1. Relèvement de la teneur en valeur régionale exigée
La teneur en valeur régionale est le pourcentage de la valeur d’un véhicule ou d’une pièce qui provient de l’Amérique du Nord (Canada, États-Unis ou Mexique).
Dans le cadre de l’ALENA, il fallait que les véhicules automobiles aient une teneur en valeur régionale de 62,5 %, c’est-à-dire que 62,5 % de la valeur du véhicule soit de source nord-américaine. Avec l’AEUMC, cette proportion passerait à 75 %.
2. Pièces de base
L’AEUMC prévoit un resserrement des exigences de contenu pour les pièces de base des véhicules, comme les moteurs et les transmissions.
3. Exigences relatives à l’acier et à l’aluminium
L’AEUMC s’accompagne de nouvelles règles pour les producteurs, qui doivent acheter en Amérique du Nord au moins 70 % de l’acier et de l’aluminium entrant dans la fabrication de leurs véhicules ou pièces. Pour l’heure, nul ne saurait dire si les États-Unis aboliront les tarifs douaniers imposés en mai sur l’acier et l’aluminium canadiens.
4. Exigence sur la teneur en main d’œuvre
Cette nouvelle disposition exigerait qu’au moins 40 à 45 % des activités d’un constructeur automobile (p. ex., assemblage, recherche et développement, technologies de l’information) soient le fait de travailleurs ayant droit à un taux horaire de 16 dollars américains ou plus.
M. Hodgins souligne que cette disposition devrait faire augmenter les salaires au Mexique, ce qui serait bénéfique pour le Canada également. « La situation deviendrait un peu plus équitable entre les pays », fait-il valoir.
Il ne craint pas du tout que London Automotive peine à appliquer les nouvelles exigences de contenu à ses produits.
« D’ailleurs, avec un peu de chance, pour certains produits, l’approvisionnement en Corée ou en Chine fera place à des achats locaux », ajoute-t-il.