[00:13:30.350] - Orateur 1
C'est indissociable de qui on est. C'est vraiment hardwire dans notre DNA corporate.
[00:13:36.170] - Orateur 2
Dans l'ADN. Une chose intéressante, je pense que tu n'as pas toujours été EBG de l'entreprise ou... Ton histoire est quand même particulière, là à travers ton parcours de premier tech, peut-être raconte- vous- le un peu.
[00:13:48.290] - Orateur 1
Non, effectivement. Je suis arrivé comme stagiaire. J'ai étudié à l'École Polytechnique à Montréal, donc, gradué en génie industriel. J'ai fait mes trois stages d'été et ici. Quand je suis arrivé, j'étais ingénieur de projet en 88, quelques années. Rapidement, la fin 89-90, j'ai été dans notre idée dont je vous parlais d'aller vendre à nos compétiteurs. Mes amis, copains, collègues m'ont dit « Toi, tu es peut- être plus habilité par ta formation, par l'aspect business. Tu vas aller convaincre les clients d'acheter. Nous, on est ingénieurs mécaniques ou électriques, on va s'occuper du design, de la fab, des achats et pilote le projet. » C'est une fille entrepreneuriale, je vais bien l'avouer. Ils m'ont dit « Donc, je suis devenu directeur général de la nouvelle business, mais on sentait que c'était un bébé naissant. Pendant trois ans, j'ai piloté une start- up à l'interne d'une autre entreprise, toute modeste, quatre ou cinq personnes en début de temps. On était peut- être rendus une vingtaine, trois ans plus tard. À ce moment- là, on s'est retrouvé avec plus ou moins cinq ans d'expérience en affaires, ces quelques personnes- là, invités à une table de planification stratégique de l'entreprise plus large, avec les aspects du métier d'origine dans l'horticulture, la recherche en environnement, la recherche en biotechnologie.
[00:15:16.640] - Orateur 1
À ce moment- là, on se retrouve qu'on voit qu'il y a un peu un inconfort pour des gens d'industrie, d'affaires, avec des marchés, avec des produits bien établis, de dire « Qu'est-ce qu'on fait, nous, à faire de la recherche en environnement, le traitement des eaux, la biotechnologie, je vais dire des « bébêtes ». On est encore à plusieurs années des chercheurs, des doctorats, des maîtrises, des microbiologistes, des phytopathologistes. On sentait comme après presque une dizaine d'années. On est à l'automne 92. Un genre d'épuisement ou de fatigue de l'organisation envers cet aspect-là de la recherche et développement, en tout cas dans des domaines qui étaient durs à manipuler pour des gens d'opérations, de fabrication ou de vente, puis dire « On est encore à trois ans, cinq ans, dix ans de vendre un produit. » Ce n'est pas évident.
[00:16:09.240] - Orateur 2
Comme quoi, des fois, quand on a des idées, je te considère, je pense, comme un entrepreneur qui a su faire valeur à ses idées. C'est beau d'entendre ce parcours- là, des fois, puis peut- être de se faire dire « Non. » Parfois, ça peut être un moteur de pouvoir prouver quelque chose, puis aller amener la R&D à un autre niveau. C'est vraiment intéressant. C'est quoi vos principaux marchés d'exportation? Qu'est- ce que vous leur vendez?
[00:16:38.740] - Orateur 1
Le principal marché d'exportation, c'est encore les États-Unis. Pour nous, on ne le voit pas comme un marché d'exportation parce que c'est un peu notre cours arrière. On y est nés, donc c'est un peu comme très naturel pour nous. L'exportation, on est nés dedans en 1923, donc pour nous, on est nés de vendre aux États-Unis. Dans mon histoire, un peu plus tôt, lorsque je vous dis qu'on nous a donné le droit de vendre aux compétiteurs directs, j'ai sauté une petite étape à Essien. Au début, on ne nous a pas donné le droit de vendre aux compétiteurs directs en Amérique du Nord. On avait le droit qui était canadien. On nous a dit « Allez vendre en Europe » parce qu'ils ne vendent pas ici, donc ce n'est pas vraiment des compétiteurs. Déjà là, dans nos premières expériences réellement d'affaires à nous, l'équipe d'aujourd'hui, c'était en URSS et je dis bien URSS, c'est encore URSS en 90-11-12, il n'y avait pas eu de Glashnost ou de Perestroika. On va en Irlande, on va en Allemagne, on va en Suède, on va en Finlande. C'est exporter ou nourrir parce que si on n'y va pas, il n'y en a pas.
