[00:13:21.920] - Orateur 1
Dans le domaine de la défense et de la sécurité, bien sûr, il y a des contraintes au niveau contrôle, à l'exportation, des risques au niveau de la cybersécurité et tout ça. Donc, ce sont des risques qu'on est à même de gérer parce qu'on travaille en partenariat avec nos clients.
[00:13:36.720] - Orateur 2
Vous exercez vos activités dans un grand nombre de pays, avec des cultures différentes. Est-ce qu'il y a des défis majeurs, justement, en termes d'environnement, de société de gouvernance, de gouvernance, auquel vous devez faire face et trouver des solutions?
[00:13:49.960] - Orateur 1
Nous, comme on est là pour rendre le monde plus sécuritaire, on dit qu'on a un but qui est très noble. Quand on parle de développement durable, puis moi, je suis la chef de la direction du développement durable. Ce qu'on fait dans le fond comme mission, c'est au cœur du développement durable, c'est de s'assurer qu'on a un but au-delà d'avoir de la croissance, de faire en sorte qu'on ait des revenus, des profits, tout ça. On a un impact positif sur la société en rendant le monde plus sécuritaire. Donc oui, on a une gouvernance autour de tout ça, puis on a des plans très ambitieux. On est devenu carboneur depuis l'année 2020. Pendant la pandémie, on a eu la pandémie, je pourrais vous expliquer un peu tout ce qu'on a fait quand on a perdu tous nos revenus, puis qu'on s'est transformé rapidement pour fabriquer des respirateurs, pour aider la société alors qu'on n'avait jamais fait ça auparavant. On a mobilisé tout l'écosystème au Québec pour créer des centres de vaccination en entreprise. Ça, c'est vraiment de l'initiative de mon président et moi- même. On a convaincu le gouvernement du Québec de permettre que la vaccination contre la Covid soit faite en entreprise, ce qui a permis que 10% des vaccins qui ont été donnés soient faits par le biais des entreprises à nos coûts, aux coûts des entreprises, pas aux coûts du gouvernement.
[00:15:07.150] - Orateur 1
Je pense qu'on a une approche chez CAE qui est d'aider la société au- delà de ce qu'on fait dans notre mission de base. Mais il y a beaucoup de choses qui sont intéressantes, je dirais, grâce à nos technologies. J'ai le goût de te donner un exemple parce que j'aurais le goût de te donner un exemple, Marie-Josée. Récemment, on a été approchés par le gouvernement de la COVID-19, on a été de la Grande-Bretagne qui sont en train d'exploiter des éoliennes en mer. Ils nous ont approchés pour dire « On aimerait ça, simuler les vents, les interactions entre l'éolienne, la mer et tout ça. On a besoin d'un environnement de simulation pour voir comment on pourrait utiliser des drones et des robots pour faire l'inspection des parcs d'éoliennes en mer. On a travaillé avec des entreprises du UKie en intelligence artificielle et tout ça, puis on a créé un environnement de simulation pour simuler des vols de drones réalistes qui vont aller faire les inspections de ces éoliennes. Quand on y pense, c'est comme une opportunité d'affaires qui est en train de découler de ce qu'on fait, c'est-à-dire des environnements de simulation, mais qui aident la société avec des choses sur lesquelles on n'avait peut- être même pas pensé il y a encore deux ou trois ans.
[00:16:17.290] - Orateur 1
Je pense qu'il y a beaucoup de choses qui se dessinent pour nous avec cette gouvernance-là qui va nous permettre d'avoir des nouvelles opportunités d'affaires.
[00:16:26.830] - Orateur 2
Justement, juste le fait de stimuler dans un monde numérique, j'imagine qu'on n'utilise pas toutes les ressources dans le monde physique. Un avion qui ferait 1 000 heures de vol, il fait 1 000 heures de vol, mais avec ses lunettes d'intelligence artificielle. J'imagine qu'il y a déjà là, d'emblée, on diminue beaucoup l'impact environnemental. Est- ce que vous le calculez? Est-ce que vous le quantifiez?
