[00:13:12.190] - Orateur 2
L'éolien, de la technologie propre, on parle de l'éolien, le soleil.
[00:13:17.000] - Orateur 1
Exactement. Oui, donc au Vietnam, on voit plusieurs opportunités dans l'énergie éolienne et solaire. C'est juste, tout ce que je dis, c'est tellement un petit...
[00:13:28.130] - Orateur 2
Oui, une petite fenêtre, un petit échantillon.
[00:13:30.360] - Orateur 1
De toutes les opportunités qui se retrouvent en Asie. La capitale, Jakarta, est en train de...
[00:13:38.850] - Orateur 2
La capitale de l'Indonésie est littéralement en train de couler? Oui. Couler dans l'eau?
[00:13:43.010] - Orateur 1
Dans l'eau, oui. Je ne sais pas si c'est l'eau, mais c'est juste, il y a trop de personnes qui vivent dans Jakarta. Le gouvernement et le premier ministre a déclaré qu'ils vont créer une nouvelle capitale dans une autre île de l'Indonésie. Et ça s'appelle Nusantara, ce qui veut dire qu'il y a énormément de opportunités encore qui vont venir de ça. Mais ce n'est pas juste cette opportunité du nouveau capital qui s'en vient. Il y a un besoin de créer des villes qui ne sont pas juste à Jakarta, mais dans les autres îles de l'Indonésie, parce que l'Indonésie, il y a des milliers d'îles partout, il y a vraiment un gros besoin de créer plusieurs grosses îles partout en Indonésie.
[00:14:25.250] - Orateur 2
Donc, ils veulent un peu décentraliser le pouvoir économique qui était vraiment là en obtenu par Jakarta. Ils veulent vraiment, dans le fond, ils veulent décentraliser un peu les plateformes économiques.
[00:14:37.470] - Orateur 1
C'est juste pour que ce ne soit pas surpopulé. Il y a juste simplement trop de monde. Le trafic est horrible au Jakarta et plein d'autres endroits dans le monde. Mais ça, c'est juste un exemple des opportunités qui se retrouvent en Indonésie. Le fait que le gouvernement décide qu'il y a besoin de bouger le capital, c'est quelque chose qui.
[00:15:00.400] - Orateur 2
Est énorme. Donc, de ce que je comprends, c'est beaucoup de choses à construire, puis idéalement de le construire avec des technologies propres, justement, de peut- être repenser un peu nos modèles pour que ça soit peut- être un peu plus soutenable à long terme et qu'on n'arrive pas dans 100 ans aux mêmes problèmes qu'on vit aujourd'hui à Jakarta.
[00:15:21.180] - Orateur 1
Exactement, oui.
[00:15:22.530] - Orateur 2
Donc, pour des entreprises canadiennes qui ont cette visée- là, cette vision- là au niveau des infrastructures peut- être plus propres ou de la technologie propre, il y a beaucoup d'opportunités de ce que je comprends en Asie.
[00:15:34.350] - Orateur 1
Oui, le Canada offre vraiment des innovations de technologie propre qui surpassent.
[00:15:41.940] - Orateur 2
La.
[00:15:42.540] - Orateur 1
Plupart des technologies qu'on trouve ailleurs dans le monde. L'asie du Sud-Est respecte le Canada et veulent comprendre plus quelles sont ces technologies et comment est- ce qu'ils pourront les appliquer chez eux. Donc, il y a vraiment une opportunité là.
[00:15:59.070] - Orateur 2
Au niveau de la loi alimentaire, on parle de quoi? D'exportation de produits canadiens ou on parle vraiment d'agriculture?
[00:16:05.870] - Orateur 1
Il y a tellement de manières de regarder les opportunités d'agroalimentaires. Premièrement, juste à cause de la population, il y a beaucoup de ressources naturelles comme la farine qui se retrouve en Asie. Puis ensuite, il y a plusieurs conglomérats qui développent des produits avec la farine, par exemple, canadienne. Ils mélangent un petit peu la farine de partout, ils produisent des produits qui sont locaux et qu'ils vendent seulement en Asie du Sud-Est. Donc oui, les comédiens de base sont une opportunité pour le Canada parce que la population en a besoin. L'autre côté, c'est aussi, je pense que presque toutes les compagnies d'agroalimentation essaient d'améliorer et de mettre leurs processus un petit peu plus efficaces. Le Canada, parce qu'ils ont parce que le Canada est tellement un pays grand, il y a tellement de manières d'essayer d'améliorer leurs processus, ils ont vraiment des technologies qui seraient peut- être applicables dans les pays.
[00:17:10.820] - Orateur 2
Dans la transformation alimentaire?
