Le retour au bureau – Nous sommes nombreux à nous demander si nous voulons retourner à cette routine trépidante : soit faire la navette entre la banlieue et les grands immeubles de bureaux en verre et en acier du centre-ville. C’est un fait : les plateformes de réunions virtuelles n’ont plus de secret pour nous, et les sondages nous confirment que beaucoup souhaitent maintenir le télétravail. Ce modèle fonctionne bien parce que le télétravail est obligatoire; toutefois, quand le retour au bureau s’amorcera, fera-t-on une distinction entre les personnes présentes au bureau et celles en télétravail – notamment en ce qui a trait à la prise de décisions, à l’avancement, à l’accès à l’information et à la sélection de projets? Le temps nous le dira. Cela dépendra beaucoup de la dynamique psychologique du travail d’équipe.
Virage accéléré vers le numérique – La crise de la COVID-19 a, sans contredit, poussé les entreprises à prendre le virage numérique. Cette réalité est manifeste dans le secteur du détail puisque les entreprises qui n’ont pas encore pris ce virage sont fermées depuis 14 mois. Certaines entreprises, dont les employés sont réticents à revenir dans les usines, pourront envisager de se doter de nouveaux systèmes automatisés pour atténuer l’impact des pénuries de main-d’œuvre. D’autres pourront recourir à des solutions-machines pour remédier à des pénuries chroniques dans ce domaine. Il y a fort à parier que les compagnies prises au dépourvu par la pandémie et témoins du succès d’autres acteurs mieux adaptés au numérique tenteront d’égaler et même de surpasser le modèle commercial de ces derniers.
De plus en plus d’entreprises semblent miser sur les solutions d’automatisation, de mécanisation, de robotisation et d’intelligence artificielle pour consolider leurs activités de production et se prémunir de risques pouvant perturber leurs chaînes d’approvisionnement. Il est difficile d’imaginer que cette dépendance grandissante envers les machines cessera une fois la pandémie terminée; en effet, ces machines permettent d'atténuer non seulement les effets temporaires de la crise sanitaire, mais aussi des problèmes structurels de plus longue date.