[00:16:49.730] - Orateur 1
En fait, à chaque année, grâce à nos simulateurs de vol, au niveau de l'aviation civile, c'est cinq millions de tonnes de CO₂ qui vont jamais dans l'atmosphère. Ça, c'est en partant un peu notre contribution, si on veut, à la planète, mais plus que ça dans le domaine de la défense et de la sécurité. Une minute dans un avion de chasse de type Eurofighter, ça équivaut à une journée complète en simulateur de vol en termes d'empreintes carbone. Quand on est capable de convaincre certains pays d'augmenter leur pourcentage d'entraînement des forces par le biais de la simulation, on peut imaginer tout le carbone qui est sauvé, qui aide notre planète et qui permet à nos forces de défense de se pratiquer, vraiment d'avoir des manœuvres qui sont complexes et difficiles de façon plus sécuritaire, de façon plus réaliste, tout en préservant et en réduisant l'empreinte carbone, puis protégeant notre planète.
[00:17:48.570] - Orateur 2
Tu parlais tantôt, ça m'a titillé l'oreille, de logiciels pour aider un peu à gérer les déchets à bord qui sont, on s'entend, un peu faramineux. Moi, ça me rend un peu dingue. C'est un une gorgée d'eau dans un verre de plastique, je me dis « Mon Dieu ». Puis là, tout ça est jeté. L'espèce d'usage unique, c'est un peu cette philosophie-là qui est à bord. Donc, vous êtes en train de créer certains logiciels pour essayer de mieux gérer le déchet?
[00:18:15.420] - Orateur 1
Oui, c'est d'optimiser ce qui est vraiment requis en termes de nourriture en fonction des personnes qui sont là. C'est ça, c'est de l'optimisation en fonction du nombre de personnes, des gens qui sont là, d'où ils arrivent, où est-ce qu'ils en vont et tout ça. Donc, s'assurer qu'il y a juste les bonnes quantités pour réduire les déchets. On parle d'optimisation de la nourriture, mais optimisation des vols aussi, en optimisant le plan de vol pour éviter qu'on utilise du carburant pour rien.
[00:18:44.720] - Orateur 2
Vous avez d'accordé, je pense, la priorité à la collaboration avec plusieurs fournisseurs, avec des fournisseurs diversifiés. De façon générale, comment travaillez- vous avec vos fournisseurs?
[00:18:57.690] - Orateur 1
On est aussi forts que le faible de nos fournisseurs. C'est ça une compagnie, parce qu'on a tous besoin de pièces, de services et tout ça. Donc, on travaille en étroite collaboration avec nos fournisseurs, qu'on considère nos partenaires. Mais quand on pense au développement durable, puis à l'action climatique, on sait qu'on est tous interreliés. Nos émissions directes sont des émissions indirectes de quelqu'un d'autre et donc on doit travailler vraiment en partenariat. Notre chaîne d'approvisionnement, notre chaîne de valeur devient très importante. Importante dans ça. Mais il faut se le dire, ce n'est pas tous les fournisseurs qui ont le même niveau de maturité quand on parle de développement durable. Il y en a qui sont très, très avancés, puis il y en a d'autres qui commencent, qui sont au premier balbutiement, qui n'ont jamais calculé leur empreinte carbone, qui ne savent même pas de quoi on parle quand on parle d'empreinte carbone. Notre rôle, ce n'est pas de leur envoyer des questionnaires, puis leur dire remplissez ça, puis il faut réduire le carbone, réduire les coûts et tout ça. On les prend sur notre selle. Dans le fond, on leur dit on va travailler ensemble. On est ensemble là-dedans, dans l'action climatique, on est carbone neutre, donc on compense nos émissions direct- indirect, mais éventuellement, il va falloir qu'on réduise aussi toutes nos émissions indirectes de notre chaîne de valeur.
