À Exportation et développement Canada, nous sommes là pour aider les exportateurs canadiens à traverser cette période difficile et nous pouvons leur offrir promptement des conseils d’expert ainsi que des assurances et du financement selon leurs besoins.

Pour vous aider à comprendre la crise de santé publique qui touche divers pays et ses conséquences pour l’économie mondiale, voici quelques questions fréquemment posées sur le coronavirus (COVID-19).

1. Qu’est-ce que la COVID-19?

La COVID-19 est une maladie causée par un nouveau coronavirus, identifié pour la première fois à Wuhan (Chine), en décembre 2019. Les symptômes vont de la toux et de la congestion légères ressemblant à une grippe aux infections respiratoires graves. On appelle aussi ce virus « coronavirus respiratoire aigu sévère 2 » ou simplement « coronavirus ». Le 11 mars 2020, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré que la flambée de COVID-19 était une pandémie.

2. La COVID-19 nuit-elle au commerce international?

Oui. Pour tenter d’endiguer la propagation de la maladie, de nombreux pays ont fermé les ports et certaines usines, et imposé des restrictions aux déplacements, ce qui vient perturber le commerce international et les chaînes d’approvisionnement internationales.

Dans leurs Perspectives économiques mondiales du printemps 2020, les Services économiques d’EDC prévoient une croissance mondiale anémique de 1,6 % en 2020 – la pire depuis la crise financière mondiale en 2008 –, mais une hausse spectaculaire à 5,3 % en 2021. Dans les économies avancées, la croissance sera infime en 2020 (seulement 0,2 %), mais devrait s’accélérer pour atteindre 3,7 % en 2021. Quant à la croissance sur les marchés émergents, elle sera exceptionnellement faible, soit 2,4 %. Par contre, conformément à la tendance des dernières décennies, elle rebondira à 6,3 % en 2021.

3. Que fait EDC pour appuyer les exportateurs canadiens?

Le 13 mars 2020, le gouvernement du Canada a annoncé la création du Programme de crédit aux entreprises (PCE), doté d’une enveloppe de 10 milliards de dollars, pour aider les entreprises canadiennes à faire face aux défis occasionnés par le virus. Ce programme permet à EDC, de concert avec la Banque de développement du Canada (BDC) et des prêteurs du secteur privé, de bonifier ses programmes d’assurances et de financement pour que les entreprises canadiennes touchées puissent obtenir le crédit dont elles ont besoin pendant cette crise.

Nous avons également créé Garantie - Programme de crédit aux entreprises (PCE) d’EDC. Cette garantie flexible de partage des risques aide les exportateurs canadiens touchés par COVID-19 à obtenir plus de fonds de roulement pour couvrir leur masse salariale et leurs coûts d'exploitation avec des risques réduits pour l'institution financière.

4. Quels types d’entreprises sont à risque?

La COVID-19 aura de lourdes répercussions sur les exportations canadiennes de services, compte tenu de la chute du tourisme et des déplacements d’affaires prévue pendant la première moitié de 2020. La faiblesse du cours des produits de base, dont le pétrole, et la fermeture prolongée des usines chinoises nuiront également aux exportations canadiennes de biens.

5. Quels sont les risques pour l’économie canadienne? Quelle sera l’incidence de cette crise sur le PIB?

La gravité des répercussions sur l’économie canadienne dépend de la durée de la pandémie et de la propagation du virus. Selon les Services économiques d’EDC, après une fin d’année poussive en 2019, les perspectives économiques du Canada en 2020 seront durement touchées par la faiblesse du prix du pétrole, le ralentissement du commerce international et les efforts d’endiguement de la COVID-19. Les Services économiques d’EDC prévoient également que l’économie canadienne croîtra d’à peine 0,4 % en 2020, mais connaîtra une solide reprise en 2021 pour atteindre 3,8 %.

Le dollar canadien devrait se situer dans une moyenne de 0,72 USD en 2020, et de 0,75 USD en 2021. À mesure que la pandémie de COVID-19 se résorbera et que la croissance mondiale se remettra sur ses rails en 2021, la remontée du cours des produits de base devrait contribuer à l’appréciation du dollar canadien à long terme.

6. EDC poursuivra-t-elle ses efforts de création de débouchés commerciaux dans les zones touchées?

Oui, mais il faudra moduler ces démarches en fonction de l’emplacement. Dans les dernières semaines, EDC a pris des mesures pour réduire au minimum les risques pour la santé de ses employés, notamment par l’encadrement des déplacements. Si vous avez des questions sur nos efforts de création de débouchés commerciaux, veuillez communiquer avec votre représentant ou un conseiller en commerce d’EDC en écrivant à l’adresse tradeadvisor-conseiller@edc.ca ou en appelant au 1-888-220-0047 (entre 9 h et 17 h, HE).

7. Dans quelle mesure peut-on s’attendre à une récession mondiale?

Les Services économiques d’EDC estiment que les mesures prises actuellement par les pays touchés (dont les restrictions de déplacement et autres mesures d’éloignement social) permettront d’endiguer la pandémie de COVID-19 d’ici l’été 2020.

Malgré les effets défavorables sur l’économie à court terme, nous croyons que les marchés se rétabliront. Si l’on se fie aux pandémies et aux urgences sanitaires antérieures, les marchés sont en mesure de résister à un choc à court terme, et on voit souvent une remontée de l’activité économique pour compenser la demande comprimée qui a eu lieu pendant la crise.

Les économies les plus touchées par la pandémie seront sans doute celles ayant d’importantes relations commerciales et des chaînes d’approvisionnement intégrées avec la Chine. Le Vietnam, la Malaisie, Singapour et la Corée du Sud sont particulièrement à risque, puisque le commerce avec la Chine représente plus du quart de leur PIB total.

Le Japon et la Corée du Sud étant de grands exportateurs de produits finis et de produits intermédiaires, les mesures restrictives pour l’économie résonneront dans toutes leurs chaînes d’approvisionnement mondiales. Les constructeurs automobiles de partout ont déjà fermé des usines et ralenti leur production. Si des pays d’Europe comme l’Italie sont davantage touchés, l’activité économique pourrait ralentir encore plus.

8. Que conseille EDC aux entreprises canadiennes en ce qui concerne leurs activités dans les zones touchées?

EDC ne conseille pas aux entreprises d’éviter d’exporter dans les épicentres de la pandémie (soit la Chine continentale, l’Italie, les États-Unis et l’Espagne), mais les encourage plutôt à faire des contrôles préalables supplémentaires. Il importe de s’informer en consultant des sources crédibles afin de prendre des décisions éclairées.

9. Comment EDC suit-elle l’évolution de la pandémie et de ses conséquences sur le commerce international?

Notre équipe d’experts en économie et en commerce international suit l’actualité de près, et nous maintenons des contacts réguliers avec nos clients. EDC évalue l’ampleur des conséquences de l’épidémie sur les exportations canadiennes, qui dépendront ultimement de la gravité et de la propagation du virus. Nous encourageons fortement les clients à bien s’informer et à consulter les avertissements des autorités gouvernementales sur les voyages avant d’entreprendre des activités commerciales internationales.

10. Je suis un exportateur canadien. Qui peut répondre à mes questions?

Si vous avez des questions, appelez au 1-800-229-0575 ou écrivez à tradeadvisor-conseiller@edc.ca.