[00:16:04.630] - Orateur 3
D'accord. Déjà là, c'est une nette amélioration.
[00:16:07.330] - Orateur 1
Voilà. C'est juste pour vous donner un exemple, comment un avionneur peut contribuer à cet objectif- là de décarboniser le secteur en mettant sur le marché des avions qui consomment moins de carburant déjà. Et dans le futur, comme il a annoncé Airbus, c'est de changer complètement le carburant. On va y aller vers un carburant qui est durable, dans ce cas- là, l'hydrogène, et qui émet zéro CO₂.
[00:16:40.040] - Orateur 3
Parce que, dans le développement durable, la première solution, c'est de réduire.
[00:16:45.690] - Orateur 1
Puis.
[00:16:46.340] - Orateur 3
Après ça, c'est l'éco conception, finalement, c'est d'innover, puis c'est vraiment dans vos plans. Parlons un peu d'exportation. Depuis sa première usine de fabrication d'hélicoptères en 1984 jusqu'à la production d'Avion, un avion monocouloir, donc un couloir de la famille A 220 d'aujourd'hui, Airbus a considérablement accru sa présence dans le monde. Je pense que vous exportez de plus en plus. Comment le renforcement de votre présence au Canada a contribué à votre succès international? Depuis sa première usine de fabrication d'hélicoptères en 1984 jusqu'à la production des avions monocouloirs de la famille A 220 aujourd'hui, Airbus a considérablement accru sa présence dans le monde. Comment vous pensez que le renforcement de votre présence au Canada a contribué au succès international d'Airbus?
[00:17:39.000] - Orateur 2
Déjà, la première chose, c'est qu' en rajoutant un nouveau nez pour nous qui était à l'origine développé par Bombardier et qu'on a été ravis d'accueillir chez Airbus, le produit monocouloir A 220, on est venu complètement compléter l'offre d'avions commerciaux d'Airbus. L'a 220, en fait, il couvre une rangée d'activités en termes de produits et en termes de nombre de sièges, qui est très complémentaire avec une famille historique qu'on avait de monocouloir A 320. Et donc elle vient complètement s'intégrer et améliorer l'offre qu'on peut avoir vis- à- vis de nos clients. Sachant que, comme Kaïna l'a expliqué, l'A 220, c'est un des produits les plus récents qu'on ait. Donc, d'un point de vue technologique et d'un point de vue durabilité, c'est un excellent produit et un produit qui vient améliorer aussi la consommation de nos clients sociales et donc des missions de CO₂ chez nos clients. Ensuite, on a cette présence mondiale. On a des clients qui sont localisés partout dans le monde. Donc, c'est important pour nous aussi d'avoir une représentation et de montrer qu'on est une entreprise mondiale et d'être localisé aussi plus près d'un certain nombre de nos clients. Et la 220, c'est un produit qui connaît un succès fort avec Air Canada, avec des clients nord- américains de manière générale, mais bien sûr aussi en Europe et on est en train de le développer partout dans le monde.
[00:19:01.960] - Orateur 2
Donc, on considère que c'est vraiment un produit qui nous permet d'avoir des succès encore plus importants de manière générale.
[00:19:09.780] - Orateur 3
Justement, sur combien de marchés Airbus opèrent-ils dans le monde? Quelles sont vos grands marchés de croissance pour l'avenir?
[00:19:17.120] - Orateur 2
Marie-josée, j'ai envie de te dire, on a des clients partout dans le monde. On a des découpages avec des grandes régions. Donc, on va avoir l'Amérique du Nord, l'Amérique du Sud, l'Europe, la partie Afrique et Moyen-Orient, et puis l'Asie-Pacifique, qu'on va d'ailleurs pouvoir découper en différentes régions parce qu'on a des fortes croissances, notamment sur la Chine et sur l'Inde.
[00:19:37.460] - Orateur 3
Tout déjà à desservir là- bas?
[00:19:39.330] - Orateur 2
Voilà, on opère vraiment partout, avec des croissances qui vont aujourd'hui être encore différentes. On a un secteur Amérique du Nord qui reste extrêmement actif et au niveau de la volumétrie, on projette. Tous les ans, on fait des prévisions avec des volumétries d'avions qu'on voit. On reste avec une Amérique du Nord extrêmement dynamique, une Europe qui reste dynamique et une Asie qui est en train de croître fortement dans les années à venir. Pour nous, avoir cette présence globale et internationale, c'est très important.