[00:20:12.320] - Orateur 1
Et puis, on a récemment fait venir le top, si on veut, de nos fournisseurs stratégiques sur les simulateurs de vol. On leur a offert une formation sur c'est quoi l'empreinte carbone, c'est quoi les changements climatiques. On les aide à faire leur premier inventaire carbone. On a nos ingénieurs qui les aident à dire « OK, comment est-ce qu'on va regarder ça maintenant ensemble? » On les dirige vers des programmes qui existent aussi, que ce soit à Montréal avec la Grappe Aéronautique Aéromontréal qui les aident avec du financement, puis du conseil aussi si on veut pour réduire leur empreinte carbone. On travaille en partenariat, en utilisant un peu tous les outils qu'on a pour qu' ultimement, tout le monde soit un petit peu au même niveau, qu'on soit capables après ça d'avoir la même terminologie, puis de travailler ensemble à réduire notre empreinte carbone Donc.
[00:21:00.170] - Orateur 2
Là, j'ai entendu vous compensez vos émissions directes et indirectes. De quelle façon vous achetez des crédits carbone? Comment ça fonctionne?
[00:21:08.010] - Orateur 1
C'est intéressant de comprendre ça parce qu'il y a beaucoup d'entreprises qui ont décidé de se dire « Nous, on va faire la compensation de nos émissions résiduelles seulement, mettons, en 20,50. Nous, on a décidé de prendre l'approche inverse. On a décidé qu'on voulait prendre des mesures ambitieuses dès maintenant. Puis, on s'est dit en 2019 qu'on allait devenir carbone 1 dans un an. On a décidé de continuer à le faire, même si la pandémie est arrivée, puis qu' inutile de vous dire que ça a eu un gros impact sur nos revenus. Les premiers mois, c'était très difficile pour notre entreprise, mais on est devenu carbone 1 en 2020, donc on compense nos émissions directes, le SCOPE1, puis notre énergie, notre électricité de nos 200 sites dans nos 40 pays avec des certificats d'énergie renouvelable. Puis ce que ça a fait, c'est d'inspirer d'autres entreprises de notre secteur, d'inspirer nos employés, nos enfants, les générations futures à se dire « Il faut que ça fasse mal maintenant. Il faut qu'on le sente tout de suite. Il faut qu'il y ait comme une facture qui nous force à réduire plus vite à la source. » Parce que c'est ça que ça fait, nous, la compensation.
[00:22:12.380] - Orateur 1
Si on se disait « On va compenser seulement en 20 ans, on réduirait à la source, mais on réduirait pas mal plus lentement. » Tandis que là, on s'est créé un incitatif interne de se dire « OK, mais si on ne veut pas juste continuer continuellement à payer de la compensation, qu'est- ce qu'on qu'on fait pour réduire nos émissions directes? Nous, nos émissions directes, c'est principalement du carburant d'avion parce que nous, bien qu'on travaille beaucoup avec les simulateurs de vol, on a aussi une petite flotte d'avions de 250 appareils ou 200 appareils qui sont des petits avions qui donnent la licence initiale de pilote des cadets. Puis, on a décidé qu'on allait électrifier cette flotte- là. Ce sont des petits appareils, j'appelle ça des appareils qui vont nulle part, qui vont du point A au point A, c'est-à-dire qu'ils font des vols de 30 minutes, une heure pour deux personnes. C'est vraiment des petits appareils. C'est totalement réaliste de les électrifier. On est en train de convertir nos appareils excitants de type Piper à l'électrification. E nsuite, on va vendre ce kit de conversion d'avion électrique à d'autres opérateurs d'avion Piper. Donc, on est en train d'avoir un impact au-delà même de notre entreprise pour électrifier.
