Le défi

Si, comme beaucoup de vos compatriotes, vous aimez vous détendre en regardant des séries ou des films en rafale sur votre plateforme préférée de diffusion en continu, vous avez probablement déjà vu le travail de l’entreprise montréalaise REAL by FAKE.

Fondée en 1999 par Marc Côté, REAL by FAKE est une société de production cinématographique spécialisée dans la création d’effets visuels numériques et les services de postproduction « invisibles » pour les films et les séries télévisuelles.

Depuis de nombreuses années, la florissante industrie québécoise de la télévision et du cinéma est une véritable pépinière de talents pour le petit comme le grand écran. Pensons au scénariste et réalisateur Denis Villeneuve (Sicario, L’arrivée, Blade Runner 2049) ou encore au réalisateur Jean-Marc Vallée (Dallas Buyers Club, Big Little Lies, Sur ma peau), dont les histoires prenantes aux superbes images ont non seulement été encensées partout dans le monde, mais ont aussi attiré les foules.

Image du travail de Real by Fake


Quand on pense effets spéciaux, on imagine généralement des explosions, des maquillages de monstre ou d’autres coups de baguette magique dans les productions à gros budget. Or, on utilise de nos jours toute une gamme d’effets spéciaux subtils pour rendre l’image plus attrayante ou plus réaliste. Il peut s’agir d’effets sur écran vert, qui permettent par exemple de faire apparaître Nicole Kidman, dans Big Little Lies, sur un arrière-plan de marina ensoleillée, ou de recréer entièrement l’intérieur d’une maison dans Sur ma peau.

Grâce à son expertise, REAL by FAKE peut aussi ajouter des éléments esthétiques numériques aux paysages, créer un décor virtuel, ou encore accentuer les effets sanglants comme dans 300, le péplum épique de Zack Snyder, ou les effets d’horreur, comme dans L’été de la mort, une série canadienne de Netflix sur fond d’apocalypse zombie.

Pour Marc Côté, qui a étudié en génie, REAL by FAKE résout certains problèmes auxquels sont confrontés les cinéastes : « Avec le scénariste, nous revoyons le scénario pour voir si nous pouvons apporter des solutions concernant les lieux, et aussi rendre l’histoire plus intéressante. Parfois nous optons pour des effets spéciaux, parfois nous ne faisons que simplifier la scène. »

« Je pense qu’on veut tous se faire reconnaître, et créer un produit qui va laisser sa marque, explique-t-il. La beauté d’un film ou d’une télésérie, c’est qu’on le fait une fois et que ça peut être vu pour la vie. »

Image du travail de Real by Fake


Quand M. Côté et ses amis ont lancé l’entreprise dans les années 1990, dans un garage, ils savaient qu’ils pouvaient soit demeurer à Montréal, soit aller à Los Angeles. Comme ils n’avaient pas assez d’argent pour s’établir en Californie, ils sont restés dans la métropole québécoise. En 20 ans, ils ont bâti ensemble une entreprise prospère et ont travaillé sur plusieurs productions hollywoodiennes. Mais ils n’ont jamais fait une croix sur leur ambition californienne.

« Notre marché local est petit, mais notre principale cible, ce sont les États-Unis », précise M. Côté. Nous avons ouvert un bureau à Santa Monica, pour profiter du soleil, oui, mais surtout pour nous rapprocher de nos clients, comme HBO, Fox, Disney et Netflix. »

M. Côté et Marc Rousseau, vice-président des finances de REAL by FAKE, savaient qu’il y avait deux façons de s’implanter en Californie : démarrer une nouvelle entreprise et la développer, ou en acquérir une déjà présente sur le marché local. Ils ont retenu la deuxième option.

Image du travail de Real by Fake


« C’était moins cher, et c’était une stratégie beaucoup plus efficace et directe pour entrer tout de suite sur le marché », commente M. Rousseau.

La solution d’EDC

Pour financer l’acquisition, MM. Côté et Rousseau se sont tournés vers l’institution financière de REAL by FAKE, qui approuvait la transaction, mais n’était pas prête à en assumer seule tout le risque. C’est là que le représentant de l’institution a fait appel à EDC.

« Quand nous avons parlé avec notre institution financière, nous avons vu que notre projet ne pouvait se concrétiser que si EDC était de la partie, observe M. Rousseau. Tout comme notre institution, EDC a rapidement compris la nature de la transaction. La collaboration s’est faite naturellement. »

Dans le cadre de son Programme de garanties d’exportations, EDC a fourni l’appui nécessaire à l’institution financière de REAL by FAKE, qui a ainsi obtenu le financement lui permettant de réaliser l’acquisition projetée en mai 2018.

« Chaque fois que REAL by FAKE signe un contrat avec un grand studio, comme HBO ou Disney, c’est toujours plaisant de voir notre nom au générique de grandes productions américaines. Nous n’en serions pas là sans EDC et notre institution financière. »

Marc Rousseau  —  vice-président des finances REAL by FAKE

Le résultat

« Avec l’aide d’EDC et de notre institution financière, nous avons pu effectuer la transaction l’an dernier, ce qui a fortement accéléré notre croissance, mentionne M. Rousseau. Résultat : on se dit que cette année sera une année record pour nous. »

Comme les propriétaires de REAL by FAKE le pensaient, le pied-à-terre à Tinseltown présente de grands avantages.

« Nous pouvons signifier notre présence là-bas, et notre président, Marc Côté, peut même aller prendre un café avec des têtes dirigeantes. Ils sont tous là, tous les grands studios influents de l’industrie se trouvent à Los Angeles. Pouvoir rencontrer les gens en personne, c’est un atout indéniable pour obtenir de nouveaux contrats. »

Aux dires de M. Rousseau, c’est depuis l’acquisition que l’entreprise a conclu ses plus gros contrats. « Rien de tout cela n’aurait été possible sans le soutien d’EDC et de notre institution financière. »