[00:17:44.480] - Orateur 1
C'est qu'on a été chanceux. Je dirais, c'est qu'on n'a pas eu à se poser la question « Doit-on le faire? Comment on va le faire? » au Héro un jour, c'est comme tu es sur le bord de l'eau, tu as pris trois ou quatre cours de natation, tu hésites à sauter dans la piscine, mais quelqu'un te donne une grande poussée dans le dos. On n'avait pas le choix, on était rendu dans le lac, puis il fallait y aller à l'exportation. Donc, les États-Unis, c'est quand même un marché important pour nous, pour ce qu'on fait ici au Canada. Je dirais, l'Europe est un autre marché important. Il faut voir qu'on a quand même un réseau manufacturier qui est très international, qui est régional. On n'a pas des usines dans le monde pour aller « leverage » ou aller utiliser des pays à faibles coûts pour ramener des choses, soit sur l'Europe de l'Ouest, soit sur l'Amérique du Nord. C'est vraiment un réseau manufacturier pour avoir des circuits locaux avant le temps, avant qu'on en parle, pour être près de nos clients. La réelle motivation, c'est une notion de proximité, d'être un joueur global tout en étant local, donc d'être local, d'être « local ».
[00:18:44.630] - Orateur 1
C'était avant l'invention du mot, c'était une conviction profonde qu'on avait. La France est notre troisième plus gros marché, donc on y exporte, mais on y fabrique aussi beaucoup. Si on fait un ranking, les États-Unis, c'est notre plus gros marché de vente, le Canada est le deuxième et la France est le troisième. En termes de nombre d'équipiers, le Canada est premier, la France est deuxième et les États-Unis sont troisième.
[00:19:10.860] - Orateur 2
Votre produit phare, ça serait encore l'atout ou c'est autre chose?
[00:19:16.380] - Orateur 1
On a équivalent parce qu'il n'y a pas juste produit, c'est des gammes de produits, mais si on parle de métiers plus, le secteur de l'horticulture, le métier d'origine est à peu près aujourd'hui équivalent à une année un petit peu plus gros, une année un petit peu moins gros que notre deuxième métier qui est celui d'automaticien, donc tout ce qui est le secteur de l'emballage, et le troisième métier, celui de l'environnement. Si on cherche le produit le plus important individuel, je dirais que ce sont encore nos substrats de culture pour les producteurs en serre, la gamme Pro-Mix, qui est une marque très connue autant chez le consommateur que chez le professionnel. C'est une marque qui fait probablement près de 300 millions de ventes. La deuxième plus grosse marque va être Ecoflow dans le traitement des eaux usées avec sa gamme de produits qui va être dans les eaux du 150, 175 millions probablement. C'est une marque forte pour nous.
[00:20:10.330] - Orateur 2
La plupart, je pense, des Canadiens, on pense toujours en premier au marché des États-Unis. Vous, vous êtes vraiment diversifié. Vous avez mis des œufs dans plusieurs paniers dans le monde. Est- ce qu'il y a des grandes différences à exporter aux États-Unis versus d'autres marchés? Est- ce qu'il y a des choses que les auditeurs pourraient comprendre ou des conseils que tu pourrais donner à ce niveau- là?