[00:20:12.450] - Orateur 3
Justement, vos prévisions de marché mondial, est-ce qu'ils suggèrent que le trafic aérien va augmenter, va diminuer? Est- ce qu'il est de retour à son niveau avant la crise aujourd'hui?
[00:20:25.790] - Orateur 2
D'un point de vue trafic mondial, on est quasiment au niveau d'avant crise. On différencie le marché domestique des vols internationaux. Sur ce qui est du marché domestique, dans la plupart des pays, on est revenu au niveau d'avant- crise. Dans certains pays, on est même au- delà des niveaux d'avant crise. Pour ce qui est du marché international, ça va dépendre des régions. La Chine, notamment, a rouvert ses frontières uniquement cette année et reste un petit peu en- dessous au niveau du marché international. Mais globalement, on est même sur les aspects marché international, on peut en revenir complètement au niveau d'avant crise en 2024.
[00:21:06.870] - Orateur 3
Ok. Est-ce que vous avez identifié des lacunes dans le marché de l'industrie aéronautique?
[00:21:12.710] - Orateur 1
Ça ne dérange pas Marie-Josée si j'apporte un petit point concernant la A220?
[00:21:18.440] - Orateur 3
Non, allez-y.
[00:21:19.890] - Orateur 1
En ce qui concerne la question de tout à l'heure, j'aimerais juste mentionner que depuis 2018, nous avons livré plus de 280 A220 et ça, c'est un mix entre la production de Mirabel et de Mobil aux États-Unis. 80% de la production à Mirabel seulement a été exportée hors du Canada. Et lorsqu'on aura atteint notre vitesse de croisière en production, on pense produire un peu plus que 100 avions par année juste sur le site de Mirabel. Je ne compte pas ceux de Mobil. Et ça, bien sûr, sera livré à nos clients et bien sûr, une contribution très grande à l'économie canadienne.
[00:22:11.120] - Orateur 3
Oui, puis de ce que je comprends, un savoir- faire très particulier qui se construit à Mirabel et dans le fond, tout le monde en bénéficie, que ce soit au niveau local qu'au niveau international. Voilà. Est-ce que vous avez identifié des défis dans le marché de l'industrie aéronautique?
[00:22:29.700] - Orateur 2
Oui, peut- être. Moi, je vais te répondre aujourd'hui, pour moi, les deux défis principaux qu'on a. Le premier, c'est la décarbonation et on en a déjà parlé. Et pour arriver à la décarbonation, ça veut dire, comme Kainé en parlait, on s'améliore déjà parce qu'avec chaque nouvel avion, chaque avion actuel qu'on livre, ce sont des avions qui ont une performance qui est meilleure d'un point de vue consommation de carburant et donc qui émettent moins de CO₂. Donc ça démarre avec ça, mais on en parlait, on a dans notre roadmap un avion avec zéro émission qu'on prévoit à l'horizon 2035. Et on est en train de travailler sur des concepts d'avion qui vont nous permettre d'incorporer des carburants durables. Donc ça passe par toute cette ambition qu'on a autour de la décarbonation avec cet objectif long terme d'avoir zéro émission nette à l'horizon 2050. Et le deuxième enjeu, pour nous, ça reste la montée en cadence. Aujourd'hui, on en parlait juste avant, le secteur aéronautique est complètement reparti. On revient au niveau d'avant 2019 et oui, on prévoit qu'il continue de croître. Nous, on pense qu'il faut qu'on continue à livrer ces avions parce que d'ailleurs, ça nous permet de remplacer des avions d'anciennes générations et donc d'être plus et d'être meilleurs en termes d'émissions de CO₂.
