J’ai gagné en confiance, je me vois beaucoup mieux dans mon rôle d’exportatrice maintenant, et j’en apprends un peu plus tous les jours. Mais voici cinq choses que j’aurais aimé savoir plus tôt et qui, espérons-le, vous aideront à prendre votre qualité d’exportateur au sérieux.
1. Considérerez-vous comme un exportateur… car c’est ce que vous êtes
Même si vous n’avez réalisé qu’une seule vente, et même si c’était aux États-Unis, vous êtes exportateur. Même si vous n’avez pas encore commencé à vendre au-delà des frontières canadiennes, commencez dès maintenant à voir votre entreprise comme une société internationale. Familiarisez-vous avec l’idée d’exporter en vous documentant sur le sujet et en réfléchissant à la manière dont vos services ou votre produit pourraient aider les gens dans d’autres marchés. Soyez proactif, planifiez au lieu d’attendre que les occasions s’offrent à vous.
2. Les entreprises qui exportent avec succès surpassent les entreprises qui n’exportent pas
La recherche démontre que si votre entreprise exporte, elle accroît ses chances de succès : elle est plus productive que les entreprises non exportatrices, plus innovatrice, plus résiliente et croît plus rapidement, et elle génère en moyenne de 121 % de plus de revenus.
3. La taille importe peu
Même si vous êtes à la tête d’une microentreprise, même si vous avez le statut de travailleur autonome, vous êtes exportateur dès que vous vendez votre travail à l’étranger. J’adore faire remarquer ça à des amis rédacteurs, graphistes et traducteurs, et les voir réaliser qu’ils dirigent une entreprise internationale.
4. Les accords internationaux de libre-échange sont vos alliés
Pour une entreprise, ne pas être en mesure d’établir quels sont les nouveaux marchés qui lui sont favorables constitue une des principales barrières à l’exportation. La première chose à faire pour identifier ces marchés, c’est de consulter les accords de libre-échange dont le Canada est partenaire. Par exemple, l’Accord économique et commercial global entre l’Union européenne et le Canada (AECG) donne aux fournisseurs de services canadiens un accès inégalé aux marchés des autres partenaires de l’accord qui peuvent profiter des mêmes avantages que les fournisseurs de service européens, ce qui leur confère un réel avantage par rapport aux fournisseurs dont le pays n’est pas signataire de l’Accord.
Bien sûr, en contrepartie, les pays partenaires de l’AECG, comme d’autres accords de libre-échange avec le Canada, ont eux aussi accès au marché canadien, ce qui accroît la concurrence au pays… et constitue pour vous une bonne raison de chercher à élargir votre clientèle!
5. Profitez de toutes les ressources à votre disposition
Je n’avais pas envisagé d’exporter plus tôt parce que je ne savais pas comment m’y prendre et que j’avais peur de me lancer seule dans l’aventure, entre autres. Je ne savais pas qu’il existe des organisations qui aident les entreprises canadiennes à développer leurs activités et à vendre à l’étranger. Voici les principales organisations :
- La banque de développement du Canada (BDC) : BDC est la banque de développement du Canada et la seule institution financière qui se consacre uniquement aux entrepreneurs. Outre le financement, elle offre des solutions et des conseils pratiques pour aider les entreprises canadiennes à relever avec succès toutes sortes de défis et de possibilités.
- Le Service des délégués commerciaux du Canada (SDC) d’Affaires mondiales Canada : Partout au Canada et dans 160 marchés dans le monde, le SDC aide les petites et moyennes entreprises canadiennes à se préparer aux marchés étrangers, à trouver des contacts, à évaluer le potentiel du marché et à s’y préparer et à résoudre tout problème potentiel.
- Exportation et développement Canada (EDC) : Que vous soyez un exportateur aguerri ou que vous n’ayez pas encore commencé à endosser ce rôle, vous trouverez toutes les informations précieuses dont vous avez besoin sur edc.ca. EDC propose sa rubrique « Exporter » pour les débutants, des webinaires gratuits sur des sujets pertinents, des exemples de réussite, des études de cas sur des sociétés, ainsi que des solutions pour gérer les risques supplémentaires que posent les ventes à l’étranger.