[00:23:25.030] - Orateur 1
On parle beaucoup de véhicules électriques sur la route, d'autobus, de train, de camions, mais on ne pense pas assez à l'aviation électrique. Et donc, nous, on a lancé notre programme d'aviation électrique l'année dernière. Donc, on prend des actions comme ça qui sont assez audacieuses, puis je pense très inspirantes.
[00:23:45.520] - Orateur 2
À quel moment la flotte, justement, de ces 250 appareils- là va être électrifiée.
[00:23:50.810] - Orateur 1
Au complet? On a dit qu'on allait convertir au moins 80 de ces appareils- là, donc c'est commencé. Et puis, ça fait déjà un an qu'on travaille sur ça, donc ça va prendre encore quelques années. Il y a toute une logistique, puis une infrastructure autour à s'assurer que le curriculum de formation est fait, la conversion est faite, qu'on a les charges, les stations de recharge qui sont disponibles aux aires et aux ports où on opère, que c'est approuvé et certifié par les autorités réglementaires. Donc ça prend quand même quelques années, mais on ne parle pas de décennies, on parle de quelques années. Ça, c'est un type d'électrification, mais on est aussi en train de travailler avec toute la nouvelle industrie qui s'appelle la mobilité aérienne avancée. Quand on parle de taxis aériens, CAE est vraiment au cœur de ça parce que ça va tout être électrique, ces véhicules-là. Tous les fabricants de ces nouveaux véhicules aériens nous parlent, ils ont besoin de pilotes qui vont être formés de façon différente, pas nécessairement avec les types de simulateurs de vol qu'on a. On est en train de concevoir des nouveaux types de simulateurs pour former ces pilotes-là.
[00:25:00.000] - Orateur 1
Ils vont avoir besoin de nous pour potentiellement faire certifier leurs appareils avec les autorités réglementaires, potentiellement pour simuler tous ces véhicules- là, pour avoir l'acceptabilité sociale de ces nouveaux véhicules- là dans différents environnements. Mais ça, c'est fascinant parce que c'est toute une nouvelle industrie complètement électrique qui est en train de se développer. D'ici 3, 4, 5, 6, 7, 8 ans, on va commencer à en voir dans différentes villes, différents pays.
[00:25:27.270] - Orateur 2
De ce que j'entends, il y a une énorme culture de de durabilité, d'innovation. Comment vous faites au sein de l'entreprise pour cultiver ces cultures-là, justement? Comment vient l'innovation? C'est un département?
[00:25:40.090] - Orateur 1
C'est quelqu'un? L'innovation, honnêtement, c'est une de nos valeurs OK, donc ce n'est pas juste un département, l'innovation. On a cinq valeurs, puis l'innovation, ça fait partie. Depuis le début, depuis plus de 75 ans maintenant, c'est vraiment au cœur, que ce soit la recherche et développement, mais aussi l'innovation, un peu dans tout ce qu'on est. On est un peu entrepreneurial, CAE. On a grandi beaucoup par acquisition, puis on est présent un peu partout où nos clients ont besoin de nous. Mais si on n'était pas en train d'innover continuellement, on n'aurait pas tout le succès qu'on a aujourd'hui. On ne serait pas en train d'explorer les taxis aériens, d'explorer comment on peut simuler l'utilisation de drones pour inspecter des aériens en mer. On ne serait pas en train d'aider nos clients à former des pilotes jour après jour, puis à aider les forces aériennes, les forces armées à se préparer, comme une fois, à leurs missions par le biais de la simulation. C'est vraiment l'innovation technologique qui est au cœur de ça. Donc ça, je dirais que c'est un peu... On appelle ça notre source secrète chez CAE. C'est vraiment dans notre ADN, l'innovation, mais le fait d'avoir un impact positif sur la société, c'est au cœur de ce qu'on fait.