[00:17:12.930] - Orateur 1
Exactement.
[00:17:13.940] - Orateur 2
Nous, en tout cas, pour qu'on exporte en Corée. Je ne sais pas, la Corée fait partie des onze pays, la Corée du Sud?
[00:17:21.800] - Orateur 1
Non, la Corée fait partie de l'Asie du Nord.
[00:17:25.150] - Orateur 1
Aïe, aïe, aïe. Donc, EDC va ouvrir deux bureaux cette année. Un, on a une identité à Jakarta, et l'autre sera à Seoul, en Corée du Sud, parce que c'est simplement là qu'on pense qu'il va y avoir des opportunités. Et on est en train de regarder quels sont les autres pays en Asie qu'on devrait avoir un focus. Donc, c'est possible que EDC offriront plus de bureaux.
[00:17:51.310] - Orateur 2
Ok, intéressant. Pour simplifier les choses, si on se concentre sur un seul marché, comment on sait, comme entreprise canadienne, qu'on on est prêt à plonger dans un marché comme celui de Singapour?
[00:18:04.450] - Orateur 1
Il faut avoir les ressources dédiées pour le pays qu'on va rentrer. Comme j'ai mentionné avant, avec les 12 heures de décalage, faire du business, ce n'est pas simple. Donc, il faut être capable de dédier une personne, une équipe ou quelque chose dans le pays où on va rentrer. C'est la seule manière parce qu'avec ça, ça donne plus de crédibilité aux entreprises canadiennes. Donc, je pense que c'est important de voir et de comprendre qu'on est à un certain niveau dans la capacité de business qu'on est capable d'offrir. Donc, je pense que c'est ça le.
[00:18:42.680] - Orateur 2
Plus important. Donc, au-delà des ressources financières, pour développer ce marché- là, ça prend des ressources humaines. Il faut avoir l'air assez solide au niveau financier et au niveau humain, de ce que je comprends. On ne se lance pas en Asie comme on se lance du Québec à l'Ontario, par exemple.
[00:19:01.310] - Orateur 1
Exactement.
[00:19:02.300] - Orateur 2
On a un peu touché à certains points, mais quelle serait la première étape pour une entreprise canadienne qui souhaite s'implanter à Singapour? Est- ce que justement, on prend le téléphone et on parle à son délégué commercial?
[00:19:15.260] - Orateur 1
Oui, exactement. Je pense que ça, c'est une bonne étape à prendre. On peut aussi... Il y a les provinces aussi qui sont présents à Singapour, donc le Québec, le Saskatchewan, l'Alberta, la Colombie-Britannique sont présentes.
[00:19:30.180] - Orateur 2
Ces gens-là vont être capables de nous éclairer selon nos besoins comme entreprise canadienne, de dire « Est-ce qu'il y a un fit? Est-ce que vous avez ce qu'il faut pour traverser l'océan? Est-ce qu'il y a un besoin pour votre produit, votre service de ce côté-ci de la planète? » Ils vont un peu nous aiguiller sur les étapes à prendre ou les choses à avoir avant de passer de l'autre côté de l'océan?
[00:19:54.380] - Orateur 1
Je pense que c'est bien de prendre cette première étape à au moins parler pour essayer de comprendre si la technologie que la compagnie a est assez avancée pour un marché comme Singapour.
[00:20:06.390] - Orateur 2
Mais par.
[00:20:07.060] - Orateur 1
Exemple, peut- être Singapour, ils ont déjà de la compétition féroce. Peut- être le délégué va dire la Malaisie, ça serait peut- être une option ou l'Indonésie au lieu, la Thaïlande. Donc ça dépend.
[00:20:19.520] - Orateur 2
En fait, le contact avec le délégué commercial, de ce que je comprends, va un peu aider l'entreprise canadienne à planifier un peu plus stratégiquement son entrée en Asie, si elle a les ressources financières et humaines pour le faire.
[00:20:34.860] - Orateur 1
Oui.
[00:20:35.130] - Orateur 2
Exactement. Et le bon produit et le bon service, on s'entend là.
[00:20:38.260] - Orateur 1
C'est ça. Aussi, EDC est capable d'aider dans ce domaine aussi pour donner une idée générale de qu'est- ce qui se passerait pour la compagnie canadienne. Chez EDC, on est environ une vingtaine dans le bureau à Singapour, donc on fait les prêts commerciaux dans le bureau, ce qui est unique au bureau de Singapour. Il n'y a pas d'autres bureaux dans le monde qui font ça, mais le service des délégués commerciaux, il y en a à chaque pays. C'est des grosses équipes de quelques personnes qui sont là pour aider les compagnies canadiennes. Ils ont de l'expertise dans les domaines où il y a de la croissance. On travaille chez EDC assez bien et assez proche avec le service des délégués commerciaux parce qu'on se complète l'un l'autre OK. Une fois que les compagnies sont prêtes à faire de l'exportation, c'est là que EDC arrive quand il y a déjà une vente qui se fait, puis on essaie de donner des solutions pour qu'ils puissent administrer leurs risques.
