Peu importe où vous vous trouvez, la pandémie de COVID-19 a montré (à ceux qui en doutaient) que nous ne sommes pas invulnérables aux forces extérieures capables de bouleverser notre réalité. Elle nous a aussi appris que pour faire face à une crise mondiale d’une telle ampleur, les gouvernements et les entreprises privées du monde entier doivent agir rapidement et se serrer les coudes.

Il faut bien retenir ces deux leçons pour surmonter l’autre crise existentielle de notre époque : les changements climatiques. Il faudra en effet faire preuve d’autant de diligence et de solidarité pour contrer ce problème planétaire. 

EDC travaille depuis près de dix ans à élargir son rôle dans cet effort. Par exemple, depuis 2012, elle épaule le secteur canadien des technologies propres et y intensifie ses investissements d’année en année. Rien que l’an dernier, la Société a aidé 288 entreprises et facilité 4.5$ milliards de dollars en financement dans ce secteur. En 2019, elle a fait un grand pas dans la bonne direction avec la publication de sa toute première Politique sur les changements climatiques, qui guide son approche à l’égard des occasions et des risques relatifs aux changements climatiques. 

Au début de juillet 2021, EDC prend son plus grand engagement à ce sujet : la carboneutralité d’ici 2050.

Qu’est-ce que cela signifie? Premièrement, EDC réduira considérablement les émissions de ses activités, notamment celles produites par les déplacements de ses employés et par ses bâtiments. À ce sujet, plusieurs initiatives sont déjà en cours, guidées par une « équipe verte », et la Société est en voie d’atteindre la carboneutralité dans ses activités d’ici 2030. 

Deuxièmement, EDC réduira l’exposition de son portefeuille aux industries à forte intensité de carbone et travaillera avec les clients de ces secteurs pour les aider à réduire leurs émissions. En ce sens, l’une des solutions d’EDC pour atteindre la carboneutralité est d’avoir des clients avec ce même objectif.

Cela dit, EDC n’abandonnera pas ces secteurs, car son mandat est d’être au service de toute l’économie canadienne. De plus, EDC est d’avis que certains secteurs comme celui de l’énergie joueront un rôle central dans la transition vers un avenir carboneutre, et souhaite contribuer à leurs efforts.

C’est pourquoi EDC prévoit des émissions résiduelles dans sa stratégie, ce qui amène le troisième point : le financement durable. EDC augmentera la part de son volume d’affaires auprès des entreprises à faibles émissions ou sans émissions, et financera des projets et des entreprises qui captent, utilisent ou stockent des émissions déjà présentes dans l’atmosphère. Ce financement comprend ses solutions pour les entreprises du secteur des technologies propres, les obligations vertes et le financement soutenable. 

Pour en savoir plus sur la décision d’EDC de devenir carboneutre d’ici 2050, veuillez lire le document d’information.

La voie d'EDC vers le carbone zéro

Ce document précise le parcours d'EDC – notamment les étapes à franchir, les facteurs à considérer et les décisions à prendre – vers la carboneutralité à l'horizon 2050.


En faisant ce choix, EDC se joint à un mouvement mondial qui gagne en importance. Le Canada, plus de cent autres pays et d’innombrables organismes du monde entier ont aussi pris cet engagement, et d’autres s’ajoutent chaque jour. Ces efforts sont nécessaires pour limiter la hausse de la température mondiale moyenne à moins de deux degrés Celsius d’ici 2050, l’un des grands objectifs de l’Accord de Paris de 2015. 

La carboneutralité s’inscrit également dans le cadre des efforts plus vastes déployés par EDC pour renforcer ses pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) – une approche fondée sur des valeurs qui est à la base de ses activités et qui sous-tend sa nouvelle stratégie d’affaires 2030, dévoilée plus tôt cette année.

Lors d’une récente table ronde sur les facteurs ESG que j’ai animée avec notre présidente et chef de la direction, Mairead Lavery, je lui ai demandé les trois mots qu’elle associait le plus aux actions d’EDC concernant le climat. Elle a répondu : leader, résultat et rapidité. 

En tant qu’acteur mondial du secteur financier axé sur les facteurs ESG, EDC jouit d’une position unique qui lui permet de prêcher par l’exemple pour influencer les entreprises avec qui elle travaille. En réduisant ses propres émissions et en aidant ses quelque 30 000 clients à en faire autant, elle amplifie ses résultats. Ainsi, EDC aide la planète, mais elle aide aussi ses clients à développer leurs activités. On sait très bien comment la solidité des pratiques ESG peut changer la donne, non seulement en atténuant les risques financiers et de réputation, mais aussi en ouvrant les portes à de nouveaux débouchés qui peuvent amener un succès durable.

Le troisième mot choisi par notre présidente est rapidité. Il faut agir sans perdre un instant. En fixant des objectifs ambitieux et en faisant preuve de transparence dans sa quête de la carboneutralité, EDC assume devant la communauté mondiale sa responsabilité à l’égard d’un objectif ambitieux et très urgent. Cette année, par exemple, EDC se joint à deux groupes : le Partnership for Carbon Accounting Financials, qui a établi la méthode phare pour mesurer les émissions des portefeuilles dans le secteur financier, et l’Alliance : Énergiser au-delà du charbon, qui regroupe des dirigeants politiques et des entreprises faisant progresser la transition du charbon vers les énergies propres. 

Et il y a quelques mois, Mairead Lavery a créé au sein d’EDC le poste de chef du développement durable, que j’ai eu l’honneur d’accepter. J’ai donc pour mandat d’accélérer l’intégration des facteurs ESG dans les valeurs, principes et processus d’EDC et dans l’assistance offerte aux entreprises canadiennes. 

Une partie importante de mon travail consistera, bien sûr, à amener EDC vers la carboneutralité. Cela nécessitera des changements structurels au sein d’EDC, des contributions et des actions de la part de tous les employés, et l’avis des clients, des parties prenantes et des pairs. La route ne s’annonce pas facile.

Les enjeux n’ont jamais été aussi considérables. 

Mais EDC a l’équipe qu’il faut pour y parvenir. Sa passion, sa foi dans les objectifs de durabilité et la mission économique d’EDC… voilà ce qui sera le moteur de ses efforts. EDC a travaillé fort pendant près de dix ans pour en arriver là, donc je sais que nous avons l’expérience et l’expertise pour atteindre notre objectif. 

Une autre chose me rassure : la façon dont EDC a réagi à la pandémie au cours des 18 derniers mois. La Société a apporté sa contribution et, avec le gouvernement et ses partenaires financiers, elle est intervenue là où ça compte le plus. Il faudra un effort semblable pour atteindre la carboneutralité. 

Et maintenant que tout est en place – un plan crédible, une équipe pour le réaliser et l’engagement de partenaires et clients aux vues similaires –, le temps est venu de se mettre en marche.