[00:26:51.300] - Orateur 1
Quand on dit qu'on rend le monde plus sécuritaire, c'est naturel d'ajouter des cordes à notre acte, de dire « On est carbone neutre, puis on on fait partie de la solution au niveau de l'environnement. On est là pour aider la société quand arrivent des situations comme la pandémie, qu'on se dit qu'est-ce qu'on peut faire pour aider, que ça soit avec nos respirateurs ou avec la mobilisation autour de la vaccination en entreprise. Donc, on a ça, je dirais, un peu dans notre ADN, c'est très mobilisant pour nos employés.
[00:27:20.140] - Orateur 2
C'est vraiment dans votre modèle d'affaires, de ce que je comprends à la base.
[00:27:24.940] - Orateur 1
Tu as récemment participé.
[00:27:25.990] - Orateur 2
À une table ronde sur la manière dont les entreprises canadiennes peuvent être propulsées sur la scène internationale. Qu'est- ce que tu as tiré de cette discussion?
[00:27:35.170] - Orateur 1
Je pense qu'il faut se dire comme entreprise canadienne, c'est que le marché du Canada n'est pas nécessairement un grand marché ici. Donc, il ne faut pas avoir peur d'oser puis de se positionner à l'international. Si c'est à eux, on vendait seulement au Canada, ce serait seulement 10 % des revenus qu'on fait. Donc, au lieu d'être une entreprise de plus de 4 millions de dollars, on serait une entreprise de 400 millions. Donc, je pense que le fait de se propulser à l'international, puis se dire quand on a les technologies, qu'on a les bonnes valeurs, qu'on peut oser aller dans les marchés étrangers, il faut le faire si on veut viser plus de croissance, parce que le marché du Canada n'est pas nécessairement un grand marché pour plusieurs entreprises, en tout cas dans le secteur aéronautique, dans le secteur de la défense, ce n'est certainement pas un marché d'envergure. Donc, il ne faut pas hésiter à utiliser les leviers qui sont là, que ça soit EDC qui est là pour accompagner les entreprises à l'étranger, mais aussi les ambassades du Canada partout à l'étranger, les délégations du Québec sont là pour accompagner les entreprises d'ici, pour faire leur place ouvrir des portes.
[00:28:46.110] - Orateur 1
Dans notre cas, comme on est établis dans plusieurs des marchés, on est quand même assez bien établis, donc on n'a pas toujours besoin des ambassades et de la délégation, mais parfois oui, dans notre marché de la santé qui est un marché un petit peu plus petit pour nous, on est peut- être moins branchés que dans le marché de l'aviation ou de la défense. Et souvent, on va faire appel à ce moment- là aux ambassades, aux délégués à ça pour nous aider. Donc, je pense qu'il ne faut pas hésiter à utiliser les leviers qui sont là pour nous aider, pour nous propulser à l'international.
[00:29:17.390] - Orateur 2
Au départ, quand CAE... Ça fait plusieurs années que vous êtes en affaires, mais au départ, quand CAE a voulu exporter, est- ce que c'était par acquisition? Que ça a été une des clés pour vous faire entrer dans des nouveaux marchés?
[00:29:29.220] - Orateur 1
En fait, on a commencé à vendre des premiers simulateurs en Europe, donc on a commencé. En fait, on est une entreprise qui, au départ, était beaucoup une entreprise de produits, donc de simulateurs de vol. On a fait toutes sortes d'autres produits, mais on ramène ça peut- être aux produits phares, qui étaient les simulateurs de vol, mais parce qu'à un moment donné, on avait tellement des parts de marché élevées, plus de 80 % des parts de marché, on disait « On ne peut pas seulement rester dans les produits. Il faut qu'on se diversifie. » C'est pour ça qu'on est allé dans le service, dans la formation pour les pilotes. Et là encore, on est numéro un au monde, mais à ce marché qui est beaucoup plus fragmenté. Et là, maintenant, on se diversifie vers les services qui ne sont plus seulement les services de formation, mais dans les services adjacents, avec des solutions logiciels pour les lignes aériennes. Donc, tout ça, ça nous a amenés à nous diversifier. Au départ, ça a commencé par des exportations de produits dans différents marchés étrangers, mais éventuellement, oui, quand c'est diversifié au niveau du service, d'abord pour la formation des pilotes, on a fait des acquisitions de certains centres de formation pour s'assurer qu'on avait des sites un peu partout près des clients.