[00:21:43.790] - Orateur 2
Donc, c'est vraiment en partenariat avec les délégués commerciaux que EDC appuie les entreprises à l'exportation. Vous avez chacun vos sujets? C'est quoi vos champs d'expertise, EDC versus.
[00:21:58.410] - Orateur 1
Délégués commerciaux? Les délégués commerciaux sont à nous aide un petit peu plus quand les compagnies vont explorer des marchés. Au début, quand ils ne sont jamais rentrés dans le marché. Edc, en général, ce qu'on fait, c'est plus donner des services financiers que les compagnies auront besoin une fois qu'ils ont des opportunités, une fois qu'ils sont en train de vendre ailleurs. Mais en même temps, mon rôle, c'est vraiment de supporter, d'aider les compagnies qui sont en train de vendre, de comprendre qu'est- ce qu'on peut faire de plus. Est- ce que c'est quelque chose chez EDC qu'on peut faire ou est- ce qu'ils veulent avoir plus d'opportunités ou de- De support. De support dans le marché.
[00:22:38.310] - Orateur 2
Est- ce que pour une entreprise canadienne, l'idéal, c'est d'avoir une ressource à la maison dans leur bureau ou vraiment d'avoir un agent qui est sur le terrain, qui serait basé, par exemple, à Singapour?
[00:22:48.960] - Orateur 1
Ce serait mieux d'avoir quelqu'un basé à Singapour pour être capable de trouver des opportunités.
[00:22:55.200] - Orateur 2
Ça, c'est bon à savoir quand même pour une entreprise canadienne.
[00:22:58.560] - Orateur 1
Oui, c'est juste plus simple parce que je le fais tous les jours. Douze heures de décalage, ça nous donne environ peut- être 3 heures, quatre heures maximum par jour.
[00:23:08.980] - Orateur 2
De travail commun, de travail où il y a la même plage horaire.
[00:23:12.400] - Orateur 1
Oui, ça veut dire que c'est des appels à 7h00 du matin, à 8h00 du matin ou des fois jusqu'à minuit du soir. C'est à cause de ça, à un moment donné, c'est pas s outenable et c'est pour ça qu'on dit que c'est mieux d'avoir quelqu'un qui travaille dans le marché ou si ça donne encore plus de crédibilité vu qu'on est vraiment engagé dans le marché.
[00:23:35.590] - Orateur 2
Tout à fait. Juste pour illustrer aux auditeurs, est- ce que tu pourrais un peu nous parler de quelques différences culturelles auxquelles les entreprises canadiennes vont devoir s'adapter pour le marché, par exemple, de Singapour?
[00:23:51.020] - Orateur 1
Numéro 1, les cartes de business. Les cartes physiques sont importantes en Asie. C'est quelque chose que j'ai appris en venant au Canada. Au Canada, on ne les utilise pas trop, on se trouve sur LinkedIn, mais en Asie, c'est quand même très important.
[00:24:09.990] - Orateur 2
Est-ce qu'il y a d'autres choses comme ça, quand même un peu inutiles de différences culturelles? J'ai entendu tantôt bâtir le lien de confiance. Est- ce qu'il faut, par exemple, sortir avec les clients le soir après avoir parlé business? On parle, je ne sais pas, famille ou est- ce que ça se passe toujours dans les bureaux ou des fois ça se passe de façon un peu informelle ou on va, je ne sais pas, manger un S atu maimo. Je ne sais pas comment ça s'appelle. Où on dit ça. On va manger parce qu'au Japon, j'ai un peu travaillé là- dedans. Je voyais beaucoup qu'il y avait des business qui se passaient beaucoup à l'extérieur du cadre formel.
[00:24:50.000] - Orateur 1
Je pense que ça dépend encore de quel pays on parle. À Singapour, ça aide énormément, mais Singapour, la majorité, ce sont des Chinois, malgré qu'ils ne s'identifient pas comme chinois, chinois, mais s'identifient comme chinois, singapourien. Dans des pays musulmans, ça ne serait pas vraiment un idéal. Je pense que ce serait plus dans d'autres manières, peut- être des repas durant pas un dîner, mais un lunch. Je pense que comme Vietnam ou Philippines, on verrait plus des liens qui se baptisent à travers des dîners ou d'autres sortes d'activités comme ça.