[00:23:47.330] - Orateur 2
Et pour arriver à satisfaire nos clients qui sont extrêmement demandeurs de ces nouveaux avions, on rencontre des défis assez importants dans le contexte actuel, qui est un contexte d'abord post- crise du Covid 2019, qui a beaucoup affecté notre secteur, ce qui fait que c'est compliqué de retrouver de la main d'œuvre expérimentale et de réembaucher. On est dans un contexte inflationniste fort. Donc, pour nos fournisseurs, des difficultés autour du prix de l'énergie, autour de l'approvisionnement et du prix des matières, notamment. Donc, tous ces contextes- là font que c'est compliqué d'amener notre chaîne de fournisseurs qui représente 80% de la valeur de l'avion pour arriver à satisfaire nos clients et à livrer les quantités d'avion qu'ils attendent.
[00:24:33.680] - Orateur 3
Je suis vraiment curieuse quand vous parlez de carburant durable, on est dans la pure innovation. Est-ce que vous avez dû trouver des nouveaux partenaires qui voulaient s'intégrer dans votre projet ou c'est quelque chose qui se faisait déjà pour l'automobile? Comment vous allez arriver à un carburant réellement durable? Comment ça se passe ce processus-là?
[00:24:56.940] - Orateur 1
Oui, je peux l'apporter du point de vue d'Airbus Canada. Les carburants durables, ça peut être d'une provenance biologique comme ça peut être d'une capture de CO₂ de l'atmosphère. Donc, toute origine qui n'est pas de source pétrolière, qui est qui reste durable, donc renouvelable aussi. Et ça, bon, les carburants durables, il y en a plusieurs types. Ça dépend aussi, comme je disais, de la source de production. Ici, au Canada, en fait, le défi, c'est qu'on n'a pas encore, malheureusement, un producteur de SAF, carburant durable, sustainable aviation fuel, qui est au niveau de la commercialisation. Ça veut dire où je peux aller acheter du carburant et commencer à le mettre dans mon avion. Or, quand c'est déjà aujourd'hui le A2020, comme les autres avions d'Airbus, on peut voler jusqu'à 50% de SAF. Aujourd'hui, ça veut dire que nos avions sont certifiés pour voler sur un mélange. Quand je dis 50%, ça veut dire que je prends 50% du kérosène, qu'on appelle chez nous le Jet A fuel, et 50 % de ce carburant durable. C'est un mélange.
[00:26:19.520] - Orateur 3
Qui peut être quoi? De l'éthanol, de l'hydrogène?
[00:26:23.140] - Orateur 1
Non, ce n'est pas de l'hydrogène. Saf, comme je le disais, ça peut être... Je vais vous donner des exemples. Ça peut être... Ça peut provenir de venir des huiles usées, des graisses d'animaux. On va appeler ça les FA. C'est un processus qui va vraiment réutiliser des graisses pour faire du carburant durable. Ça peut aussi venir des résidus forestiers. Vous savez, quand je dégaine un arbre, on a beaucoup d'industries forestières ici au Canada, il reste des débris. Donc, ce débris- là, on peut le reprocesser pour en faire du carburant durable.
[00:27:01.060] - Orateur 3
Donc, vraiment de l'économie circulaire.
[00:27:03.510] - Orateur 1
Oui, oui. Nous, c'est sûr qu'on préconise le plus le SAF qui vient des sources de réutilisation.
[00:27:12.520] - Orateur 3
De rejets de l'industrie.
[00:27:14.140] - Orateur 1
Voilà, de l'exactement. Il y a aussi d'autres processus que c'est de la capture de CO₂ à partir de cheminées d'usines, par exemple. Et d'ailleurs, on a une entreprise ici au Québec qui s'appelle SAF Plus, qui travaille là- dessus. Ça peut être carrément de la capture de CO₂ atmosphérique. Ça peut être des sources vraiment variables. En autant, ça ne soit pas de source pétrolière.
[00:27:40.770] - Orateur 3
Tout ça, c'est des équipes à l'interne chez Airbus qui montent des projets en partenariat?
