
Nous tenons à remercier chaleureusement Daniel Benatuil, économiste principale au sein de l’Équipe des renseignements sur les secteurs et les pays, pour sa contribution à la présente édition. Nous souhaitons aussi remercier Janet Wilson, gestionnaire principale du contenu de haute valeur, pour les inlassables efforts qu'elle a déployés pour mettre sur pied le nouveau Centre de ressources économiques d’EDC.
N’oubliez pas que votre avis est très important pour les Services économiques d’EDC. Si vous avez des idées de sujets à nous proposer, n’hésitez pas à nous les communiquer à l’adresse economics@edc.ca, et nous ferons de notre mieux pour les traiter dans une édition future.