[00:20:35.010] - Orateur 1
Le marché des États-Unis, on est quand même nord- américain. Il y a beaucoup d'affinités, si ce n'est qu'en termes de système bancaire, en termes de différentes réglementations. Il peut y avoir des petites différences, mais ils sont dans une philosophie nord- américaine. Si on va vers l'Europe ou si on va vers l'Amérique latine ou si on va vers l'Asie du Sud-Est ou même la Chine, on perd plus de nos chèmes de références. Dépendamment des industries, des fois, on va en perdre moins, on va en garder plus si on veut parler de langues positives, mais c'est sûr qu'il y a des chocs culturels. Je dirais peut-être un des endroits les plus challengeants, ça va être la France. Pour nous, au Québec, c'est parce qu'on parle la même langue, mais les mots ne sont pas toujours utilisés pour dire la même chose ou dans le même contexte. Parce qu'on parle la même langue, parce qu'on se comprend super bien, on fait des fois beaucoup d'hypothèses et des fois, on ne fait pas nécessairement les bons cas assez célèbres ici à l'interne ou c'était vraiment même à l'interne de nous, entre deux de nos unités d'affaires, celle qui fait des équipements et celle qui est dans le domaine de l'horticulture en France.
[0:21:50.220] - Orateur 1
L'une parle d'un besoin qu'elle a dans notre business, dans l'horticulture, et ma gang d'équipements dit « Oui, pas de souci, on pourra vous faire ça, mais ça va être un proto. » Mes amis en France comprennent que c'est un prototype », donc pour eux, « prototype », ça veut dire « On a fait les pilotes, on a mis à l'échelle et c'est éprouvé.
[00:22:09.390] - Orateur 2
» Pour.
[00:22:10.270] - Orateur 1
Ma gang d'ingénieurs ici, un proto, c'est le premier qu'on fait, puis on va le déboguer chez vous. On peut se comprendre qu'après six, sept, huit mois que l'équipement est installé, j'en avais des malheureux, puis j'en avais qui comprenaient pas pourquoi l'autre était malheureux, puis commençaient un peu à avoir les masses en l'air. Juste à temps que je passe par là, j'étais dans une rencontre, dans une présentation, puis là, il y a aussi, ils se plaignent que l'équipement ne marche pas, foutu proto. Oui, mais c'est un proto. C'est ça, c'est un proto. C'est un proto, mes merdes. C'est un proto. C'est quoi un proto pour vous, les gars? Un proto, ça fonctionne, c'est éprouvé, c'est ça. Non, je dis un prototype. C'est un prototype, c'est un premier.
[00:22:49.740] - Orateur 2
Oui.
[00:22:50.670] - Orateur 1
Là, tu dis « Ah! Il faut faire attention ». Il y a des défis dans chaque marché, il y a des façons de faire différentes. Ce n'est pas juste culturel de pays, c'est culturel -là. La même industrie va avoir des façons de réagir ou de faire différemment en Allemagne de la France. Les réglementations vont être différentes du Canada. Je dirais, ça peut être très sympathique de dire « Je vais exporter en Europe ça va être top. » Les États-Unis sont souvent plus faciles. Évidemment, ça dépend des métiers.
[00:23:20.870] - Orateur 2
Ça, c'est « plus facile ».
[00:23:23.600] - Orateur 1
En guillemets, disons, mais je vais reprendre... Encore là, il y a des cas d'exception. Dans le domaine de l'environnement, beaucoup plus facile en Europe qu'aux États-Unis. Les normes environnementales sont plus avancées et elles sont plus appliquées. Aux États-Unis, elles sont un peu moins avancés, elles sont à voilure variable selon les États et des fois selon les comtés. Ils ne sont pas nécessairement mis en force. Encore là, j'ai donné la réponse des États-Unis, mais dépendamment de votre secteur, de votre industrie, de votre métier, ça peut être peut- être beaucoup plus facile au Mexique ou beaucoup plus facile en Angleterre. Il faut faire des bonnes analyses et il ne faut pas sauter à la première conclusion. Il faut vraiment faire ses devoirs. Ce n'est pas parce qu'un client nous appelle, qui dit qu'il veut acheter, que ça serait la première fois qu'on va exporter ou une deuxième fois. « Deuxième client qui m'appelle, qui payait ce qu'il faisait, c'est là que je vais mettre toutes mes efforts. » Non, il faut faire des analyses, il faut prendre le temps d'aller chercher des données, puis des faits, et non pas juste se faire entrainer. Ça ne veut pas dire de ne pas répondre à une opportunité de vente.
