EDC a le mandat d’aider les entreprises canadiennes de toutes tailles à percer, croître et réussir à l’étranger, y compris sur des marchés difficiles. Pour s’en acquitter, elle doit avoir l’expertise nécessaire pour détecter, évaluer et gérer les risques, autant pour notre viabilité que celle de nos clients.

En 2015, nous avons entamé une transformation majeure pour renforcer nos cadres de référence, politiques et pratiques en matière de gestion des risques d’entreprise (GRE). La nouvelle structure de GRE couvre l’ensemble des risques avec lesquels EDC doit composer, y compris les risques liés à la RDE, c’est- à-dire au climat, aux droits de la personne, à l’empreinte environnementale, aux crimes financiers, à la gouvernance et à l’intégrité. Une explication complète à ce sujet se trouve dans le Rapport de gestion.

Nous avons fait des progrès sensibles au cours des quatre dernières années et, en 2019, nos grandes priorités étaient d’accélérer les dernières étapes de la transformation de la GRE, d’intégrer les changements à nos activités courantes et de bâtir une culture de connaissance des risques.

Le ton a été donné par les leaders d’EDC, à partir du sommet de la hiérarchie. Par exemple, dans leurs échanges mensuels, appelés « Faire le lien », les leaders expliquaient aux autres ce qu’ils avaient changé dans leurs façons de faire et comment ils contribuaient à renforcer une culture de connaissance des

risques. Bon nombre d’entre eux ont publié des billets de blogue sur l’intranet pour expliquer en quoi la gestion des risques est une responsabilité collective et, pour la première fois, tous les employés avaient au moins un objectif lié à la gestion des risques dans leur plan de rendement annuel.

Nous avons par ailleurs commencé à élargir la portée de nos activités visant à aider les exportateurs à reconnaître et à gérer les risques. À cet effet, nous avons publié un guide, Le crime financier dans le commerce international, ainsi que des billets sur notre blogue Exportateurs avertis.

Homme portant une chemise bleue et des lunettes qui parle à une équipe réunie autour d’une longue table près de son ordinateur portable


Principaux risques

Parmi les piliers de nos pratiques de GRE figure l’évaluation annuelle des principaux risques. En 2019, nous avons effectué un processus itératif avec l’Équipe de la haute direction pour déterminer puis coter les risques d’entreprise les plus préoccupants sur les plans des finances, de la réputation, des activités, de la conformité et de l’actionnaire, compte tenu de la probabilité de leur réalisation. Au haut de la liste se trouvent les risques liés à la sécurité de l’information, à la conformité et aux crimes financiers; un plan d’atténuation a été élaboré pour chacun, et le Conseil est mis au fait des progrès chaque trimestre.

Risques non liés au crédit

Les risques non financiers, comme ceux liés aux droits de la personne ou à l’empreinte environnementale, peuvent menacer la viabilité et la réputation d’une société, miner ses relations ainsi que porter atteinte au bien-être et à l’intégrité des personnes et des populations. En tant qu’organisme de crédit à l’exportation, EDC a la responsabilité de maintenir en tout temps des pratiques exemplaires pour atténuer ces types de risques, et ce, pour préserver la marque Canada, protéger les entreprises canadiennes et réduire les risques pour les personnes et les communautés avec lesquelles interagissent les exportateurs que nous soutenons. Voir la section Protéger l’environnement et les personnes pour connaître nos stratégies.

Homme en chemise en denim regardant son ordinateur portable près d’un mur de tuyaux bleus

Le Groupe de la gestion du risque global a organisé un événement de type exposition lors duquel plus de 400 employés ont pu se familiariser avec les pratiques de gestion des risques à EDC.

À la lumière de ses discussions avec Tata Communications, EDC a convenu d’un plan d’action pour prévenir et atténuer les risques liés aux droits de la personne.

Relever la barre en matière de droits de la personne

EDC entretient une relation de longue date avec Tata Communications, une entreprise d’infrastructure numérique jouissant d’une grande présence mondiale. Son siège social se trouve en Inde, mais elle exerce des activités au Canada et elle a déjà fait l’acquisition de biens et services auprès d’exportateurs canadiens. Grâce à un mécanisme de financement et jumelage d’affaires, nous avons pu intégrer des activités commerciales canadiennes à la chaîne d’approvisionnement de l’entreprise en Inde et autour du monde.

On l’oublie souvent, mais les entreprises du secteur des technologies de l’information et des communications (TIC) évoluent dans un univers où la gestion des risques est de plus en plus complexe, surtout en ce qui a trait à l’utilisation des renseignements personnels et aux restrictions les concernant dans l’exploitation des réseaux de communication mondiaux. De par leur relation, Tata et EDC sont exposées à ces risques liés aux droits de la personne.

Lors du contrôle préalable réalisé dans le cadre de notre plus récente transaction avec Tata Communications, l’Équipe de la gestion des risques environnementaux et sociaux (GRES) a noté les façons dont l’entreprise pouvait améliorer sa capacité à gérer ces risques et lui en a fait part.

À la lumière de ses discussions avec Tata Communications, EDC a convenu d’un plan d’action pour prévenir et atténuer les risques liés aux droits de la personne en ce qui a trait à la confidentialité et à la liberté d’expression.

Le plan d’action comprenait notamment une nouvelle politique de confidentialité mettant de l’avant l’engagement de l’entreprise à prévenir, évaluer et atténuer les risques liés à la liberté d’expression et à la confidentialité, et une version remaniée de sa politique de dénonciation traitant désormais explicitement des droits de la personne et des griefs. La GRES a entre autres fourni à Tata Communications de l’orientation et des exemples de pratiques à suivre pour qu’elle puisse perfectionner ses politiques et procédures, renforcer l’engagement pris dans son code de conduite envers les parties prenantes et les collectivités qu’elle sert, ainsi que devenir plus attrayante pour les prêteurs étrangers.

Les engagements de Tata Communications ont été intégrés à la convention de prêt et font l’objet d’une surveillance rigoureuse par l’entreprise même, en concertation avec le Financement des entreprises et la GRES, pour assurer leur respect.

« Il ne fait aucun doute que notre capacité à fournir une rétroaction constructive et des modèles de pratiques exemplaires lors de discussions constructives a contribué à approfondir notre relation avec Tata Communications », fait valoir Nigel Selig d’EDC, représentant en chef, Asie. « De plus, cet engagement bilatéral nous a aidés à mieux connaître la réalité des exploitants du secteur et les obstacles qu’ils doivent surmonter, et à améliorer notre propre expertise et à revoir nos orientations. »