[00:25:29.960] - Orateur 2
J'ai une question qui me vient. Est- ce qu'il y a des défis pour, disons, une femme entrepreneur ou une femme à la tête d'une grande entreprise? Est- ce qu'il y a des différences au niveau culturel par rapport au sexe?
[00:25:46.410] - Orateur 1
En tant que représentante de chef, je n'ai pas trop vécu de sexisme. En général, je trouve qu'il y a quand même un respect pour les femmes dans le business. Par exemple, aux Philippines, souvent, les personnes qui sont le breadwinner-.
[00:26:06.920] - Orateur 2
Oui, qui gagnent le prince, ce sont les femmes?
[00:26:09.880] - Orateur 1
Ce sont les femmes. Par contre, dans d'autres pays, on voit ça un petit peu moins souvent, mais quand même, ils savent que quand ils travaillent avec des entreprises internationales, que c'est différent. Donc, je n'ai pas trop vécu ça jusqu'à maintenant, mais c'est toujours une possibilité parce que c'est ce sont des pays différents et généralement, c'est des patriarches.
[00:26:34.670] - Orateur 2
Dans les grandes entreprises en Asie du Sud-Est, est- ce qu'on voit beaucoup de femmes à la tête, disons, à la direction?
[00:26:40.720] - Orateur 1
Je ne dirais pas beaucoup de femmes, mais des fois, on voit des femmes. Il y a certains pays qu'on voit moins, mais quelque part comme les Philippines, il y en a beaucoup plus.
[00:26:51.240] - Orateur 2
Est- ce qu'on aurait des trucs? Disons qu'on est une femme canadienne, puis on veut s'intégrer avec nos produits, nos services dans le marché Asie du Sud-Est. Est- ce qu'il y a des codes, justement? Autre que les codes qui seraient pour les deux genres, est- ce qu'il y aurait vraiment un code pour le genre féminin?
[00:27:08.730] - Orateur 1
En général, la manière de s'habiller doit être un petit peu plus conservatrice, surtout dans les pays musulmans. Mais je dirais c'est tout. À la fin, c'est vraiment plus le business qu'on est là, mais ça aide toujours à être humble dans une situation et de suivre ce que le client est en train de faire.
[00:27:28.650] - Orateur 2
C'est tellement intéressant. Et la dernière question que j'aimerais poser, on a beaucoup de Canadiens qui nous écoutent, évidemment, qui veulent développer leur entreprise à l'exportation. L'asie du Sud-Est, je pense que c'est un très beau marché à regarder. Peut- être pas pour demain matin, peut- être pas pour dans deux ans, mais comme on le disait tantôt, dans le moyen long terme, étant donné la population quand même énorme, c'est un marché quand même extraordinaire et énorme avec ses défis, avec ses différences. Mais si tu avais un conseil à donner pour aider l'entreprise canadienne qui veut faire cette démarche- là, quel serait- il?
[00:28:06.980] - Orateur 1
C'est d'être là. Oui, aller sur le terrain, commencer maintenant parce que les relations, ça prend du temps à établir ici en Asie.
[00:28:13.800] - Orateur 2
Donc, j'en prends bien note. J'en prends bien note, puis je vais me faire un plaisir d'aller sur le terrain pour l'exportation de mes produits en Asie. Je pense que c'est tellement riche au niveau, oui, professionnel, mais au niveau personnel, je pense qu'on a tellement à prendre de ces cultures-là qui sont multiples. Même dans onze pays, comme tu disais, c'est tellement multiple, c'est tellement riche. En tout cas, l'Asie, pour moi, c'est un très gros coup de cœur dans ma vie. Merci beaucoup Olivia. Je t'envie de travailler à Singapour au jour le jour.
[00:28:50.430] - Orateur 1
Sincèrement, merci.
[00:28:51.440] - Orateur 2
De m'avoir fait part de tes idées. Je comprends que ta vie est beaucoup en anglais, donc merci aussi d'avoir joué le jeu au niveau francophone. Des fois, les mots en affaires nous viennent tellement en anglais, donc merci pour cet effort-là d'avoir parlé français. Merci tout le monde de nous avoir rejoint aujourd'hui sur l'impact de l'exportation balado. J'espère que vous avez apprécié l'épisode d'aujourd'hui. On se retrouve dans on serait ravis que vous vous abonniez, que vous notiez et que vous laissiez un commentaire sur votre plateforme de streaming préférée. Donc, on se revoit dans deux semaines.