[00:24:29.660] - Orateur 1
Mais avant de dire « On va vraiment mettre de l'argent, des efforts, des personnes, de l'énergie et on vit ce pays- là à l'export dans ce marché- là », il ne faut pas juste y aller dans un pool, il faut en faire l'analyse précise avant de le transformer en un push. C'est sûr que d'avoir un pool, d'avoir des clients qui appellent à l'aide, c'est bien évident, mais avant de commencer et consentir des efforts de façon importante, de déployer des ressources, d'y allouer du capital, il faut quand même faire l'analyse plus précise, plus détaillée.
[00:25:05.320] - Orateur 2
Je t'emmène sur un tout autre sujet. Vous étiez très, très impliqué dans votre communauté. Je trouve que votre ADN est très social, environnemental, juste par vos produits, vos procédures, votre culture d'innovation. C'est vraiment tout vers un sol vivant, une meilleure vie pour tout ce qui habite sur cette planète-ci. Ça passe par la santé du sol au repos. La santé au notre environnement. Je pense vous êtes très impliqués autour de la maison mère, entre autres à Rivière-Du-Nou, dans votre communauté. Parle-moi un peu de ces initiatives-là.
[00:25:42.740] - Orateur 1
C'est important. On est né dans une région. On peut dire on est né à New York, mais rapidement, 10 ans plus tard, on est né dans une région ici, tout près dans le bois Saint-Laurent, à l'île verte. Les Tourbières, c'est rarement urbain, c'est plus en région, c'est comme l'agriculture. C'est important pour nous d'être en contact avec nos communautés. On a toujours eu cette vision-là bien avant, quand on parle de durabilité, de développement durable, de ESG, de dire « On était un bon... » On dit dans le temps un bon citoyen » comme on pourrait dire. À la hauteur de nos moyens. Aujourd'hui, on fait plus qu'on faisait il y a 10 ans, qu'on faisait il y a 30 ans, bien évidemment. Le temps nous a donné des moyens différents, nous a donné aussi une vision différente de faire les choses, plus de maturité, mais de s'impliquer dans notre communauté avec les maisons d'enseignement, avec les autres entreprises. En fait, on a trois grands piliers d'implication, effectivement, pour nous, la santé, l'éducation et le sport. Et dans chacun de ces trois piliers- là, on veut accompagner autant l'humain que l'infrastructure, c'est- à- dire un Arena ici à Rivière- du- Loup, donc une place ou un centre de curling à Saint-Anne-de-Manitoba, un kit canoë et kayak à Saint-Malo.
[00:27:00.980] - Orateur 1
Donc, de mettre en place des infrastructures encore là, durables. Cette notion- là de pérennité de long terme, prise de cent ans, on s'est inscrit dans la durée. On ne veut pas juste faire de l'éphémère un tournoi de hockey. Rien qu'autre, ça se peut qu'on en supporte, mais c'est de l'éphémère, même si on revient tous les ans pendant dix ans. On veut mettre en place des infrastructures qui sont pérennes, durables et humains, que ce soit humain dans le participatif, notre tournoi de hockey ou de balle molle, jusqu'à de l'élite. Ça peut être une bourse au secondaire avant d'aller au cégep, ça peut être des bourses à la maîtrise, ça peut être d'accompagner un jeune chercheur au doctorat qui travaille sur un sujet qui nous intéresse, comme un jeune athlète qui veut monter à l'équipe nationale en escrime en France, qu'on va accompagner ou ici en patinage courtepiste où on a une belle équipe à Rivières-Dieu, donc on supporte l'équipe. On a aussi des gens qui supportent de la relais, qui supportent un corps sain dans un esprit sain, jusqu'à des athlètes qui montent dans l'équipe canadienne, puis éventuellement à la Coupe du monde, et on a même fait des Olympiques, puis ont été médaillés.
