Le Canada a plusieurs atouts en ce qui a trait au potentiel de ses exportations de services. Il possède une main-d'œuvre bilingue, ce qui rend notre pays plus attractif dans des secteurs comme l’enseignement, les services-conseils et d'autres services professionnels. De surcroît, nos universités de calibre mondial attirent des étudiants internationaux, mais aussi des professionnels et des gens des corps de métier hautement qualifiés. Le fait que le Canada abrite une industrie du cinéma dynamique et des centres des arts de la scène florissants renforce le potentiel des exportations culturelles et aide à attirer des productions internationales, ce qui dynamise encore plus la croissance des industries créatives au pays. Et le Canada possède une autre corde à son arc : sa proximité et ses liens avec les États-Unis en font une rampe de lancement peu coûteuse vers le plus vaste marché de la planète.
La conjoncture économique est favorable au Canada. En effet, les destinations touristiques habituelles en Espagne, en Italie et aux Pays-Bas souffrent du surtourisme. Là-bas, les administrations locales prennent des mesures pour gérer le flot de touristes. Autre élément digne de mention : le mouvement de relocalisation de proximité des chaînes d’approvisionnement de l’industrie de la fabrication vers des marchés avec lesquels le Canada entretient traditionnellement de solides relations est porteur de débouchés pour les entreprises canadiennes de services commerciaux. La montée en puissance des politiques populistes – et de la rhétorique qui l’accompagne – au sein des marchés développés contribue aussi à faire du Canada une destination prisée pour l’industrie du talent à l’échelle internationale. Enfin, au gré de la réduction des coûts d’emprunt, l’activité mondiale entourant le capital-investissement, les fusions et acquisitions et le capital de risque offre des opportunités pour les centres financiers et technologiques bien établis, comme ceux de Toronto et de Montréal.
Conclusion?
L'évolution des exportations canadiennes de services et notre influence grandissante dans le marché mondial des services témoignent du dynamisme de l’économie canadienne. Cela dit, nous pouvons en faire davantage pour rehausser la compétitivité des exportateurs de services d’ici et, du même coup, aider le Canada à progresser dans la sphère des exportations à valeur ajoutée.
Pour réaliser tout le potentiel des exportations canadiennes de services, il faudra des investissements soutenus dans des domaines comme le tourisme, le logement, les infrastructures, le transport, le développement des talents et l’immigration. Il faudra aussi offrir un soutien plus concret aux PME, les véritables fleurons de ce secteur. Si des efforts concertés pour stimuler l’innovation et la créativité sont effectivement déployés, l’avenir s’annonce prometteur pour la filière canadienne des exportations de services.
Nous tenons à remercier chaleureusement Hassan Goreja, économiste principal au Centre d’information économique et politique d’EDC, pour sa contribution à la présente édition.
N’oubliez pas que votre avis est très important pour les Services économiques d’EDC. Si vous avez des idées de sujets à nous proposer, n’hésitez pas à nous les communiquer à l’adresse economics@edc.ca, et nous ferons de notre mieux pour les traiter dans une édition future.