[00:30:38.390] - Orateur 1
Parce que comme les pilotes sont recertifiés à chaque six mois, les lignes aériennes ne veulent pas perdre leurs pilotes pendant trois semaines, une semaine de voyage, une semaine de formation, une semaine de voyage. Il faut que ça soit proche pour qu'ils puissent être recertifiés rapidement, puis retourner au travail.
[00:30:54.340] - Orateur 2
Aujourd'hui, il y a plusieurs Canadiens qui nous écoutent parce qu'ils souhaitent développer leur entreprise grâce à des exportations ? Quel est le conseil? Je pense que tu as touché à plusieurs choses, mais quel est le ou les quelques conseils que tu aimerais donner pour aider ces gens- là dans leurs démarches?
[00:31:10.120] - Orateur 1
Je pense qu'il faut s'assurer d'avoir un marché qui est ouvert à nous. Si on pense qu'il n'y a pas de marché pour nos produits, pour nos services dans un pays en particulier, il ne faut pas s'acharner sur un pays. Nous, ce qui a fait notre succès, c'est qu'on était toujours très près de nos clients. C'est ça qui a fait que notre croissance a continué sans cesse, c'est qu'on se dit où sont les clients, où sont les besoins? Et puis on suit dans le fond les clients avec nos produits, avec nos services, ça s'est fait plus naturellement. Une fois qu'on a ciblé un peu où sont les clients, où sont les besoins, là, il faut se faire accompagner après. Donc, utilisez les outils qui sont à notre disposition parce que les gouvernements ici savent très bien, les différentes organisations savent très bien que le marché du Canada n'est pas un grand marché. C'est pour ça qu'on essaie d'abord d'exporter souvent vers les États-Unis et puis ensuite vers d'autres marchés pour se diversifier. Mais il faut se faire accompagner, puis utiliser les leviers qu'on a, l'ADC, les ambassades, les délégations, tout ça. Il y en a beaucoup de services d'aide aux exportations.
[00:32:16.010] - Orateur 1
Il ne faut pas hésiter à demander de l'aide. Il y a beaucoup de gens qui n'attendent que ça, de nous aider à exporter.
[00:32:23.210] - Orateur 2
C'est un peu comme l'adage dit, il faut pêcher là où.
[00:32:26.370] - Orateur 1
Il y a des poissons. Exactement. C'est un peu ça, effectivement.
[00:32:30.800] - Orateur 2
Hélène, merci énormément d'avoir pris le temps de discuter avec moi aujourd'hui. Ce fut un réel plaisir et surtout, j'espère être plus en sécurité lors de mon prochain vol. Je pense que je vais penser à toi et tout ce que ton entreprise fait pour sécuriser pas juste le médical, mais aussi tout le monde de l'aviation. C'est vraiment incroyable de t'entendre parler et d'entendre parler aussi de ces valeurs- là de durabilité, d'innovation. C'est vraiment un bel exemple pour toutes les compagnies.
[00:33:04.420] - Orateur 1
Canadiennes qui vous écoutent. Merci beaucoup pour cette belle opportunité, Madjosie. Oui, je te rassure, tu es totalement en sécurité grâce à la formation par le biais de la simulation de CIA pour nos pilotes.
[00:33:15.320] - Orateur 2
Merci tout le monde de nous avoir rejoint aujourd'hui à l'émission L'impact de l'exportation d'Allado. Si vous avez apprécié l'épisode d'aujourd'hui, on serait ravis que vous abonniez, que vous notiez et que vous laissiez un commentaire sur votre plateforme de diffusion préférée. Je vous dis à la prochaine.