« Les PPP se déclinent en divers modèles qui permettent au fil du temps d’attribuer les différents types de risque aux bons acteurs, explique M. Twarog. Constitués de cette manière, les PPP deviennent plus attrayants pour le secteur privé, ce qui encourage les entreprises à participer et à utiliser leur créativité et leur savoir-faire pour offrir la meilleure valeur. »
Il ajoute que les modèles de PPP visent aussi à répartir les risques, les avantages et les responsabilités entre les entités privées et publiques.
Les PPP garantissent aussi le respect des échéanciers et du budget.
« Lorsqu’une entente est signée, les parties empruntent des fonds, dont le remboursement doit commencer à une date établie selon le modèle. Cette dernière correspond au moment où le gouvernement doit aussi commencer à payer, moment déterminé en fonction de la fin des travaux, explique M. Marasco. Ainsi, chaque jour de retard peut représenter une petite fortune. Prenons le Humber River Hospital, un projet d’un milliard de dollars; chaque journée de retard aurait pu nous coûter 300 000 $. Ce risque garantissait l’exécution du contrat. »
Par ailleurs, il s’agit souvent d’énormes projets : beaucoup durent plus longtemps que toute la carrière d’une personne. Par exemple, aux États‑Unis, ils s’échelonnent généralement sur 40 ans, affirme-t-il.
Les PPP sont également des transactions complexes, les projets occasionnant typiquement des coûts de plus de 100 millions de dollars.
L’autre difficulté, selon Mme Marc, réside dans la possibilité qu’une entreprise dépense des millions dans la préparation d’une soumission pour ensuite s’incliner devant un concurrent. « Compte tenu de l’importance de l’investissement, nous sélectionnons nos équipes très soigneusement, et sommes très compétitifs quand nous cherchons à obtenir un contrat », précise-t-elle.