[00:28:12.000] - Orateur 1
On essaie d'avoir cet équilibre-là dans tout ce qu'on fait, entre faire des gestes durables, long terme, donc mettre en place les bonnes infrastructures, que ce soit dans nos opérations ou dans nos gestes d'engagement social ou philanthropique, sans jamais oublier l'humain, donc d'accompagner des femmes, des hommes, des jeunes filles, des jeunes garçons qui veulent aller plus loin dans leur poursuite de l'excellence, qu'elles soient académiques, qu'elles soient sportives, comment on peut faire pour les accompagner? C'est quelque chose qui nous mobilise beaucoup.
[00:28:47.540] - Orateur 2
Vous avez une très belle valeur qui, justement, sont vécues au sein de l'entreprise, mais qui vont au- delà des murs de l'entreprise. C'est vraiment un très bel exemple, très beau modèle pour plusieurs entreprises ici. Quelque chose qui est maintenant à la ESG, son implication sociale, environnementale, elles sont toutes élèves, mais vous, ça fait littéralement 100 ans que vous avez ce mindset-là. Comment vous avez célébré vos 100 ans?
[00:29:13.290] - Orateur 1
En fait, on a débuté à célébrer dans les dernières semaines. Évidemment, c'est en planification un peu depuis l'année dernière. On a vraiment la fête ou le party principal parce qu'on aime fêter chez Premier Tech, et le 9 septembre ici, au campus, à Rivières-Dulou, on attend plus de 5 000 personnes, mais on veut que dans nos plus de 60 ports d'attaches dans le monde où on a des bureaux et/ou une usine, chacun a sa séquence de célébration. On a déjà un cycle annuel de célébrations récréation qui est anecdotique aussi. Il y a plein d'anecdotes, il y a plein de storytelling chez Premier Tech. Au tout début de notre diversification dans les années 90, enfin, en 89, il y avait ici à Rivières-Dulou le Tournoi de la Tour, le festival de la Tour, puis il y avait un tournoi de du monde. » On se retrouve, les jeunes de l'équipe d'ingénierie à dire « Là, il y a une équipe de Tourbière 1ᵉʳ, on n'a pas d'équipe d'ingénierie, on va se faire une équipe, on va aller jouer dans le tournoi. »24 heures avant le tournoi, on allume, ça prend des calottes, ça prendrait des tee- shirts.
[00:30:14.560] - Orateur 1
On fait un tee- shirt, premier tec. On écrit « Team 1ᵉʳ tec. » L'année d'après, on fait un T- shirt deux, trois, quatre ans comme ça, mais à un moment donné, pour différentes raisons, je pense que le Festival de la Tour va arrêter, on ne fait pas de T- shirt. On dit « Où est le T- shirt? » Quand est- ce qu'on va avoir notre T- shirt? Aujourd'hui, ça fait plus de 25 ans qu'on a ce qu'on appelle le « Pre-T- shirt Day ». À tous nos équipiers dans le monde, sur une séquence de quelques semaines, il y a un moment festif barbecue à l'heure du lunch ou en fin de journée, un cinq à sept où tout le monde se retrouve sur le site, qu'ils soient cinq, dix ou mille, connectent ensemble, puis on remet le Pee-Tee-Shirt...
[00:30:57.630] - Orateur 2
Le fameux.
