2. La divergence des taux des banques centrales et un huard plus faible
Depuis le milieu de l’année 2024, la Banque du Canada a énormément baissé les taux d’intérêt, réduisant son taux directeur de 5 % à 2,75 % en mars 2025. La Réserve fédérale, quant à elle, a maintenu son taux directeur à 4,33 %, menant à un écart grandissant. Pendant ce temps, la Banque centrale européenne a aussi mis en œuvre des baisses de taux régulières, plus précisément, cinq réductions depuis juin 2024, laissant son taux directeur à 2,5 %.
Ces grandes banques centrales, qui auparavant modifiaient leurs politiques à l’unisson, ajustent maintenant leurs taux à des rythmes variés. Les É.‑U. ont assoupli leur taux directeur plus lentement que le Canada, menant à un écart dans le rendement obligataire sur 10 ans. Cet écart affaiblira possiblement le dollar canadien. Une devise plus faible peut mener à l’inflation en raison des coûts d’importation plus élevés des États-Unis, affectant de façon significative les décisions d’affaires, les flux d’investissement et l’économie nationale.
La divergence des taux d’intérêt reflète les différences dans la conjoncture économique. L’économie canadienne a considérablement ralenti devant la hausse des taux d’intérêt et les conditions intérieures défavorables. Par contre, les É.-U. ont continué de voir un sentiment positif de la part des consommateurs ainsi que des dépenses conséquentes, menant à une performance solide de la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel des É.-U.