[00:27:50.020] - Orateur 1
Exactement. Ça fait des années qu'Airbus travaille sur le carburant durable en partenariat aussi avec l'industrie. Comme je vous ai dit, ça constitue 60% quand même de la solution pour arriver au net zéro en 2050. Et ça, c'est comment on travaille en industrie. On a des comités de travail. En général, on l'a fait en dessous des comités de travail avec le YCI. Ça fait des années qu' on travaille là- dessus pour s'entendre sur tous les processus qui devraient être compatibles à l'aéronautique et de faire voler nos avions. C'est comme ça que ça a été fait. Maintenant, aujourd'hui, on est arrivé à une maturité de connaissance où on a identifié ces SAF qui sont compatibles avec nos avions. Le défi aujourd'hui au Canada, c'est vraiment qu'on n'en a pas de fournisseurs canadiens qui peut nous fournir du SAF, parce qu'aujourd'hui, déjà, je vais vous le dire, on a un objectif en 2030 que tous nos avions d'Airbus volent sur du 100 % SAF. Tout à l'heure, je vous ai expliqué qu' aujourd'hui, on est certifiés pour voler jusqu'à 50 % de mélange avec SAF. Pourquoi? Utilisé 100 % SAF, on aura un gain encore plus grand en termes de CO₂ qu'un mélange de 50 %.
[00:29:17.900] - Orateur 1
Et on veut y aller à 100 %. Ça, ça prend beaucoup de carburant durable.
[00:29:22.480] - Orateur 2
Si je peux me permettre, Karina, pour moi, l'objectif, c'est que nos avions soient certifiés pour voler avec 100 % de SAF, c'est- à- dire que d'un point de vue théorique, ils puissent voler avec 100 % de SAF. Par contre, on n'aura pas nécessairement la quantité de SAF au niveau mondial à l'horizon 2030 pour être capable d'approvisionner tous les avions dans le monde à 100 %. Il y a une ambition pour l'instant qui a été prise d'être capable d'avoir de la disponibilité du SAF à hauteur de 10 % en 2030. Parce que comme le disait Kaina, aujourd'hui, nous, on n'a pas aujourd'hui vocation à fabriquer ces carburants durables, mais c'est pour ça qu'on travaille et on encourage et on pousse le secteur pour identifier des fournisseurs, pour avoir ce volume de carburant durable dont on a besoin le plus rapidement possible. Sachant qu'on parlait de la façon de fabriquer les carburants durables, un des enjeux qu'on va avoir aussi dans sa fabrication de carburants durables, c'est d'avoir de l'électricité verte qui va nous pouvoir, dans certains cas, de les fabriquer. Kaïna a donné différents exemples. L'exemple probablement long terme aussi qu'on aura sur les carburants durables, c'est une fabrication de carburant qui est basée sur de la captation du CO₂ et donc du carbone dans l'air qu'on va venir ensuite, au travers d'une électrolyse, et donc là, on a besoin d'utiliser de l'électricité verte mixée avec de l'hydrogène.
[00:30:43.560] - Orateur 2
Ça va nous permettre ensuite de régénérer notre carburant sur la base de carbone et d'hydrogène qu'on va vouloir revenir synthétiser. Mais du coup, on va venir capter du CO₂ de l'air et le réémettre après, ce qui nous permet de neutraliser et de ne pas augmenter les émissions de CO₂ sur Terre. Mais ce type de technologie, qui ne sont pas encore complètement matures, elle requiert aussi d'avoir de l'énergie et de l'électricité verte. Et donc on travaille pour s'assurer qu'on va pouvoir avoir tout ce qui va être en place pour accompagner cette ambition de mise en place de carburant durable. Et donc on est en train d'ailleurs de travailler en identifiant des fournisseurs dans le monde, en travaillant ensemble d'ailleurs avec les carables et des compagnies aériennes, parce qu'il y a un certain nombre de compagnies aériennes qui sont extrêmement volontaires et qui veulent absolument aller dans cette direction- là. On s'associe avec elles, avec des fournisseurs de carburants durables, pour pousser dans cette direction- là.
[00:31:44.550] - Orateur 3
Extrêmement intéressant. Vous avez dit que tout ce volet- là, dans le fond, parce que vous avez un objectif, je le répète, de réduire vos émissions carbone à zéro d'ici 2050. Vous avez dit que 60% de cette réduction- là viendrait de la décarbonation, de l'utilisation de carburant durable. L'autre 40% ce sont dans les matières premières pour les avions. Il vient d'où l'autre 40%?