[00:30:58.120] - Orateur 1
Tee- shirt. Le fameux T- shirt. Les fameux T- shirts de l'année, il y a des gens qui les ont tous. Il y a les vintage, les gens portent l'ancien quelques semaines avant. Après ça, arrivent les vacances d'été parce que tout ça se passe dans le mois de juin. Fais voyager ton petit tee- shirt, puis là, il y a des concours. Votez pour la photo, la la plus particulière, la plus novatrice ou la plus whatever. Ça crée encore là un sentiment d'appartenance mondiale. On parlait de bridger des cultures tantôt. Comment on fait pour faire ça? C'est pas obligé d'être des choses complexes et immenses. À travers cette célébration- là qui a lieu souvent au mois de juin, il y a des parts d'attache qui ont commencé à célébrer les 100 ans. Le party principal va être le 9 septembre ici, mais ce qu'on a surtout fait, c'est qu'on a donné aussi une âme puis une signature à ces célébrations- là. Ce qu'on voulait surtout célébrer, ce n'est pas qu'on ait 100 ans, c'est qu'on est jeunes de 100 ans. C'est le prochain 100 ans qui doit être excitant. O n a une signature, on a une thématique qui est infiniment sain, Beyond 100, qui veut dire que ce n'est qu'un début.
[00:32:03.570] - Orateur 1
On fait juste débuter notre parcours. Il reste plein de belles choses à faire, tellement de potentiel dans les compétences, les connaissances de nos équipiers, nos actifs, nos marques, dans comment nos clients interagissent avec nous. On a voulu surtout donner une couleur à cette célébration- là, que c'est plus un début qu'une arrivée.
[00:32:25.870] - Orateur 2
C'est vraiment intéressant parce que c'est souvent, comme tu dis, un défi puis de continuer à mettre de la colle quand on est tellement éparpillé géographiquement, bien que notre mission est très noble à un moment donné, comment on fait pour garder le sentiment d'appartenance, d'engagement? Je trouve que c'est un bel exemple cette anecdote-là. En tout cas, moi, je retiens définitivement que le fait de générer de la valeur en tant qu'exportateur importe la valeur au Canada, contrairement à ce qu'on aurait pensé. Je retiens ça définitivement. On aime toujours ça, on aime avoir des dollars US, surtout quand ils sont dans un compte canadien. C'est un, comment on dit en français? Un natural hedge » je peux vous dire ça en français? Un « natural hedge »?
[00:33:10.380] - Orateur 1
On.
[00:33:11.840] - Orateur 2
Va dire ça comme ça. Mais, tu nous as donné plusieurs conseils à travers tes histoires, à travers les anecdotes, à travers cette entrevue- là. Mais, j'aimerais ça que tu nous donnes un dernier conseil pour les gens qui nous écoutent, qui veulent exporter au- delà des frontières du Canada. Ce serait quoi la chose à faire, à penser avant d'exporter?
[00:33:36.530] - Orateur 1
Je dirais de trouver une entreprise avec laquelle vous pouvez être en contact avec le principal dirigeant, je veux dire, le leader, d'avoir une discussion vraiment ouverte et transparente sur c'est quoi l'export? Parce que, comme je l'ai dit, ce n'est pas un parcours facile. Ça va tester la résilience. Avant de sauter sur la glace, allez échanger à cœur ouvert, à bâton rondu autour d'un café, autour d'un bon verre de vin ou d'un repas, pour vraiment faire vos devoirs, de dire « Est-ce que ça, c'est pour moi, pour mon entreprise? » Parce que, aussi surprenant que ça puisse paraître, c'est que des fois, c'est excitant. On va exporter, ça paraît bien une entreprise exporte ou je l'ai amenée à l'exportation, mais des fois, l'usage, ce n'est pas évident. Je me rappelle d'une transaction, une acquisition qu'on a fait d'une entreprise hollandaise. Pour différentes raisons, quelques temps après l'acquisition, on s'est rendu compte que l'équipe de leadership qui était là avait exporté, mais sur l'Europe, qui n'est pas tout à fait de l'exportation pour eux autres, vendre à 18 kilomètres de Eindhoven à Turnout, qui est au Belgique. Oui, c'est de l'export, mais ce n'est pas vraiment de l'export.