[00:32:13.010] - Orateur 1
L'autre 40% c'est divisé entre les nouvelles technologies. Ça peut être des moteurs moins énergivores, des moteurs plus révolutionnaires, encore à hydrogène. Ça va être des avions qui ne polluent pas comme le Zero I que Airbus a annoncé. Donc, tout l'apport technologique compte pour un certain pourcentage là- dedans. Il y a aussi un certain pourcentage relié à l'amélioration du trafic aérien. Il y a des nouvelles technologies au niveau du trafic aérien pour faire des routes, par exemple, plus directes et polluer moins. Donc, augmenter vraiment, optimiser les routes des avions avec des nouvelles technologies aussi. L'autre, c'est tout ce qui concerne les infrastructures aéroportuaires. Il y a un dernier volet, je n'ai pas mentionné, c'est un outil économique. Ça veut dire lorsque tous les fonds du tiroir auraient été gratés, qu'est- ce qu'on peut faire pour arriver à ce net zéro? On va utiliser des outils économiques qui sont l'achat des, comme on appelle, les off-set. On met un certain nombre d'argent pour faire un offset de CO₂ qui nous reste, comme on dit, et puis après pouvoir payer pour, en fait, avoir des crédits carbone. C'est vraiment acheter les crédits de carbone exacts.
[00:33:47.480] - Orateur 3
En terminant, Marie-Ève Ukaina, en tant qu'experte du développement durable de l'environnement chez Airbus, quelles sont les compétences ESG les plus importantes pour Airbus? Quels sont vraiment vos grands piliers ESG chez Airbus? On a beaucoup parlé de décarbonation au niveau de votre chaîne d'approvisionnement, au niveau, par exemple, social, au niveau de la prospérité de l'environnement. Quels sont vos grands axes pour l'avenir?
[00:34:18.260] - Orateur 1
Airbus a identifié trois axes. Protéger la planète, respecter les gens et permettre la prospérité. O n va retrouver à peu près toutes nos ambitions sous ces trois piliers- là. L'environnement, on en a parlé, on a des objectifs concrets que Airbus a mis en place. Respecter les gens. Donc, ça peut aller avec nos employés, avec nos partie prenneurs, nos fournisseurs, nos clients, toutes les parties prenantes.
[00:34:58.480] - Orateur 3
Par exemple, des codes de conduit, des codes d'éthique pour les fournisseurs?
[00:35:03.330] - Orateur 2
Peut- être pour compléter, oui, tout à fait. Avec nos fournisseurs, on a différentes règles qu'on met en place d'ailleurs pour les engager à nous accompagner dans cet objectif de durabilité. Et ça démarre avec un code de conduite. Nous avons un code de conduite qui est maintenant appliqué, sur lequel on demande à nos fournisseurs de s'engager contractuellement, systématiquement. Et dans ce code de conduite, tu as différents éléments. Tu as des éléments environnementaux, des éléments autour du droit humain, des éléments autour de la santé et de la sécurité. Et souvent, quand on parle d'ailleurs de... Quand on parle d'objectifs de durabilité dans notre secteur aéronautique, on a tendance à se focaliser que sur, finalement, des éléments qui pourraient être perçus comme négatifs. L'avion, ça pollue et donc on se focalise là- dessus. Mais nous, on croit qu'on peut vraiment avoir une empreinte sociétale et qu'aussi, finalement, dans ce qu'on est en train de déployer avec nos fournisseurs autour de ce code de conduite pour s'assurer qu'on travaille dans des bonnes conditions. On offre aussi, finalement, de l'emploi et donc on pense qu'on peut avoir ce rayonnement positif d'embarquer tous nos fournisseurs dans cette logique de respect de l'inclusivité, de la développabilité, des droits humains, de l'éthique, de la conformité dans tout ce qu'on fait autour de nos activités.
[00:36:21.680] - Orateur 2
Tu en parlais avant, on en parlait même sur ce qu'on représente sur le Canada. Notre secteur, c'est un secteur qui a voie à croître et donc on pense qu'on peut aussi avoir un rayonnement extrêmement positif sur ces éléments de durabilité en amenant toute notre chaîne de fournisseurs à travailler dans la même direction avec nous.