[00:34:58.920] - Orateur 1
Et là, on s'est rendu compte que pour eux, c'est comme « Mais nous, on veut pas jouer à ça. Moi, je veux retourner faire dodo à la maison tous les soirs. Moi, je veux pas être sur la route avec 8 heures de décalage horaire, puis 18 heures d'avion, d'auto, d'attente, de revenir à la maison. » Je cherche la traduction en français, mais « Assumptions are the mother of all fuckups. » On fait des prémisses qui sont tout à fait erronées.
[00:35:29.810] - Orateur 2
Il.
[00:35:30.490] - Orateur 1
Faut, je vous dis, il faut vraiment juste faire le test, vraiment s'assurer qu'on veut faire cette démarche- là, de trouver des gens qui l'ont vécu, qui l'ont fait, qui vont partager leurs histoires de guerre, leurs blessures, qui vont donner des bons conseils et/ou donner des avis sur des choses à faire attention. Quelqu'un le plus près possible, ça va être un compétiteur évidemment, mais il va du marché vous le visez et/ ou du type de clients et/ ou sur le territoire, il va ils connaissent super bien le textile, c'est là que vous voyez le potentiel, c'est leur langue. Puis d'aller voir comment ça s'est passé réellement, d'aller chercher de l'expérience terrain avant de s'y précipiter. Puis après, je dirais, à coups qu'on est vraiment super bien animés, nous, avec nos principaux collaborateurs, de ne pas hésiter d'utiliser les ambassades, les consulats, les maisons du Québec, du Canada, les équipes de développement économique qui sont là, ils connaissent le marché, la dynamique. Ils vont connaître plein de choses qui vont sauver beaucoup de temps et peut- être beaucoup de petites erreurs ou de... Comment dire?
[00:36:47.570] - Orateur 2
D'inquiétudes ou de nuits d'insomnie. Les délégués commerciaux, entre autres, je retiens de bien se préparer, d'aller valider nos hypothèses sur le terrain, puis d'utiliser un peu les outils qui existent déjà, délégués commerciaux, consultants ambassades, des gens qui sont déjà sur le terrain, d'aller s'entourer de gens qui peuvent nous aider à valider ces hypothèses- là. Merci énormément, Jean, d'avoir pris le temps de discuter avec moi, d'avoir partagé cette grande expérience, cette grande expertise à l'exportation. C'est réellement impressionnant de voir une entreprise québécoise aussi innovatrice, aussi florissante. C'est un exemple vraiment pour moi, d'entreprise à succès au Québec. Bravo, vraiment bravo à toute ton équipe.
[00:37:34.260] - Orateur 1
Écoutez, c'est gentil, ça fait plaisir. Je vais repasser le mot, je vais le partager parce qu'effectivement, c'est un résultat d'équipe. C'était un réel plaisir de parler avec toi aujourd'hui à Marie-Josée. Une belle dynamique dans l'échange, puis de trouver des bons filons pour faire sortir les anecdotes, les histoires. On croit beaucoup au storytelling chez Premier texte et c'est important de partager ces histoires- là. Oui, on peut faire des super PowerPoint, oui, on peut faire des super belles présentations, des vidéos, mais partager les vécus, partager l'histoire, mettre une couleur, mettre de la chair sur tout ce parcours- là, je pense que ça, ça rend les choses beaucoup plus dynamiques et vivantes. Ça permet d'avoir l'appropriation de nos collaborateurs du parcours, mais aussi de tout ce qui est possible encore à réaliser. Un réel plaisir pour moi aussi. Merci beaucoup.
[00:38:32.010] - Orateur 2
Merci. Merci de nous avoir rejoint aujourd'hui sur l'impact de l'exportation balado. Si vous avez apprécié l'épisode d'aujourd'hui, on aimerait que vous vous abonnez, que vous vous abonnez et que vous laissez un commentaire sur votre plateforme de diffusion préférée. Je vous dis à la prochaine.