[00:36:40.490] - Orateur 3
Et par le fait même, donc, favoriser la prospérité locale et au- delà, finalement. Puis, non seulement la prospérité, mais un savoir- faire. J'ai l'impression vraiment, en vous écoutant parler, que mes enfants vont vivre vraiment sur une planète complètement différente, puis qu'il y a tellement de secteurs d'avenir qui vont se développer par tous les projets qu'ARBUS, par exemple, met en place. On parle de carburant durable, de décarbonation, de toutes les technologies qui doivent émerger pour trouver des solutions aux enjeux auxquels on se face aujourd'hui. Je veux dire, il y a tellement d'avenues et de travail à faire. J'ai l'impression que mes enfants auront du travail. Nos enfants auront beaucoup de travail dans le futur.
[00:37:31.980] - Orateur 2
Je nous le souhaite à tous.
[00:37:34.390] - Orateur 1
Marie-josée, juste pour finir sur cette note, c'est ça qui nous laisse nous réveiller chaque matin pour venir Marie-Ève et moi et les 140 employés d'Airbnb Ambiance. Airbus, à tous les matins, on se lève parce qu'on sait qu'on a cette durabilité ancrée dans la stratégie de l'entreprise, puis qu'on est vraiment fiers de contribuer à ce défi- là.
[00:37:58.110] - Orateur 3
Il y a juste un petit dernier point que je voulais peut- être toucher. Airbus, je pense, dans sa vision, c'est vraiment de connecter les gens. J'ai l'impression, comme vous le dites si bien sur votre site internet, quand on connecte les gens, on comprend mieux l'autre. J'ai l'impression que Airbus a aussi un désir de connectivité au niveau global qui a vraiment un impact, à mon sens, très social. Quand on comprend mieux l'autre, on s'intéresse à l'autre et on inclut la diversité, on inclut l'autre, finalement. C'est la première chose que j'ai vue sur votre site internet qui est votre grande mission, finalement, de connecter les gens, les familles, au niveau global.
[00:38:40.530] - Orateur 2
À l'origine, Airbus, on est une entreprise européenne, juste à l'origine. Et finalement, même si on parle d'Europe, on peut être très différents d'un pays à l'autre en Europe. Et c'est ce qui fait partie, finalement, de notre ADN, de s'adapter aux différentes cultures. Parce que même si, historiquement, on était la grande Bretagne, Bretagne, l'Espagne, l'Allemagne et la France, ce sont quatre pays avec des habitudes et des cultures très différentes. Et je pense que ça fait partie de notre ADN et c'est ce qui fait qu' on a un intérêt particulier à toutes les cultures dans le monde et à cette capacité probablement à s'adapter plus facilement, parce qu'on a déjà appris à s'adapter entre nous rien qu'en Europe, et on est convaincu du fait que pour pouvoir s'adapter, il faut une ouverture d'esprit, il faut voir les gens physiquement, il faut se connecter. Et finalement, on est sorti d'une crise Covid et on a vu ce qui s'est passé après cette crise COVID où on a dû tous être enfermés dans nos différents pays. On voit maintenant les tensions géopolitiques, on voit des guerres qui se sont développées après ce COVID et on est persuadé que ça vient aussi de la non-connexion des personnes et de la non-communication.
[00:39:51.420] - Orateur 2
C'est vraiment quelque chose qui est au cœur de ce qu'on veut défendre.
[00:39:57.920] - Orateur 3
Vraiment très intéressant. Merci en tout cas pour cette conversation extrêmement enrichissante. Je vois qu'Airbus est un pionnier dans son industrie, dans l'industrie aéronautique. Je vous encourage à continuer. Merci énormément Marie-Ève Rigolet, vice-présidente gouvernance et stratégie des achats chez Airbus, et Kiana Ujiehani, responsable de la recherche et technologie ainsi que de l'innovation durable chez Airbus. Merci à toutes les deux pour le temps que vous m'avez accordé aujourd'hui. Merci beaucoup.
[00:40:27.130] - Orateur 1
Merci Marie-Josée.
[00:40:28.700] - Orateur 3
Merci de nous avoir rejoint aujourd'hui sur l'impact de l'exportation balado. Si vous avez apprécié l'épisode d'aujourd'hui, on serait ravis que vous vous abonniez, que vous vous notiez et que vous laissiez un commentaire sur votre plateforme de streaming préférée. On se revoit dans deux semaines.